Eduardo Camavinga, le nouveau phénomène de la Ligue 1 - Afrique - RFI

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Eduardo Camavinga, le nouveau phénomène de la Ligue 1

media Eduardo Camavinga, le milieu de terrain du Stade Rennais, face au PSG le 18 août 2019. Jean-François Monier/AFP

Le tout jeune milieu de terrain du Stade Rennais réalise des premiers pas extrêmement prometteurs en France. Né en Angola, le footballeur d’origine congolaise vient de signer une prestation magistrale face au PSG (2-1). A Rennes, tout le monde s’accorde sur un point : Eduardo Camavinga, 16 ans, est promis à un grand avenir.

Décidément, le PSG a du mal à digérer la formule bretonne ces derniers temps. Déjà, en avril, le club de la capitale a cédé au Stade Rennais la Coupe de France (2-2, 6 TAB à 5), qui était pourtant sienne depuis 2015. Puis, début août, contre une formation rennaise pourtant très amoindrie, Paris a dû forcer pour remporter le Trophée des champions (2-1).

Et dimanche 18 août, les champions de France ont mordu la poussière au Roazhon Park dès la 2e journée de la saison 2019-2020 du championnat de France (2-1). Une belle victoire pour Rennes, qui a pu compter sur le match quasi parfait d’Eduardo Camavinga.

Il a éteint le PSG

Le milieu de terrain parisien Angel Di Maria-Marco Verratti-Julian Draxler a beau pesé des dizaines de millions d’euros, une Ligue des champions, une Coupe du monde et d’innombrables titres nationaux, il n’a pas fait le poids face à celui de Rennes et notamment face à l’homme du match, Eduardo Camavinga. Ou plutôt devrait-on dire le jeune homme du match. Car l’intéressé n’a pas encore 17 ans. Il les aura en novembre prochain, le 10 pour être exact.

Titularisé face à Paris comme face à Montpellier une semaine plus tôt, le n°18 a encore brillé sur la pelouse. 60 ballons touchés, 40 passes réussies sur 41 tentées, 6 fautes provoquées, une passe décisive… Le PSG a souffert face au métronome polyvalent, positionné devant la défense mais prompt à se projeter vers l’avant. Et son jeune âge laisse imaginer une marge de progression immense.

Recordman de précocité, il suit les traces d’Ousmane Dembélé

Eduardo Camavinga n’est pas un inconnu en France et en Ligue 1. Le 14 décembre 2018, le pur produit du centre de formation rennais, au club depuis 2013, signait son premier contrat professionnel et devenait alors, à 16 ans, 1 mois et 4 jours, le plus jeune Rennais à passer pro. Julien Stéphan, tout juste nommé entraîneur de l’équipe première, n’avait pas voulu tarder. C’est qu’il connaissait très bien le potentiel d’un garçon qu’il avait lui-même lancé à l’âge de 15 ans en équipe réserve.

Nouveau record le 6 avril 2019 : à Angers, Camavinga entre en jeu et joue ses premières minutes en Ligue 1, devenant ainsi à 16 ans, 4 mois et 27 jours, le plus jeune joueur à porter le maillot de Rennes dans l’histoire. Le précédent Rouge et Noir le plus précoce, Frédéric Guimard, détenait ce titre depuis mai 1987…

Après trois matches en tant que remplaçant, Eduardo Camavinga a été titularisé lors des quatre dernières sorties en Ligue 1 la saison dernière. Ses prestations en ont fait la nouvelle pépite à suivre de la formation bretonne, réputée pour la qualité de son centre de formation. Landry Chauvin, son ancien responsable, n’y va pas par quatre chemins dans les colonnes de L’Équipe : « Il est de la trempe d’un Ousmane Dembélé. J’imagine une trajectoire identique. » Son début de saison 2019-2020 tend à le confirmer.

L’espoir de la famille

Premier joueur né en 2002 à être apparu sur un terrain pro dans les cinq grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie), Eduardo Camavinga est né à Miconje en Angola. Fils de Celestino et de Sofia, troisième d’une fratrie de six enfants, le nouveau crack a pourtant failli passer à côté du football. « Il faisait du judo. Il n’aurait jamais dû jouer au foot, il ne voulait pas. C’est sa mère qui l’a inscrit, parce qu’il habitait dans le quartier à côté du stade et qu’il cassait tout dans la maison en jouant au foot », confie Nicolas Martinais, un proche de la famille Camavinga.

Le petit Eduardo n’avait qu’un an lorsque sa famille a fui l’Angola et a posé ses valises en France, d’abord à Lille (Nord), puis à Fougères (Ille-et-Vilaine). Le destin n’a pas toujours été clément avec le clan Camavinga. Nicolas Martinais évoque l’incendie qui a ravagé la maison que la famille avait fait construire dans la commune de Lécousse, puis la solidarité qui l’a aidé à se relever, et enfin cette prophétie de Celestino Camavinga : « Le papa avait pris son gamin et lui avait dit : ‘’Eduardo, tu es l’espoir de la famille. C’est toi qui la relèveras.’’ C’était fort. A chaque fois que je revois le papa, j’y repense. »

Né en Angola, de nationalité congolaise (Brazza), en attente de la nationalité française

Né en Angola, Eduardo Camavinga dispose de la nationalité congolaise. La Ligue de football professionnel indique qu’il est du Congo-Brazzaville, bien que certains médias le désignent parfois comme originaire de RDC. Son passeport, lui, est angolais. Malgré toutes ses années en France, le Rennais n’a pas encore la nationalité française. Peut-être que son éclosion en Ligue 1 va accélérer le processus de naturalisation en cours, car s’il confirme tout le talent qu’il montre déjà, les grands clubs et les sélections ne vont pas tarder à s’intéresser à lui.

Rennes a déjà pris les devants mi-août à ce sujet en prolongeant son contrat jusqu’en 2022. Le milieu de terrain gaucher « faisait déjà l’objet de très nombreuses sollicitations », assure le club. Ce n’est pas très étonnant. Le Stade Rennais se félicite des débuts d’Eduardo Camavinga mais tient à ce que celui-ci ne brûle pas les étapes. Après le match contre Paris, Julien Stéphan a rappelé qu’il veut tout faire pour « lui permettre de grandir en toute sérénité, dans un contexte favorable ». Son adjoint Mathieu Le Scornet le promet : « Il n’a pas montré toute l’étendue de son talent. » Voilà qui promet.

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