CAN 2019: Ndidi, successeur d’Obi Mikel chez les Nigérians - Afrique - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

CAN 2019: Ndidi, successeur d’Obi Mikel chez les Nigérians

media Le Nigérian Wilfred Ndidi face au Guinéen Naby Keita, lors de la CAN 2019. REUTERS/Suhaib Salem

Si le doyen et capitaine des « Super Eagles », John Obi Mikel, est blessé et complètement hors de forme durant cette CAN 2019, les Nigérians peuvent compter sur son successeur désigné, l’un des jeunes joueurs les plus attendus de cette édition, Wilfred Ndidi.

De notre envoyé spécial à Alexandrie,

Ce matin-là, sous un soleil qui tape déjà très fort, quelques joueurs nigérians se présentent devant la presse sur la terrasse de leur hôtel. Situé au bord de la mer, à deux pas des arbres aux fleurs rouges des célèbres jardins de Montaza, l’endroit brille par son calme. Comme Wilfred Ndidi.

« Je vous préviens, ses réponses durent 5 secondes, pas plus ! » nous glisse, taquin, un confrère. Carré et efficace sur le terrain comme en interview, le longiligne numéro 4 s’est distingué lors des deux premières rencontres de la CAN 2019 de son équipe, en Égypte. Face au Burundi (1-0), Ndidi est désigné « homme du match ». Et contre la Guinée (1-0), le Nigerian gagne la bataille du milieu, réservant au passage un traitement de choc à la vedette du « Syli National », Naby Keita.

Quelques jours plus tard, le pensionnaire de Leicester, en Championnat d’Angleterre (Premier League), n’entre qu’en deuxième période lors de la défaite surprise mais méritée de son équipe contre Madagascar (0-2), à l’occasion du dénouement du groupe B. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Il est fort à parier que l'intéressé se contentera d’un rire gêné si vous lui posez la question. « L’équipe », voilà le mot fétiche de son vocabulaire.

« Ce que je fais, je le fais pour l’équipe »

« Ce que je fais, je le fais pour l’équipe. C’est elle qui me porte et non l’inverse. C’est dans cet esprit que j’ai grandi. » Aucune chance de voir le joueur de 22 ans, né à Lagos et fils de militaire, se fendre d’une déclaration choc. Celui qui a terminé meilleur tacleur de Premier League deux années consécutives, le successeur de N’Golo Kanté chez les « Foxes », est imperturbable.

En sélection, l’homme aux longues remises en jeu s’inscrit également dans une glorieuse lignée. Celle de John Obi Mikel, capitaine des « Super Eagles », plus beau palmarès de cette CAN 2019, mais blessé et complètement hors de forme pour son retour dans le nid après environ un an d’absence. « C’est un modèle, un exemple à suivre, j’ai grandi en le regardant jouer, j’admire son calme et nous avons besoin de lui », affirme pourtant Ndidi.

Pas de concurrence entre eux, donc. D’autant que l’ancien de Chelsea, qui vient de signer en Turquie après la Chine et la deuxième division anglaise, est appelé à laisser de plus en plus la place aux jeunes. « Wilfred est un des joueurs qui peuvent prendre le relais, souligne le sélectionneur Gernot Rohr. Il a les qualités physiques, techniques et mentales pour assurer la succession du grand Obi Mikel. Mais la présence de ce dernier peut l’aider à progresser, c’est la même chose pour Etebo ».

À (RE)LIRE ► CAN 2019: Gernot Rohr, la sagesse au service du Nigeria

Oghenekaro Etebo et Ndidi forment effectivement une paire gagnante au milieu, pour les « Super Eagles », depuis la Coupe du monde 2018. Au joueur de Stoke City l’animation, à celui de Leicester le ratissage. « Etebo est plus offensif et technique que moi, nous sommes complémentaires », reconnaît celui qui a débuté comme défenseur central avant de monter d’un cran lors de son premier passage en Europe, à Genk (Belgique).

Wilfred Ndidi, qui a découvert la sélection avant de souffler ses 20 bougies, sous la houlette d’un autre célèbre milieu nigérian, Sunday Oliseh, rêve de voir son équipe remporter un quatrième titre de champion d’Afrique. Après la déroute face à Madagascar, le Nigeria, deuxième de son groupe devra en découdre avec le Champion d’Afrique en titre, le Cameroun, toujours à Alexandrie, ce 6 juillet. Le retour de Ndidi en tant que titulaire apparaît comme une évidence. Et que les supporters vert et blanc se rassurent, le « Teddy Bear », ne cherche qu’à « progresser à chaque rencontre ». Une éthique de travail qui fera du bien à son équipe.

À lire aussi : CAN 2019: Nigeria-Cameroun, une finale avant l’heure

Chronologie et chiffres clés
Sur le même sujet
Commentaires

Republier ce contenu

X

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

Republier ce contenu

X

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.