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Mondial féminin 2019: l’apprentissage difficile des Sud-Africaines

media L'Afrique du Sud n'a cédé qu'une fois contre la Chine. Mais les Banyana Banyana n'ont cette fois par trouvé le chemin des filets elles-mêmes. Christian Hartmann/Reuters

Deuxième défaite en autant de rencontres pour les Banyana Banyana dans cette Coupe du monde 2019. Après l’Espagne (1-3), c’est la Chine (0-1) qui a dominé l’Afrique du Sud jeudi. La qualification pour les huitièmes de finale est fortement compromise, mais les Sud-Africaines retirent beaucoup de positif de ce premier Mondial. Dans la défaite, il y a du positif et de l’expérience sur laquelle s’appuyer demain.

Deux équipes ont le sourire ce jeudi 13 juin : la Chine, victorieuse de l’Afrique du Sud (0-1) au Parc des Princes, et la France. Le revers des Africaines assure mathématiquement la qualification des Bleues pour les huitièmes de finales. Forcément, côté sud-africain, on a moins le sourire après le revers concédé à Paris, qui fait suite à celui de samedi dernier contre l’Espagne (1-3).

Le onze sud-africain qui a débuté face à la Chine, le 13 juin 2019. Gonzalo Fuentes/Reuters

« Il fallait avoir du courage, et nous en avons montré »

De la déception certes, mais pas d’abattement. « Ce match, on l'a joué pour le gagner. Bien sûr, il faut gagner à tous les matches. On joue pour gagner. Malheureusement, nous n'avons pas eu le résultat que nous voulions », résume au micro de RFI la milieu de terrain Sibule Holweni, « fière » malgré tout du visage affiché par les Banyana Banyana pour leur premier Mondial.

Thembi Kgatlana, la meilleure joueuse d’Afrique, admet que le match fut « compliqué » contre cette Chine qui a « très bien défendu ». « Mais nous n’avons aucun regret. Ce soir, il fallait avoir du courage et nous en avons montré. Nous avons d’abord joué derrière, puis nous avons poussé en seconde période », martèle l’attaquante, qui sourit en pensant à la tenaille défensive que les Chinoises ont dressé pour la contrôler au mieux. « Elles me connaissant bien », rigole-t-elle.

Pas éliminées, mais presque…

Janine van Wyk, figure majeure du football en Afrique, a apprécié le visage qu’elle et ses coéquipières ont montré au Parc des Princes. Avec zéro point en deux matches et une différence de buts de -3, la course aux huitièmes de finale est malgré tout très compromise. Il faudra un miracle contre les Allemandes le 17 juin et compter sur des résultats favorables dans le groupe B et dans tous les autres groupes pour espérer figurer dans les meilleurs 3èmes à la fin du premier tour.

Thembi Kgatlana, l'attaquante sud-africaine, cernée par la défense chinoise. Christian Hartmann/Reuters

« Nous avons tout donné mais malheureusement, nous n'avons pas pu marquer malgré nos quelques occasions. Les Chinoises, elles, ont eu de grosses opportunités. Elles ont marqué un joli but, avec un manque de concentration de notre part. Mais c'est normal, c'est le football. On va apprendre », décrypte Van Wyk.

Une bonne expérience pour le futur de la sélection sud-africaine

Apprendre. C’est le maître-mot des Banyana Banyana. Ce Mondial 2019 doit permettre à la sélection sud-africaine de progresser. « C'est une bonne expérience pour nous. Si on parvient à se qualifier pour la prochaine Coupe du monde, je crois que nous serons prêtes mentalement et physiquement. A la fin de cette compétition, nous aurons assez de confiance pour aborder la prochaine en nous sentant prêtes », assure Lebohang Ramalepe.

Janin van Wyk, la défenseure et capitaine de l'Afrique du Sud, lors du match face à la Chine. Gonzola Fuentes/Reuters

« Bien sûr, nous apprenons beaucoup. C'est notre premier Mondial, nous devons en être fières. Nous voulions sortir de la phase de groupes. Malheureusement, ça ne sera sans doute pas le cas. Mais ce qu'on peut encore faire, c'est jouer le genre de football dont les gens vont se souvenir. Nous ne voulons pas être juste une équipe. Nous voulons être une équipe qui peut offrir une bonne opposition à n'importe quelle équipe. (…) Ainsi va le foot et on doit apprendre de ces matches. L'équipe devient de plus en plus forte », promet la capitaine Van Wyk.

« Montrer au monde ce qu’est le football sud-africain »

A Montpellier, le 17 mai, l’Afrique du Sud a donc rendez-vous avec l’Allemagne. « On a toujours de l'espoir... même si notre prochain adversaire et la 2e nation mondiale ! », rigole Sibule Holweni, consciente du défi immense mais déterminée à « tout donner ».  « Nous n'aurons rien à perdre. Nous allons jouer les Allemandes et tout donner car ce sera peut-être bien notre dernier match. Peu importe le résultat, on verra bien », ajoute Thembi Kgatlana.

Janine van Wyk, en fière leader des Banyana Banyana, a le mot de la fin : « Il faut qu'on se prépare comme si nous pouvions nous qualifier pour le tour suivant. Il faudra montrer le football qu'on sait pratiquer pour nos fans, pour notre pays. On ne peut pas balancer ce match car nous tenons à montrer au monde ce qu'est le football sud-africain. Les structures n'y sont pas aussi développées que dans certains pays, nous n'avons pas de championnat professionnel, mais malgré tout, nous représentons notre pays en Coupe du monde. »

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