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Quatre questions après le retrait de la CAN 2019 au Cameroun

media Le président de la CAF, le Malgache Ahmad (au centre). CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Qui organisera la Coupe d’Afrique des nations 2019 à la place du Cameroun ? L’équipe nationale camerounaise disputera-t-elle la phase finale de la CAN 2019 ? Les Camerounais peuvent-ils accueillir l’édition 2021 à la place des Ivoiriens ? En cas de désaccord majeur avec la Confédération africaine de football (CAF), le pays de Paul Biya peut-il contester la décision de la CAF devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) ?

Qui organisera la CAN 2019 ?

Une Fédération a déjà clairement fait part de son intérêt pour remplacer le Cameroun : celle d’Afrique du Sud (SAFA). La SAFA va « cependant, rencontrer [son] gouvernement avant de prendre une décision » concernant une candidature en bonne et due forme. La ministre des Sports Tokozile Xasa s’y est d’ores et déjà montrée favorable. Mais rien n’est tranché alors qu'il va falloir se décider rapidement.

L’attitude de l’Egypte est beaucoup plus ambiguë. Un porte-parole de la Fédération égyptienne a déclaré à RFI que son pays était intéressé « par l’opportunité d’organiser la Coupe d’Afrique des nations. Nous n’allons pas dire non. L’Egypte est toujours prête à accueillir ce genre d’événements ». Dans le même temps, un autre membre de l’EFA a affirmé que « l'Égypte ne présentera pas de dossier de candidature et estime qu'il y a un consensus pour que le Maroc accueille la compétition ». Quelques jours plus tôt, l'Union nord-africaine de football (UNAF) - dont l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie sont membres - avait en effet apporté son soutien au Maroc.

Les Marocains ne se sont pas encore déclarés officiellement, mais devraient le faire probablement cette semaine, a indiqué une source à l’Agence France-Presse. Un consensus semble exister au sein du Royaume chérifien pour organiser une Coupe d’Afrique à 24 équipes. Car elle démontrerait en outre la capacité du Maroc à coorganiser une Coupe du monde, notamment celle de 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

Peu d’autres pays semblent capables d’organiser un tournoi de cette envergure, dès l’été prochain. Mais d’autres candidatures ne sont pas à exclure. La CAF espère avoir sérieusement avancé dans la recherche d'un plan B, avant la fin de l’année 2018.

Le Cameroun disputera-t-il la CAN 2019 ?

La CAF n’a pas évoqué le sujet. En théorie, le Cameroun n’est plus qualifié d’office pour la phase finale. Actuellement 2e du groupe B, en éliminatoires, il ne devra pas perdre face aux Comores, lors de la dernière journée, en mars 2019.

La situation des « Lions Indomptables » aurait toutefois pu être pire. L’ancien règlement de la CAN, entré en vigueur en janvier 2017, prévoyait en effet une lourde sanction dans un tel cas de figure. L’article 92 stipulait ainsi que « si une association qui a obtenu l’organisation du tournoi final de la Coupe d’Afrique des Nations se désiste ou se fait retirer l’organisation » et que le retrait est notifié moins d’un an avant le coup d’envoi de la compétition, il y aura une « amende de cinq cent mille (500 000) dollars US et suspension à la prochaine édition de la CAN de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’édition concernée ».

Le Cameroun organisera-t-il la CAN 2021 ?

La Confédération africaine de football a bel et bien adressé un courrier rédigé au nom de son président, Ahmad, le 30 novembre, dans lequel la CAF propose au Cameroun « d’abriter l’édition 2021 de la Coupe d’Afrique des nations ». « Cette édition permettrait […] au Cameroun d’achever dans le confort et la sécurité, la totalité des projets prévus pour cette manifestation », ajoute la missive.

Ce 3 décembre 2018, au micro de la chaîne de télévision Afrique Média TV, Ahmad a déclaré : « Nous avons pris cette décision de décaler, car nous avons vu que la Côte d’Ivoire aussi n’est pas prête pour 2021. Pour faire les choses de manières plus humaines, décalons toutes les CAN et donnons plus de chances et plus de temps au Cameroun pour qu’il réalise les infrastructures. On va les accompagner de près pour éviter que ça n’aille pas. En 2021, les Camerounais seront prêts. Et en 2023, on organisera la CAN en Côte d’Ivoire. C’est la décision prise par le Comité exécutif. »

Problème : la Côte d’Ivoire est censée organiser la CAN 2021. Selon différentes sources au sein des instances sportives ivoiriennes, le pays de Didier Drogba n’a pas été sondé par la CAF au sujet d’un éventuel report à 2023.

« Nous avons mobilisé 300 millions d’euros, soit 200 milliards de francs CFA, pour réaliser les infrastructures sportives ainsi que les infrastructures d’hébergements de l’ensemble des sportifs qui viendront pour la CAN 2021 en Côte d’Ivoire, a rappelé le ministre ivoirien des Sports, Paulin Danho, au micro de Nadia Sweeny. Nous avons été retenus pour 2021. Donc, nous devons être prêts pour 2021. Après, si nous sommes dans une situation où il faut négocier des glissements ou des choses comme ça, ça interviendra à l’issue d’une conférence, de rencontres… Mais ce que je peux dire, c’est que nous avons été désignés en 2014 pour la CAN 2021. Nous avons un chronogramme. Nous avons mobilisé des ressources. Nous travaillons en toute sérénité ».

Le Cameroun se défendra-t-il devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) ?

Les autorités camerounaises ont dénoncé une « injustice flagrante » suite à la décision de la CAF. Mais elles n’ont pas évoqué de menaces ni annoncé de recours, notamment auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), instance suprême en matière de litiges sportifs.

Toute personne physique ou morale ayant la capacité civile peut recourir aux services du TAS. Mais, pour l’heure, ni le Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ni le Comité national olympique et sportif (CNOSC) n’ont entamé de bras de fer à Laussane, en Suisse, pour tenter de faire revenir la CAF sur sa décision.

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