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Yves Dabila attend son heure avec Lille et la Côte d’Ivoire

media L'Ivoirien Yves Dabila, le 6 octobre 2018, avec Lille face à Saint-Etienne. DENIS CHARLET / AFP

Yves Dabila, 21 ans, s’installe lentement mais sûrement, que ce soit avec son club, Lille, ou en équipe nationale de Côte d’Ivoire. Ce défenseur central, réputé pour son sérieux, espère néanmoins jouer plus souvent en Championnat de France et disputer la Coupe d’Afrique des nations 2019 avec les « Eléphants ».

Ce 25 novembre, Yves Dabila a disputé le septième match de sa saison 2018-2019 avec Lille. L’Ivoirien âgé de 21 ans était titulaire lors d’une défaite 2-0 à Nice, en Championnat de France (Ligue 1). C’était sa première apparition depuis un match de Coupe de la Ligue à Strasbourg (0-2), le 30 octobre.

Depuis plusieurs mois, le temps de jeu du jeune défenseur central est, de fait, assez aléatoire. « Ça ne me perturbe pas, a-t-il toutefois assuré à rfi.fr, le 6 novembre dernier. Je suis en phase d’apprentissage. Je continue à apprendre. Cette situation est bénéfique. Elle me permet de me bonifier progressivement ». Poli et policé, l’intéressé ne revendique rien du tout. « Je suis jeune, répond-il. J’ai devant moi deux cadres, José Fonte et Adama Soumaoro. J’essaie tant bien que mal, lorsque le coach fait appel à moi, de répondre présent. Pour le moment, c’est le plus important ».

« Toujours rester concentré »

Peu expérimenté, Yves Dabila tente donc de faire front avec ses armes à un poste qui requiert pourtant pas mal d’expérience. « L'essentiel, c'est de toujours rester concentré, d’être bien à l’écoute de ses coéquipiers et de toujours se mettre au service du collectif  », théorise-t-il.

Pour progresser, il observe en outre avec attention ses coéquipiers plus expérimentés ainsi que les références internationale en la matière. « En sélection,il y a Eric Bailly, souligne le Lillois. En-dehors de l'équipe nationale, il y a des joueurs comme Sergio Ramos, Thiago Silva, Raphaël Varane qui, pour moi, sont au top top niveau. J’essaie de m’inspirer des côtés positifs de chacun d’eux ».

De Yopougon à Monaco

Avant d’arriver dans le Nord de la France en juillet 2017, le natif de Kouassi-Datèkro (Nord de la Côte d’Ivoire) a débuté le football dans un petit club de quartier. En 2010, il est repéré par le Cissé Institut FC, un centre de formation situé à Yopougon. « C’est là-bas que tout a vraiment commencé, raconte-t-il. Petit à petit, on a fait des tournois en Europe. Au niveau local, on a remporté des trophées. On a fait beaucoup de matches jusqu’à ce que j’arrive à Monaco ».

En 2014, le club de la Principauté, qui évolue dans le Championnat de France, repère le pensionnaire du Cissé Institut FC lors d’une compétition. « Neuf mois après, j’ai intégré l’ASM, se souvient le désormais ex-Monégasque. Ça a été mon point de départ, en Europe ».

Un début d’apprentissage délicat

Durant un peu moins de trois saisons, Yves Dabila observe Monaco jouer les premiers rôles en Ligue 1 (L1). Il dispute même la première rencontre de sa carrière avec les pros, un soir de lourde défaite (0-5) en demi-finale de Coupe de France, les futurs champions ayant aligné une équipe bis face au Paris Saint-Germain.

Conscient du fait qu’il sera difficile de s’imposer dans le Sud, l’Ivoirien se laisse alors séduire par les approches du LOSC. Il s’engage ainsi jusqu’en 2020. Et, après quelques pas en équipe réserve, Yves Dabila intègre progressivement le groupe pro nordiste, au cours d’une saison 2017-2018 très difficile pour les Nordistes. Un contexte particulièrement tendu qui force ainsi le concerné à grandir plus rapidement que prévu.

Disputer un premier match avec la Côte d’Ivoire…

Ses premières sorties en L1 sont en tout cas suffisamment convaincantes pour qu’Yves Dabila soit appelé en renfort en équipe nationale, en mars 2018, en vue d’un match amical face au Togo, organisé non-loin de Lille. « Ça avait été un honneur pour moi d’être appelé chez les A, glisse celui qui évoluait alors en sélection des moins de 23 ans. C’était un rêve de gosse. Et puis, ça a été un plaisir de m’intégrer à ce groupe. Parce qu’en équipe nationale, il y a des joueurs qui vivent bien ensemble ».

Convoqué à plusieurs reprises, Yves Dabila n’a revanche toujours pas revêtu officiellement la tunique des « Eléphants ». « Ce n’est pas frustrant, relativise-t-il une nouvelle fois. Il faut bosser. Le coach [le sélectionneur Ibrahima Kamara, Ndlr] garde un œil sur tout le monde. Quand il voudra faire appel à mes services sur le terrain, ce sera à moi de répondre présent. Il ne faut pas oublier qu’il y a des anciens déjà en place, qui jouent dans des gros clubs. Je les observe et j’apprends à leur contact ».

…puis la CAN 2019

Non-retenu pour le match nul en Guinée, qui a qualifié la Côte d’Ivoire à la CAN 2019, Yves Dabila n’en espère pas moins disputer la Coupe d’Afrique des nations, l’été prochain. « C’était l’un de mes grands objectifs, en début de saison, assurait-il, début novembre. Faire une grosse saison avec Lille puis aller au Cameroun, ça fait partie de mes buts ».

Propos recueillis le 6 novembre 2018,

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