Frédéric Nimani: le rebond du grand Fauve en Centrafrique - Afrique - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

Frédéric Nimani: le rebond du grand Fauve en Centrafrique

media Frédéric Nimani sous les couleurs du Neuchâtel Xamax en Suisse. Photo: Neuchâtel Xamax

De père Tchadien et de mère Centrafricaine, né puis formé à Marseille puis à Monaco, avant de devenir un jeune espoir de l'équipe de France, le parcours de Frédéric Nimani a connu des hauts et des bas. A 30 ans, il vient de décider d'intégrer les Fauves du Bas-Oubangui.

« Cela s'est fait naturellement, lâche Raoul Savoy, l'entraîneur suisse de l'équipe nationale centrafricaine. Je suis passé le voir, et nous avons discuté longuement, j'ai su trouver les mots pour le convaincre. » Ses 1,91m engoncés dans un canapé de l'hôtel Ledger de Bangui, Frédéric Nimani confirme : « Le coach m'a expliqué ses projets, et cela m'a plu. On a une grande chance pour se qualifier pour la Coupe d'Afrique. »

L'encouragement des Centrafricains

L'attaquant du Neuchâtel Xamax en Super League (1er division) garde depuis quelques années des liens étroits avec sa patrie maternelle. « J'ai ma grand-mère qui vit toujours ici, avec mon oncle et ma tante. Je suis venu les voir en 2011 et j'ai bien aimé ce pays. Et là, ça me fait vraiment plaisir de revenir pour jouer avec l'équipe », explique-t-il. S'il reste conscient de l'attente énorme que les Centrafricains ont envers leur équipe nationale, il estime que cette ferveur est positive. « C'est bien d'avoir des gens derrière nous, ça nous encourage encore plus. »

Pourtant, c'est dans la patrie de son père, le Tchad, que Nimani a bien failli évoluer, après une convocation étrange, en 2014, pour jouer au Maroc contre le Malawi. A cette évocation, Frédéric Nimani sourit : « Le coach Emmanuel Trégoat m'avait appelé pour me demander de les rejoindre, dit-il. Moi, je n'avais pas de club, et j'étais blessé. Il voulait juste que je vienne pour être sur la liste. Je trouvais ça un peu “bizarre”. Après ça, je n'ai plus eu de nouvelles. »

Cette convocation avec les Sao intervient alors à un creux de sa carrière, pourtant démarrée de façon tonitruante. Repéré à l'âge de 13 ans à Marseille par le club de formation de Monaco, Frédéric Nimani joue son premier match en Ligue 1 en 2006 et devient un Asémiste (joueur de l'AS Monaco, ndlr) prometteur. Il évolue alors déjà dans l'équipe de France des moins de 16 ans. En 2008, il est sélectionné pour la première fois avec les Espoirs contre la Slovaquie, et jouera encore sept matchs avec les Bleuets. Puis... plus rien ou presque. Bien que sous contrat avec les Monégasques jusqu'en 2013, une blessure récurrente freine son parcours. Il enchaîne les prêts, notamment Lorient et Nantes, sans réussir à convaincre.

« Nous misons beaucoup sur son expérience, et sur son gabarit »

« C'est difficile pour lui, explique Daniel Lasfargues, le kiné de l'équipe centrafricaine, qui a connu Nimani lorsqu'il jouait avec les moins de 16 ans. C'est vrai qu'en équipe de France, il avait été bon la première année, après, il a été blessé, on l'a un peu perdu de vue. Et puis là, tout naturellement, il est revenu en sélection nationale. Je pense que c'est bien pour lui, ça le remet un peu dans le circuit. »

Depuis 2016, Nimani joue à Neuchâtel Xamax en Suisse, non sans réussite, mais le club ne le fait pas assez tourner au goût de Raoul Savoy. Nimani manque de temps de jeu, mais le coach sait qu'il a des ressources. « Nous misons beaucoup sur son expérience, et sur son gabarit. Il est grand et peut être très utile dans le jeu aérien », assure-t-il.

Frédéric Nimani, à 30 ans, se dit quant à lui « impatient de jouer ». Mais il reste calme, et relativise l'échec du match aller contre la Côte d'Ivoire (4-0) : « Là, nous sommes en pleine construction d'une équipe », explique-t-il. Avant d'insister : « Il faut rester positifs. »

Chronologie et chiffres clés
Sur le même sujet
Commentaires

Republier ce contenu

X

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

Republier ce contenu

X

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.