Mondial 2018/Sénégal: Ferdinand Coly, un «Lion» de 2002, se souvient - Afrique foot - RFI

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Mondial 2018/Sénégal: Ferdinand Coly, un «Lion» de 2002, se souvient

media Ferdinand Coly et le Sénégal ont mis à terre la France et Thierry Henry en match d'ouverture du Mondial 2002. JACQUES DEMARTHON / AFP

Il a fait partie de la belle épopée du Sénégal à la Coupe du monde 2002, avec un parcours historique jusqu’en quarts de finale. Aujourd’hui, Ferdinand Coly, latéral droit titulaire lors de ce Mondial, revient sur ses souvenirs de 2002 avec notamment le match d’ouverture contre la France et parle de la nouvelle génération de Lions guidée par Sadio Mané.

RFI: Ferdinand Coly, 16 ans après ce 31 mai 2002 où le Sénégal bat la France (1-0) en match d’ouverture de la Coupe du monde, que reste--til de cette journée ?

Ferdinand Coly: Il reste énormément de souvenirs. Jouer un match de Coupe du monde, en match d’ouverture, contre le champion du monde et champion d’Europe, la France, c’est beaucoup de symboles en même temps. Et forcément quand tu gagnes, c’est incroyable et inoubliable. On connaît l’histoire de la France avec l’Afrique et particulièrement le Sénégal, il y avait tellement de symboles qui nous liaient, et qui nous lient, que ce match, clin d’œil à l’histoire, restera un souvenir à vie.

Si vous ne devez garder qu'une seule image de ce match, ce serait laquelle ?

Il y en a tellement que c’est difficile d’en choisir une en particulier. Je me rappelle d’une chose hallucinante quand même : sur le coup d’envoi du match, quand l’arbitre a sifflé, il y a eu un nombre impressionnant de flashs d’appareils photo dans tout le stade. Tous ces crépitements dans ce stade magnifique, c’était magique. C’est une image qui reste.

Qu’est-ce qui faisait la force de votre génération ?

Cette génération a eu un déclic avant la Coupe du monde. Il y a eu la campagne de qualification à la CAN 2002 et au Mondial où l'on a eu le temps d’avoir des certitudes sur nos capacités techniques, physiques et surtout mentales. On a joué une finale de Coupe d’Afrique, la seule de l’histoire du Sénégal, qu’on perd face au Cameroun aux tirs au but (0-0), ça forge le mental. On élimine des équipes comme l’Egypte, l’Algérie et le Maroc en éliminatoires de la Coupe du monde, ça nous rassurait et cela nous a permis de parfaire notre cohésion avant d’arriver au Mondial, même si le niveau était tout autre, on était sûr de notre force.

Aujourd’hui, une deuxième génération s'est qualifiée pour une deuxième Coupe du monde, est-ce que vous voyez des similitudes avec la vôtre ?

Je ne veux pas me lancer dans des comparaisons. Ce n’est pas pareil. Seize ans après, le football a évolué et, eux, ils ont créé leur propre histoire. Nous, nous avons la nôtre. L’essentiel, c’est que cette génération a réussi à qualifier le Sénégal pour une deuxième Coupe du monde, c’est aussi exceptionnel, c’est ce qu’il faut retenir.

« Mané, c’est le joueur majeur. Il est là pour tirer l’équipe vers le haut »

C’est Aliou Cissé, l’ancien capitaine de votre génération, qui a qualifié, en tant que sélectionneur, le Sénégal à son deuxième Mondial. C’est tout sauf un hasard…

C’est sûr que ce n’est pas un hasard. Aliou Cissé est entouré de trois autres joueurs de la génération 2002 (Ndlr : Omar Daf, adjoint, Tony Silva, entraîneur des gardiens, et Lamine Diatta, coordinateur). Ils connaissent l’exigence du haut niveau et les réalités africaines. En plus, le tirage était plutôt clément avec le Burkina, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud. Oui, c’est un clin d’œil, l’histoire qui se répète avec l’apport de la génération 2002 dans cette qualification.

Vous pensez que cette génération est bien armée pour faire aussi bien, sinon mieux, que vous ?

Mieux ? On parle d’une demi-finale de Coupe du monde quand même. Jamais une équipe africaine ne l’a fait. Je pense qu’il ne faut pas se mettre la pression, mais il ne faut pas non plus manquer d’ambition. Il faut y aller avec certaines valeurs d’engagement, de détermination et essayer d’abord de franchir le premier tour. Après, tout est possible, à condition de jouer, de combattre et d’évoluer en groupe.

En 2002, vous aviez El Hadji Diouf qui cristallisait un peu les espoirs du Sénégal. Vous voyez Sadio Mané comme le « Diouf » de cette génération ?

Forcément, Mané, c’est le joueur majeur de l’équipe. Il est là pour tirer l’équipe vers le haut. Il a la lourde charge d’amener ce petit plus de génie qui fera la différence, mais il ne faut pas lui mettre trop de pression. C’est un talent qui devra être au service du groupe.

 

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