Mondial 2018: Mehdi Benatia, la joie du capitaine - Afrique foot - RFI

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Mondial 2018: Mehdi Benatia, la joie du capitaine

media Medhi Benatia (c) capitaine exemplaire des Lions de l'Atlas durant les qualifications pour le Mondial 2018. Marco BERTORELLO / AFP

Le roi Mohammed VI a appelé au téléphone le capitaine Mehdi Benatia pour lui transmettre ses félicitations après la qualification du Maroc pour le Mondial 2018 en Russie. Une situation qui tranche avec les débuts du jeune homme dans le monde du ballon rond. Viré de du centre de formation de Clairefontaine, et mis de côté par Marseille pour son premier contrat professionnel, sa carrière aurait pu être stoppée dès le début.

Alors qu’il était jeune, plein d’espoir, Mehdi Benatia a surtout connu le banc de touche ! De quoi vous dégoûter à vie du ballon rond. Marseille, son premier club professionnel, ne l’a pas fait jouer. A Lorient, Christian Gourcuff ne lui a pas donné non plus le moindre temps de jeu. La roue de la fortune lui fait faux bond en début de carrière. Ensuite, c’est une blessure au genou qui l’a empêché de quitter la Bretagne au mercato d’hiver, alors que Clermont et la Ligue 2 lui faisaient les yeux doux.

La confiance de Didier Ollé-Nicolle

« C’est un passionné de foot, beaucoup plus que la moyenne. A l’époque, les qualités étaient là. Je crois qu’il avait déjà une lecture du jeu. Pour un jeune de 20 ans, ce n’était pas si commun. Il était dans la réflexion. Sa façon d’appréhender son métier, surtout dans un moment où il ne jouait pas, prouvait qu’il était déjà très mature », nous confie aujourd’hui Sylvain Ripoll, adjoint de Christian Gourcuff à Lorient.

Finalement, Clermont revient à la charge la saison suivante (2008-2009) et l’homme providentiel se nomme Didier Ollé-Nicolle. Et le jeune joueur de 21 ans, viré du centre de formation de Clairefontaine à 13 ans, qui ne veut pas végéter dans l’élite du foot français, tente donc sa chance dans la catégorie inférieure. Il avait connu la Ligue 2 auparavant avec Tours (2006-2007). Après deux saisons, une soixantaine de matches en deuxième division à Clermont, il prend son envol en Serie A, à l’Udinese, pour la saison 2010-2011. Le début de la renaissance.

L'Italie, pays de la rennaissance

En Italie, Mehdi Benatia fait des étincelles et l’AS Rome le fait signer en 2013. Sous les ordres du Français Rudi Garcia, le défenseur central est élu meilleur joueur du club par les tifosi et figure dans la liste des nominés pour le titre de meilleur joueur africain pour l’année 2014. « De tous les joueurs virés de Clairefontaine, aucun n’est devenu professionnel », lui avait-on dit dès son plus jeune âge. Ce qui semble lui avoir donné une motivation supplémentaire. Pourtant, selon un ancien joueur de Marseille interrogé par RFI, Mehdi Benatia était au bord du désespoir lors de son année noire dans la cité phocéenne.

« C’est un garçon magnifique, se souvient pour RFI Didier Ollé-Nicolle, son mentor en Auvergne. On s’est rencontré à Clermont et je le voulais ! Lui était perdu après une blessure. Il a été ma première recrue en Ligue 2 (2008-2009) ! A l’époque, il avait de mauvaises habitudes de jeune joueur. Il fallait qu’il apprenne à faire des efforts, il avait de grandes qualités. Je crois que j’étais un peu avec lui son "entraîneur-papa". » Il ajoute : « Il n’avait pas encore conscience d’être un futur bon joueur. Je savais qu’il pouvait être un grand défenseur pour la Ligue 1 s’il travaillait plus. Il fallait qu’il obtienne un vrai corps d’athlète. Mais honnêtement, je n’aurais pas imaginé qu’il ferait une telle carrière. Il a fait des progrès énormes au Bayern Munich. »

Il y a quelque mois, celui qui est né d’une mère algérienne et d’un père marocain, 30 ans, peinait à trouver du temps de jeu du côté de Turin avec la Juventus. Il avait même laissé sa place chez les Lions de l'Atlas. En juin prochain, il devrait finalement fouler les pelouses de Russie avec le brassard de capitaine dans une Coupe du monde à laquelle le Maroc n'avait plus participé depuis 1998.

« C’est le plus beau moment de ma carrière », déclare Mehdi Benatia à propos de la qualification du Maroc au Mondial. « Je suis heureux. Dans six mois, il y aura une fête incroyable au Maroc, car c’est un pays qui vit pour le football », ajoute-t-il. Une sacrée revanche pour celui qui n’a jamais renoncé.

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