Carl Medjani: «Je n’oublierai jamais le public de Blida» - Afrique foot - RFI

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Carl Medjani: «Je n’oublierai jamais le public de Blida»

media Carl Medjani lors d'une rencontre amicale face à la Roumanie avant le Mondial 2014 au Brésil. FABRICE COFFRINI / AFP

Le défenseur algérien Carl Medjani (32 ans) a mis un terme à sa carrière internationale, après 56 sélections et 3 buts avec les Verts. Celui qui évolue actuellement à Sivasspor en Turquie, après avoir notamment défendu les couleurs d’Ajaccio ou de Monaco, s’est longuement entretenu avec RFI et passe en revue sept années avec les Fennecs.

  • Sur son choix d’arrêter sa carrière internationale :

« Au lieu de penser à demain, j’ai pensé à ce qui pourrait se faire à long terme. J’aurais voulu arrêter sur une dernière qualification en Coupe du monde et d’éventuellement jouer mon troisième mondial après l’Afrique du Sud et le Brésil. Comme nous avons été éliminés, je préfère me retirer maintenant pour laisser à la nouvelle génération qui va arriver le temps de travailler et de se forger. J’aurais pu aller jusqu’à la CAN 2019, mais je sais que la nouvelle direction pense à rajeunir l’effectif et je ne voulais pas m’accrocher. »

  • Sur son arrivée en sélection :

« Je suis arrivé au moment du stage préparatif pour la Coupe du monde 2010. A l’époque, il y avait moins de talent individuel que maintenant. Par contre, le groupe était mature et l’état d’esprit était plus porté sur le haut niveau. Tout le monde se connaissait bien, c’était très fraternel. J’avais été bien accueilli, mais j’avais fait le premier pour m’intégrer à cette vie de groupe. Il n’y avait pas la même pression qu'aujourd'hui. L’Algérie redevenait à peine une sélection qui compte. Voilà 24 ans qu’elle ne s’était pas qualifiée pour un Mondial.

A l'heure actuelle, ne pas faire de résultat à la CAN ou ne pas être qualifié pour le prochain Mondial, c’est quelque chose de dramatique. Ces trois dernières années ont été particulièrement difficiles avec la pression des médias et des supporters. En 2013, lors de la CAN en Afrique du Sud, tous les spécialistes s’accordaient à dire que nous avions une réelle qualité de jeu. Nous sommes sortis par la petite porte (éliminés au premier tour, ndlr), mais le coach Vahid Halilhodžić est resté. Nous avons continué à travailler avec des jeunes (Faouzi Ghoulam, Yacine Brahimi, Saphir Taïder, Aïssa Mandi, ndlr) et nous sommes finalement arrivés en huitièmes de finale au Brésil. »

  • Sur les entraîneurs qu’il a connus avec les Fennecs :

« Je ne remercierais jamais assez Vahid Halilhodžić pour tout ce qu’il m’a apporté au sein de l’équipe nationale. J’ai vécu des moments exceptionnels avec lui et son staff. C’est quelqu’un que je porte haut dans mon cœur et que j’estime. Je suis heureux pour lui, car il a qualifié le Japon et il va pouvoir vivre un nouveau Mondial.

Ensuite, il y a eu Christian Gourcuff et je pense que c’était le meilleur choix à l’époque. L’aventure, s’il elle avait perduré, aurait certainement été productive. Il n’a pas voulu poursuivre après la CAN 2015 et c’est arrivé au plus mauvais moment. Les matches avec lui ont été de qualité et il était très apprécié par le groupe. Nous avons été tristes de ne pas continuer.

En ce qui concerne Georges Leekens, j’ai trouvé que ses explications n’avaient ni queue ni tête au moment où il m’annonce que je ne viens pas au Gabon pour la CAN 2017. Il a beaucoup parlé, promis une grande CAN et ensuite prétendu qu’il n’avait pas eu assez de temps pour travailler. Je crois qu’il n’a été franc avec personne. »

  • Ses plus beaux souvenirs avec les Fennecs :

« Avoir eu plus de 50 sélections et avoir porté le brassard de capitaine restera une grande fierté. J’étais arrivé sur la pointe des pieds avec mes tatouages et mon prénom français (né d'une mère française et d'un père algérien, ndlr). J’ai finalement été adopté par les supporters et c’est une grande réussite pour moi et ma famille. Cela prouve que je n’ai jamais triché avec les Verts.

Je n’oublierai pas la qualification à Blida pour le Mondial 2014 face au Burkina Faso. Et puis il y a ce match face à la Russie au Brésil et ces trois coups de sifflet finaux qui nous font comprendre que l’on entre dans l’histoire du football algérien avec cette qualification pour les huitièmes de finale (grâce à son égalisation en seconde période contre la Russie avec un but de Slimani (1-1), l'Algérie termine à la deuxième place du groupe H, ndlr). C’était tellement fort.

Je n’oublierais jamais tous les gens que j’ai croisés en sélection, avec qui j’ai partagé des bons et des mauvais moments. Je n’oublierai jamais non plus le public de Blida. Je crois que si l'on arrive à se soigner de nos blessures, l’Algérie revivra sans aucun doute de nouveaux grands moments de football. Il faut juste se dire les choses. J'en suis certain, dans deux ou trois années, elle repartira de l’avant et ce sera génial. C’est tout ce que je souhaite. »

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