CAN 2019: confusion suite au report d’un audit au Cameroun - Afrique - RFI

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CAN 2019: confusion suite au report d’un audit au Cameroun

media Le président de la CAF, le Malgache Ahmad. Ahmed OUOBA / AFP

Le cabinet d’audit britannique PricewaterhouseCoopers (PwC) assure qu’aucun de ses dirigeants n’a critiqué publiquement la Confédération africaine de football (CAF) concernant une visite d’inspection avortée au Cameroun. PwC avait été mandaté par la CAF afin d'évaluer les installations camerounaises pour la CAN 2019, avant de se « désister ».

Une guerre d’intox a-t-elle commencé au Cameroun, pays censé accueillir la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football ? Le 20 août, la presse camerounaise a rapporté des critiques envers la Confédération africaine de football (CAF) censées avoir été formulées par Edouard Messou, dirigeant d’un cabinet d’audit britannique.

PricewaterhouseCoopers (PwC) avait en effet été mandaté pour évaluer les installations camerounaises pour la CAN 2019 fin août, avant que la CAF n’annonce le « désistement » de PwC, le 18 août.

« A Casablanca, le 17 août 2017, lors d’une séance de travail avec le président de la CAF, le débat autour du cahier des charges de PwC en terre camerounaise a échappé à la sphère de la neutralité pour devenir, aux yeux de cette structure, un enjeu de mise à l’écart du Cameroun », aurait notamment déclaré Edouard Messou à « une radio française », rapporte les médias camerounais.

PricewaterhouseCoopers dément

Problème, PricewaterhouseCoopers assure que l’Ivoirien, actuellement en vacances, n’a jamais tenu ces propos. Qui dit la vérité ? L’entreprise britannique ne souhaite pas faire plus de commentaires sur cette affaire.

Le « désistement » de PwC n’a pas davantage été expliqué par la CAF, laissant place aux spéculations. Le 18 août, le président de la Fédération camerounaise de football, Sidiki Tombi a Roko a ainsi adressé une lettre à la CAF indiquant que « toutes les dispositions nécessaires pour assurer [la] sécurité [des membres de la visite d’inspection] pendant leur séjour » avaient été prises.

Issa Hayatou, conseiller du Cocan

L’organisation de la CAN 2019 est devenue un sujet explosif au Cameroun, ces dernières semaines. En juillet, la CAF a acté le passage d’une Coupe d’Afrique des nations de 16 à 24 équipes dès la prochaine édition de la compétition.

Le président de la Confédération africaine de football, le Malgache Ahmad, a indiqué deux semaines plus tard que « même à quatre équipes, le Cameroun [n’était] pas prêt (à organiser la CAN). Il va devoir travailler pour nous convaincre de sa capacité à accueillir l'événement. » Des propos interprétés par la presse locale comme une volonté d’écarter le Cameroun au profit d’un autre pays, comme le Maroc.

La semaine passée, l’ex-président de la CAF Issa Hayatou a été nommé conseiller du Comité d’organisation de la CAN 2019. Le Camerounais avait lui aussi modérément apprécié les propos de celui qui l’a battu en mars à Addis-Abeba.

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