Fodé Doré, à la recherche du meilleur de soi-même - Afrique foot - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

Fodé Doré, à la recherche du meilleur de soi-même

media Fodé Doré, ici sous le maillot du SCO Angers, contre Bordeaux, le 16 juillet 2015. AFP PHOTO / XAVIER LEOTY

En manque de temps de jeu à Angers, l'attaquant international congolais Fodé Doré a été prêté à Clermont cette saison. Pour mieux retrouver l’élite, le Diable rouge va donc évoluer en Ligue 2 dans le but de retrouver toutes ses capacités physiques après une grave blessure en 2015 qui lui a fait perdre du temps.

Dans la planète football, il y a les stars, dont Neymar, qui défraye la chronique depuis des semaines. Et les autres. Ces joueurs qui transpirent à grosses gouttes pour progresser, parfois même relancer une carrière. Ceux-là sont légion et restent le principal contingent d’un sport où la concurrence est souvent rude, voire féroce.

Le congolais Fodé Doré en sait quelque chose, lui qui a connu une grave blessure en 2015 avec une fracture du tibia qui l’avait éloigné des terrains pendant cinq mois. Aujourd’hui, le Diable rouge est prêté par Angers à Clermont en Ligue 2. L’attaquant qui mesure presque deux mètres sort d’une saison difficile, avec seulement neuf apparitions en Ligue 1, et aucun but marqué.

Se relancer, reprendre le rythme, avoir du temps de jeu

« C’était dur pour moi. Quand tu reviens de blessure, c’est compliqué de récupérer toutes ses capacités », explique sagement à RFI Fodé Doré. Celui qui est connu comme l’un des meilleurs buteurs de la sélection du Congo-Brazzaville (10 réalisations), a pour objectif de se relancer, reprendre le rythme, avoir du temps de jeu et apporter son « expérience » de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Il compte 105 matches de deuxième division avec Angers. En tout cas, pour Fodé Doré, il ne faut surtout ne pas se perdre. Dit comme ceci, c’est un peu abrupt. Mais c’est parfois la réalité.

Fodé Doré, qui a connu les championnats roumain et bulgare, compte donc sur son passage dans le club auvergnat pour ne pas sombrer dans l’anonymat. « Je veux donner le maximum pour moi et l’équipe. Faire marquer et marquer comme je sais le faire », explique-t-il. Pour l’international congolais, la première des choses est de « retrouver » son physique.

Ensuite, il pourra penser à « briller » sur le terrain. Lors de la première rencontre face au Paris FC, il est entré à l’heure de jeu. « De par sa taille, de ses capacités athlétiques, on attend de lui plus d’engagement. Il va falloir qu’il fasse beaucoup plus », prévient son entraîneur Corinne Diacre. Fodé Doré est arrivé à Clermont en cours de préparation.

Un bon camarade

« Je serai devant ma télévision pour leur premier match », avoue Fodé Doré en pensant à ses coéquipiers d’Angers. Il faut dire que l’homme est bon camarade. En atteste cette aventure collective lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale où les Diables rouges ont atteint, contre toute attente, les quarts de finale battus par la RDC dans un derby qui a tenu toutes ses promesses.

Le Congo menait 2-0 avant que la RDC n’inscrive 4 buts en 25 minutes. On l’avait croisé pour la toute première fois en sélection avec son pote Thievy Bifouma. « Pour nous, la CAN 2015 et notre parcours jusqu’en quarts de finale reste une référence, raconte Fodé Doré. On avait le projet de passer les phases de poules et Claude Le Roy nous a envoyé plus loin. Même si je n’ai pas terminé le match face à la RDC, car ma cuisse m’avait lâché. J’avais l’impression d’avoir trahi mon équipe, car on était une bande de copains. On vivait bien cette aventure. » Les Diables Rouges n’avaient plus atteint ce stade de la compétition depuis plus de vingt ans.

« J’ai adoré travailler avec Fodé »

« Fodé Doré, c’est quelqu’un dont il faut être proche, car il a besoin d’amour, nous raconte Claude Le Roy, désormais sélectionneur du Togo. Mais il faut aussi être intransigeant avec lui. Il a été exemplaire avec moi. C’était une relation très chouette, j’ai adoré travailler avec Fodé. On avait bossé comme des fous et je crois qu’il doit continuer à faire plus. Il mériterait de jouer au haut niveau et il doit en prendre conscience ». Claude Le Roy se souvient encore des quatre buts que Fodé Doré avait marqués en Guinée Bissau en septembre 2016 lors des éliminatoires de la CAN 2017.

Désormais, avec leur nouvel entraîneur Sébastien Minier, le Congo et Fodé Doré ne veulent surtout pas rater la prochaine édition en 2019. Une CAN à 24 qui devrait leur laisser « plus de chance » d’atteindre la phase finale. On ne peut que lui souhaiter un futur… doré !

Chronologie et chiffres clés
Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.