Va-t-on vers une Coupe d’Afrique des nations à vingt-quatre? - Afrique foot - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

Va-t-on vers une Coupe d’Afrique des nations à vingt-quatre?

media Le Camerounais Benjamin Moukandjo lors de la CAN 2017 au Gabon. RFI/Pierre René-Worms

Le symposium organisé par la Confédération africaine de football à Rabat, les 18 et 19 juillet, pourrait alourdir le cahier de charges dès la CAN 2019. Une possibilité de passer de 16 à 24 pays est en discussion et le pays organisateur devrait dans ce cas disposer de six villes hôtes au lieu de quatre. Plusieurs autres sujets majeurs du football africain seront discutés à Rabat.

De notre envoyé spécial à Rabat,

Lúcio Antunes n’en démord pas. L’ancien joueur qui a emmené le Cap-Vert en quarts de finale de la CAN 2013 en Afrique du Sud en tant que sélectionneur reste persuadé qu’une phase finale de la CAN à 24 permettrait à de « petites nations » du football africain d’avancer et de se structurer plus rapidement. Pour Lúcio Antunes, le fait de participer plus facilement à la plus grande compétition continentale de football mettrait les joueurs dans un autre état d’esprit.

Entrer plus facilement dans la cour des grands

Son homologue Baciro Cande, qui a vécu aussi en tant que sélectionneur la première CAN de la Guinée-Bissau au Gabon en 2017, est sur la même longueur d’onde. Il rêve d’ailleurs à une deuxième participation qui serait plus simple à obtenir avec huit équipes supplémentaires.

« Cela fait très longtemps que l’on essaye d’ouvrir la porte pour entrer », raconte de son côté Hervé Eric Lougoundji, sélectionneur de la Centrafrique. Un pays qui a été trois fois deuxième de son groupe mais qui n’est jamais passé « dans la cour des grands ». Et surtout, ne lui parler pas d’une CAN tous les quatre ans : « Ça c’est bon pour la Coupe du monde ». « Le sport nous unit et fait avancer notre continent », dit-il en ajoutant que « le football c’est trop important pour attendre aussi longtemps entre deux éditions ».

Passer de 16 équipes à 24 reste tout de même un sacré défi. En cas de cahier des charges alourdi dès la CAN 2019 – six stades au lieu de quatre –, peu de nations seraient actuellement capable de le relever. Le Cameroun, prochain pays hôte, va devoir déjà passer la vitesse supérieure pour être dans les clous à temps avec l'ancienne formule.

Le symposium va trancher par rapport au cahier des charges

Dans le cas contraire, l'ouverture à la candidature d'autres pays serait sérieusement envisagée. Le Maroc et l’Algérie pourraient entrer dans la course. « Le symposium va trancher par rapport au cahier des charges et à l’organisation de la CAN d’une manière générale. Les conclusions de ce panel vont concerner l’édition 2019. Le Cameroun devait l’organiser dans un ancien format. Le Cameroun sera-t-il capable de remplir les nouveaux cahiers des charges, nous le saurons dans les prochains jours. En cas de non capacité, l’ouverture à la candidature d’autres pays sera annoncée. Le Maroc sera dans la course », a indiqué Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et vice-président de la CAF, dans un entretien à L’Economiste. Une CAN à 24 équipes demande aussi des infrastructures hôtelières, des terrains d’entraînement et des moyens de locomotion.

« Quand je vois l’état d’avancement des travaux au Cameroun, moi qui disais dès le départ qu’il fallait aller très vite, je me dis que le travail est loin d’être achevé et que c’est sûrement sur cela que surfe le président algérien Kheireddine Zetchi », déclarait Patrick Mboma dans un entretien accordé il y a quelques jours à RFI.

« Une CAN en juin, mais pas à 24 car on perdrait en qualité »

« Une CAN à 24, cela m’inquiète un peu ! Je ne suis pas certain que l’on est autant de pays capable de l’organiser surtout si c’est tous les deux ans », avoue Ahmed Yahya, président de la Fédération de football de Mauritanie. « Je suis pour une CAN en juin, mais pas à 24 car on perdrait en qualité. Cela réduirait fortement l’intérêt de cette compétition », dit de son côté l’ancien international sénégalais Diomansy Kamara qui pointe la réforme de la CAN comme la chose la plus important à régler par le nouveau président.

L’ancien international algérien Rabah Madjer croisé dans les couloirs du Palais des congrès n’a pas encore d’avis sur la question. Le groupe de travail censé se pencher sur la question fera certainement avancer sa réflexion. Lors de l’ouverture du Symposium, le président de la FIFA, Gianni Infantino, entre les lignes, n’a pas caché son souhait d’une CAN à 24 équipes.

Sur le même sujet
Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.