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La CAN, un antalgique contre les problèmes communautaires au Cameroun?

media Des supporters du Cameroun à la CAN 2017. RFI/Pierre René-Worms

Le trophée de la Coupe d'Afrique des nations fait une tournée au Cameroun après la victoire des Lions indomptables, le 5 février dernier en finale. En ce moment, la caravane passe par les régions anglophones, des zones en crise depuis des mois. La minorité linguistique se sent marginalisée et conteste le pouvoir central, qui a choisi la fermeté. Des leaders ont été arrêtés, Internet est totalement coupé.

Vendredi 24 février 2017, après Bamenda et Douala, le trophée de la CAN de football a fait escale à Buéa, capitale de la région Sud-Ouest du Cameroun. La coupe était portée par l'attaquant Ndip Tambe, seul Lion indomptable qui a pu prendre part à la caravane. A Tiko, Limbé ou Buéa, le public a répondu présent par milliers.

Le pari était loin d’être gagné d’avance. Deux jours plus tôt, dans cette région déjà marquée par des séries d'opérations « ville morte » et des revendications bruyantes sur le retour au fédéralisme, une nouvelle poussée de fièvre avait opposé des jeunes de la localité aux forces de l’ordre camerounaises.

L’humeur des populations du Sud-Ouest n’était donc pas spécialement à la fête, mais le trophée de la Coupe d'Afrique des nations a opéré sur place comme un antalgique. Mieux encore, l’étape de Buéa a permis aux autorités de convoquer l’esprit des « Lions » pour aplanir les différends politiques.

Ndip Tambe, fils de la région et jeune avant-centre des Lions indomptables et du club slovaque FC Spartak Trnava, y est aussi allé de son mot d’apaisement. Il a appelé les parents à laisser les enfants retourner à l’école, pendant que le maire de Buéa reprenait à son compte un discours répété à l’envi à Yaoundé : « Le Cameroun est un et indivisible. »

Dans cette euphorie, les uns et les autres se sont donné rendez-vous pour lundi prochain, histoire de bien apprécier l’impact de cette escale à Buéa du trophée de CAN. Lundi est en effet supposé être une nouvelle journée « ville morte ».

→ À relire : Le trophée de la CAN en tournée dans les zones anglophones en crise au Cameroun.

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