CAN 2017: les Burkinabè satisfaits du bronze - Afrique - RFI

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Un policier a déjoué une attaque-suicide devant un commissariat ce dimanche 26 février au soir à Constantine, dans l'est de l'Algérie, en tirant sur la ceinture explosive portée par le kamikaze qui s'est alors déclenchée. Les autorités n'ont pas précisé si l'assaillant avait été tué ou blessé par l'explosion. Selon les médias locaux, deux policiers ont été blessés. Au moment de l'attaque, qui s'est produite vers 21H00 (20H00 GMT), une forte explosion a été entendue près de ce commissariat du centre de Constantine, selon l'agence de presse APS.

CAN 2017: les Burkinabè satisfaits du bronze

media La joie des joueurs burkinabè. AFP

Le stade de Port-Gentil a accueilli ce samedi 4 février la petite finale pour attribuer la troisième place de la CAN 2017. Le Burkina Faso s’est imposé sur le score de 1-0 face au Ghana. A la sortie des vestiaires, les Etalons étaient satisfaits d’avoir remporté la médaille de bronze.

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De notre envoyé spécial à Port-Gentil,

Le Burkina Faso a réussi à s’imposer 1-0 face au Ghana, au terme des 90 minutes de jeu de la petite finale. Une victoire qui atténue quelque peu la défaite face à l’Egypte lors des demi-finales.

Médaille de bronze pour les Etalons

Gagner face aux Black Stars a permis au Burkina Faso de pouvoir remporter la médaille de bronze. Toutefois, pour Paulo Duarte, sélectionneur des Burkinabè, la tâche était difficile. « Cela n’a pas été facile de récupérer la confiance avant le match face au Ghana. D’ailleurs on a senti cela lors de la première période, où le Ghana a été supérieur, car ils ont fait tourner avec sept nouveaux joueurs, tandis que nous, on a gardé la même base. A la mi-temps on a corrigé ce qui n’allait pas. Les joueurs ont compris. On a créé beaucoup d’occasions et on a réussi à marquer d’une manière splendide. Le bilan est extraordinaire pour le Burkina Faso, qui jusqu’à maintenant n’avait participé qu’à une finale et a remporté pour la première fois la médaille de bronze, même si on a une saveur amère dans la bouche », admet l’entraîneur portugais.

Quant au buteur de la soirée, Alain Traoré, il n’oublie pas ce qui fait la force de cette équipe du Burkina Faso : la solidarité. « Bertrand provoque la faute et je tire bien. C’est la victoire du collectif et non des individualités. Depuis le début de la compétition, on ne lâche rien. On est parvenu à une consécration avec la victoire face au Ghana. On joue toujours à fond jusqu’à la dernière minute, où certaines équipes se relâchent », concède le milieu offensif burkinabè.

La rencontre n’aura pas été de tout repos, comme nous le rappelle Bertrand Traoré, attaquant des Etalons : « C’était un match très compliqué et je ne veux pas remettre une couche sur la pelouse, même si elle a compliqué la tâche aux deux équipes. Je pense que le Ghana a eu sa mi-temps et nous la notre. On a mieux joué en deuxième période et on est récompensé par cette victoire. Effectivement on était fatigué, ça s’est ressenti, mais je pense qu’avec la volonté, on a poussé, et on a pu le faire. Le Burkina, c’est la détermination et on ne lâche rien ».

Une récompense amère

La troisième place acquise par le Burkina Faso, est la deuxième meilleure performance de l’équipe à la Coupe d’Afrique des nations, après la finale perdue en 2013 face au Nigeria. Une satisfaction pour Alain Traoré : « En cinq participations, j’ai deux médailles, une en argent et une en bronze. Je voulais l’or, mais bon, on est très contents. On va rentrer chez nous en étant la troisième nation africaine. C’est une récompense pour nous », s’exclame le milieu de terrain de Kayserispor en Turquie.

Le parcours du Burkina Faso a été semé d’embûches, tant sur le plan sportif avec des matches compliqués dès la phase de groupe, mais aussi sur le plan mental. « Beaucoup de personnes ne croyaient pas en nous. On ne voyait pas le Burkina Faso arriver à cette place-là. Je pense qu’il n’y a pas de secrets, c’est le travail qui paye. On a fait beaucoup de sacrifices car on a laissé nos familles dès le 28 décembre. On est très fiers ce soir, ça a payé, car face à l’Egypte, on ne devait pas perdre », martèle Aristide Bancé, l’attaquant des Etalons.

Pour Préjuce Nakoulma, attaquant burkinabè, il faut savoir se contenter de ce qu’on a, même si l’objectif était bien plus élevé. « Notre objectif était de jouer la finale. On n’a pas pu le faire, mais la troisième place est méritée. On a vraiment tout donné pour sortir la tête haute du tournoi. On était déçu face à l’Egypte car on avait bien joué. Le football est ainsi fait et on prend la médaille de bronze avec fierté et honneur », souligne Préjuce Nakoulma, attaquant qui va évoluer au FC Nantes, en première division française.

Du côté du technicien portugais, Paulo Duarte, la satisfaction était énorme, mais il affirme qu’il aurait quand même voulu plus. « La troisième place a été méritée, mais je pense qu’on aurait dû être en finale. Personne ne nous a battus. On a gagné trois fois et on a fait trois nuls. Notre meilleur match a été face à l’Egypte avec 65% de possession de balle. J’ai toujours cru que le trophée serait pour nous », assure Paulo Duarte, l’entraîneur du Burkina Faso.

Les Etalons vont maintenant se tourner vers d’autres objectifs, comme la Coupe du monde 2018 en Russie. Leur prochain match pour les éliminatoires dans la Zone Afrique sera au Sénégal, le 28 août 2017.

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