CAN 2017: une élimination ivoirienne révélatrice? - Afrique - RFI

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CAN 2017: une élimination ivoirienne révélatrice?

media L'Ivoirien Wilfried Bony lors de la défaite de la Côte d'Ivoire face au Maroc, à la CAN 2017. Pierre René-Worms / RFI

L’équipe de football de la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a été éliminée dès le premier tour de la CAN 2017, ce 24 janvier à Oyem. Ce coup d’arrêt, après six qualifications de suite en quarts de finale du tournoi, s’explique en grande partie par une certaine régression, depuis deux ans. Explications.

♦ Découvrez: le calendrier et les résultats, les équipes, les joueurs.

Le football ivoirien a subi un grand coup d’arrêt, ce 24 janvier 2017 au Gabon. Son équipe nationale A, championne d’Afrique en titre, a été éjectée dès la phase de groupes de la CAN 2017.

Pour trouver pire performance, il faut remonter à la CAN 2004 et à la non-qualification des « Eléphants » pour le tournoi. La sélection ivoirienne avait en effet franchi le premier tour des six dernières Coupes d’Afrique des nations…

La Côte d’Ivoire passera un autre test entre les mois d’août et de novembre 2017, avec la fin des éliminatoires africaines pour la Coupe du monde 2018. Elle disputera alors quatre matches cruciaux. Leurs résultats permettront de savoir si cette CAN 2017 a été un accident de parcours ou pas, les Ivoiriens ayant disputé les trois dernières phases finales (2006, 2010, 2014) du plus prestigieux tournoi de football.

Un sélectionneur fragilisé

Afin de décrocher la qualification pour le Mondial 2018, les dirigeants de la Fédération ivoirienne (FIF) vont sans doute se poser beaucoup de questions. La première sera vraisemblablement de savoir si Michel Dussuyer est toujours le sélectionneur qu’il faut aux « Eléphants ».

Dans pareille situation, il est en effet rare que la légitimité de l’entraîneur ne soit pas remise en cause. A raison ou pas. Or, le Français, en place depuis juillet 2015, présente un bilan contrasté, à la tête de l’équipe nationale A.

D’un point de vue strictement comptable, ses 5 victoires, 8 nuls et cette unique défaite, face au Maroc, n’ont certes rien d’infamant. Mais c’est davantage le manque d’efficacité offensive de la Côte d’Ivoire qui interpelle, depuis plusieurs mois.

Une équipe moins forte

L’explication semble pourtant simple : cette sélection ivoirienne est moins forte notamment que celle sacrée en 2015, en Guinée équatoriale. Elle dispose certes de jeunes joueurs brillants, notamment en défense, comme Serge Aurier (Paris Saint-Germain/France) ou Eric Bailly (Manchester United/Angleterre). Mais elle a aussi perdu beaucoup de joueurs emblématiques.

Après la retraite internationale de l’attaquant Didier Drogba en 2014, le gardien de but Copa Bary, le défenseur Kolo Touré et surtout le milieu de terrain Yaya Touré ont eux aussi tiré leur révérence.

Quant aux joueurs censés assurer la relève, plusieurs d’entre eux ont connu des mésaventures : l’ailier Gervinho a choisi un exil doré en Chine ; le milieu offensif Max Gradel a enchaîné les blessures ; l’avant-centre Wilfried Bony a vécu deux dernières années difficiles, dans le championnat d’Angleterre...

Pas d’état de grâce, cette fois

Les cadres présents à la CAN 2017, comme le milieu de terrain Geoffroy Serey Dié ou l’ailier Salomon Kalou, n’ont en outre peut-être pas réussi à transmettre l’état d’esprit qui avait permis à la sélection ivoirienne de se surpasser, en 2015.

En Guinée équatoriale, les footballeurs ivoiriens semblaient en effet empreints d’un sentiment de revanche, après de nombreuses expériences rageantes, dont des défaites en finale des CAN 2006 et 2012.

Au Gabon, la sélection de Côte d’Ivoire 2017 aura surtout donné l’impression d’être une équipe en gestation. Avec un réél potentiel certes. Mais pas encore prête à assumer le lourd héritage de la « Génération Drogba »…

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