Madjid Bougherra: «Le plus important, c’est de rebondir vite» - Afrique foot - RFI

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Un policier a déjoué une attaque-suicide devant un commissariat ce dimanche 26 février au soir à Constantine, dans l'est de l'Algérie, en tirant sur la ceinture explosive portée par le kamikaze qui s'est alors déclenchée. Les autorités n'ont pas précisé si l'assaillant avait été tué ou blessé par l'explosion. Selon les médias locaux, deux policiers ont été blessés. Au moment de l'attaque, qui s'est produite vers 21H00 (20H00 GMT), une forte explosion a été entendue près de ce commissariat du centre de Constantine, selon l'agence de presse APS.

Madjid Bougherra: «Le plus important, c’est de rebondir vite»

media Madjid Bougherra avec le maillot des Vert en 2013. AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

L'ancien capitaine des Verts, Madjid Bougherra, qui vient de mettre fin à sa carrière de joueur, fait partie du staff de la sélection algérienne comme conseiller, durant cette CAN 2017. Il fait le lien entre les joueurs et le sélectionneur et prodigue des conseils aux Fennecs. Bougherra répond en exclusivité aux questions de RFI avant le derby face à la Tunisie, du jeudi 19 janvier à Franceville.

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Franceville, envoyé spécial

RFI : Quel est l’état d’esprit de l’équipe d'Algérie avant d’affronter la Tunisie et après ce match nul face au Zimbabwe qui sonne comme une contre-performance (2-2) ?

Madjid Bougherra : Il y a un esprit de revanche. A la fin du match face au Zimbabwe, il y avait de la frustration après une première période ratée et une seconde mi-temps avec une meilleure réaction. L’équipe va garder en tête ces quarante-cinq dernières minutes pour prouver qu’elle peut faire beaucoup mieux. Je crois qu’elle est préparée et motivée pour ce derby face à la Tunisie.

Comment expliquez cette entrée en matière compliquée durant la CAN 2017 ?

Presque toutes les grosses nations ont du mal à débuter dans cette CAN. Nous l’avons vécu en 2010, 2013 et 2015. Nous sommes conscients qu’il ne faut pas rééditer cette première mi-temps. Depuis l’échec face au Cameroun à domicile [éliminatoires Mondial 2018 (1-1), ndlr], il y a certainement de la fébrilité et un manque de confiance. Il nous faut un esprit d’équipe et de solidarité. Si tout le monde défend et attaque en même temps, si nous restons en bloc, nous ferons la différence. Notre problème, c’est peut-être le replacement défensif dans la transition offensive-défensive. Il faut combler cette espace entre la défense et le milieu.

Peut-être que le jeu de l'Algérie est trop basé sur les individualité
s ?

Non, je ne le crois pas. C’est vrai que nous avons de grandes individualités. Nous dépensons beaucoup d’énergie offensivement, nous pouvons marquer à tout moment. Avec les conditions climatiques, on ne peut pas demander aux attaquants de faire des allers-retours pendant quatre-vingt-dix minutes. Il faut combler les brèches dans ces phases de jeu et on y travaille. Mais je crois que tout le monde en est conscient, surtout avant ce match qui s'annonce très tactique face à la Tunisie.

Que pensez-vous de la charnière centrale composée d’Aïssa Mandi et Rami Bensebaini ?

C’est très bon pour l’avenir. Ce sont deux jeunes talents. Ils ont bien travaillé ensemble pour leur premier match. Il y a longtemps que l’on cherche une paire centrale. Ils sont concentrés, sérieux et disciplinés et c’est une chose importante. Je sais qu’en Coupe d’Afrique il faut une certaine expérience, mais avec de l’envie et du cœur, c’est possible. Surtout quand tu joues pour l’Algérie !

Justement, que dites-vous à Rami Bensebaini, puisque c’est votre rôle de le conseiller ?

Il y a longtemps que l’on se parle. On le faisait bien avant qu’il soit en équipe nationale. Je lui ai toujours dit qu’il était l’avenir des Fennecs et qu’il ne fallait pas qu’il se prenne la tête. Comme tous les défenseurs, des erreurs, il en fera. Je lui ai dit que pour les premiers matches, il fallait qu’il joue simple, en étant très concentré dans les passes et dans les duels. C’est quelqu’un qui a une nonchalance naturelle, c’est son jeu. Mais il ne doit pas prendre de risques. Je lui ai dit que match après match il prendrait de l’assurance et deviendrait vite un joueur confirmé. A ce moment-là, il jouera son jeu naturel. Pour l’instant, il doit être simple et efficace.

Que pensez-vous apporter à ce groupe, une année après votre retraite internationale ?

Ce n’est pas évident car il n’y pas si longtemps j’étais encore sur le terrain pour replacer et motiver mes coéquipiers. Je veux leur expliquer cet amour que je porte à l’équipe nationale. La sélection algérienne, c’est autre chose qu’un club. L’état d’esprit est différent. Que tu joues ou pas, il faut être heureux et jamais égoïste. J’essaye de voir ce qui ne va pas, de donner des conseils. Après l'échec au Nigeria [défaite 1-3 pour la seconde journée des éliminatoires du Mondial 2018, ndlr], c’était important d’avoir une bonne atmosphère. Pour le moment, l’état d’esprit est irréprochable. Il n’y a pas eu de conflit. En ce qui concerne le technico-tactique, c’est quelque chose qui me dépasse aujourd’hui. Il y a un coach pour faire ce travail. Je suis là pour épauler les joueurs en cas de besoin. Il y a un travail mental à faire pour être encore meilleur car nous avons des joueurs de qualité, c'est indéniable.

Vous avez vécu un huitième de finale historique au Brésil, au Mondial 2014, et aujourd’hui, nous avons l’impression que c’est presque un handicap
pour les Fennecs...

Il faut dire la vérité : en Algérie on attend beaucoup de cette équipe. Avec ce huitième de finale au Brésil et ce quart de finale à la CAN 2015, tout le monde imaginait que les Verts montaient en puissance. Et puis, il y a eu ce passage difficile. Le plus important, c’est de rebondir vite. De 2004 à 2008, il n’y avait eu aucune qualification en phase finale de la CAN. Aujourd’hui les gens sont déçus, mais demain ils seront peut-être heureux. Il reste deux matches ! En 2010, nous avions perdu face au Malawi et on s’est finalement qualifiés au second tour [défaite 4-0 face à l’Egypte en demi-finale, ndlr]. Ce match nul face au Zimbabwe n’est pas si catastrophique.

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