CAN 2017: la Guinée-Bissau, le petit poucet - Afrique - RFI

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CAN 2017: la Guinée-Bissau, le petit poucet

media Baciro Candé, sélectionneur de la Guinée-Bissau, lors de son passage à RFI à Paris le 13 octobre 2016. RFI/Sébastien Bonijol

Pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des nations, la Guinée-Bissau va disputer le match d’ouverture face au pays hôte, le Gabon, au Stade de l’Amitié à Libreville ce samedi 14 janvier. Toutefois, les Bissau-Guinéens n’ont pas l’intention de faire de la figuration durant la compétition. Baciro Candé, l’entraîneur des « Djurtus », reconnaît les limites de son équipe, mais il espère réussir à surprendre durant l’épreuve.

De notre envoyé spécial à Libreville,

Ce samedi 14 janvier, la Guinée-Bissau va prendre part pour la première fois dans son histoire à la CAN, qui se déroule au Gabon. Une présence en phase finale que les Bissau-Guinéens sont allés chercher avec ténacité, car ils sont passés de la dernière place à la première. Après les deux premières journées des éliminatoires, les « Djurtus » n’avaient qu’un seul petit point, pourtant ils finissent leaders avec 10 unités, une seule devant le Congo, dans un groupe qui comptait avec la Zambie et le Kenya. Une prouesse qu’ils veulent reproduire.

Une équipe sans pression

La Guinée-Bissau est considérée comme le petit poucet du tournoi, une condition que ne conteste pas l’entraîneur de la sélection, Baciro Candé, qui toutefois ne pense pas que tout est joué d’avance. « Normalement dans le football, il n’y a pas de résultats anticipés. Nous respectons le Gabon, nous savons que dans notre groupe il y a aussi le Cameroun et le Burkina Faso, deux excellentes équipes, et que nous, c’est la première fois que nous participons à cette phase finale. Nous reconnaissons que notre équipe a quelques limites, mais cela n’empêche pas de rêver, de faire notre travail et j’espère que nous irons le plus loin possible », affirme le Bissau-Guinéen.

D’ailleurs Baciro Candé admet que la qualification de l’équipe est surtout due au travail qui a été fait en amont. « C’est tout simplement la continuité du travail réalisé depuis quelques années. On est un pays modeste, mais on a d’excellents joueurs. Dans notre pays, il n’y a pas de championnat professionnel, donc on dépend de l’étranger, de l’Europe, où évoluent nos joueurs. Quand nous avons récupéré l’équipe, nous avons apporté un mental de gagnant, l’esprit de sacrifice, et on a essayé d’être unis au maximum pour créer une cohésion. C’est de la cohésion que sont nés nos résultats », assure l’entraîneur de la Guinée-Bissau.

Les « Djurtus » vont donc débuter cette épreuve sans pression, l’entraîneur faisant confiance à ce petit plus que ses joueurs avaient lors des éliminatoires. « La Guinée-Bissau dépend de son collectif, de son esprit de sacrifice, qu’on a toujours eu durant les éliminatoires. Le collectif des « Djurtus » est notre plus grande force, c’est ce qui fonctionne au sein de notre équipe. Nous sommes ici, à cette CAN, sans aucune pression », souligne Baciro Candé.

Une nation derrière ses joueurs

En Guinée-Bissau, la ferveur est à son maximum depuis que les Djurtus se sont entraînés à domicile avant de s’envoler pour le Gabon. « Quand nous avons quitté le pays, les gens se sont regroupés comme je ne l'ai jamais vu auparavant en Guinée-Bissau. Il y a eu un mouvement de foule énorme. Je pense que tout le pays s’est réuni à Bissau pour encourager la sélection lors du départ pour la CAN. C'est un évènement qui atteint des proportions que même la politique n'a pas réussi à faire, et ça il faut le souligner », s’enthousiasme Baciro Candé.

L’entraîneur bissau-guinéen va même encore plus loin, comparant cette compétition à un évènement majeur de l’histoire du pays. « On peut, presque, affirmer que c’est une seconde indépendance, parce qu’en ce moment ce qu’on vit ici paralyse complètement le pays. Tout le monde attend ce premier match face à l’équipe du Gabon », surenchérit Baciro Candé.

Le président de la Fédération de la Guinée-Bissau, Manuel Nascimento Lopes, plus connu sous le nom de « Manelinho » ne cache pas sa satisfaction d’être présent à la CAN Total 2017. « Pour moi, c’est un honneur comme Bissau-Guinéen d’être ici pour cette épreuve. Le jour où les joueurs ont quitté Bissau, la capitale, pour le Gabon, je n’étais pas présent, car j’ai anticipé mon départ. Je ne voulais pas être submergé par les émotions, car je suis un patriote. J’ai tout donné pour que le pays soit à cet endroit aujourd’hui. Je voudrais remercier tous ceux qui ont accompagné, que ce soit moralement ou psychologiquement, la Sélection lors de ces péripéties jusqu’à la compétition au Gabon. Je dois également remercier le peuple bissau-guinéen pour son soutien indéfectible », lance Manelinho, qui a récemment reçu le prix de meilleur dirigant lors des Glo-CAF Awards à Abuja au Nigeria.

La Guinée-Bissau, le petit poucet qui compte à peine plus d’un million et demi d’habitants, débute son histoire lors d’une phase finale de la CAN ce samedi 14 janvier en affrontant le pays hôte, le Gabon.


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