Baciro Candé: «La Guinée-Bissau veut atteindre les quarts de finale de la CAN» - Afrique - RFI

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Baciro Candé: «La Guinée-Bissau veut atteindre les quarts de finale de la CAN»

media Baciro Candé, sélectionneur de la Guinée-Bissau, lors de son passage à RFI à Paris le 13 octobre 2016. RFI/Sébastien Bonijol

La Guinée-Bissau s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour la Coupe d’Afrique des nations. Derrière cette équipe, un homme, Baciro Candé, inconnu du grand public, qui veut créer la surprise au Gabon. De passage à Paris, RFI l'a rencontré. Le sélectionneur est venu essayer de convaincre des nouveaux binationaux de représenter les « Djurtus ». L'occasion de nous expliquer son parcours et ses objectifs pour la CAN.

Baciro Candé, né le 6 avril 1967, aura devant lui un énorme défi qui est de mener la sélection nationale de la Guinée-Bissau le plus loin possible au Gabon entre le 14 janvier et le 5 février. « Mister Candé », ou tout simplement Baciro Candé, est l’entraîneur de la Guinée-Bissau depuis le début de cette année 2016, remplaçant le Portugais Paulo Torres qui a eu des difficultés à la tête des « Djurtus ». Depuis l’arrivée de Baciro Candé, les Bissau-Guinéens ont un excellent bilan avec trois victoires pour seulement une défaite avec un groupe soudé sans aucune star. Sur les deux rencontres face au Kenya, la Guinée-Bissau l’a emporté à chaque fois sur le score de 1-0, puis à domicile face à la Zambie ce fut une victoire 3-2. Lors du dernier match, où certes il n’y avait plus d’enjeux pour les Bissau-Guinéens, le Congo a battu la Guinée-Bissau sur le score de 1-0. Ce petit pays de l’ouest de l’Afrique s’est donc qualifié pour la prochaine CAN en terminant à la première place du groupe E avec 10 points au compteur.

RFI : Comment a débuté votre carrière d’entraîneur ?

Baciro Candé : J’ai commencé ma carrière d’entraîneur dans ma ville natale, Farim, au sein du club local avec lequel j’ai gagné la Coupe de la Guinée-Bissau. J’ai pu engranger de l’expérience dans plusieurs clubs jusqu’à mon arrivée au Sporting Club de Bissau où j’ai remporté 9 titres de champion, dont cinq consécutifs. J’ai également soulevé cinq Coupes et cinq Supercoupes de la Guinée-Bissau, et j’ai même participé à la Ligue des Champions africaine.

Puis ce fut une première fois la sélection ?

Oui, j’ai pris en main la sélection nationale, et pendant mon parcours avec les « Djurtus », j’ai toujours atteint les demi-finales des compétitions auxquelles on a participé, comme la Coupe Amílcar Cabral. J’ai aussi été éliminé par le Mali en éliminatoires de la Coupe du monde 2010, où l'on a perdu 1-0. Mais à l'époque, on devait composer avec pratiquement que des joueurs du championnat interne. J’ai été sélectionneur jusqu’en 2008, puis je suis parti au Portugal entraîner l’équipe d’Oeiras.

Un nouveau tournant se produit dans votre vie en 2014 ?

Le président du Sporting Club de Bissau, Hussein Farhat, m’a rappelé, je suis revenu en Guinée-Bissau et j’ai fini deuxième du championnat derrière le Benfica de Bissau. L’année dernière, le championnat n’a pu se terminer. Pourtant, avec le Sporting après 7 journées, nous étions en tête avec cinq points d’avance, et même si dans le football il y a des surprises, nous étions sur les bons rails pour être champions.

Sans le championnat à disputer, vous avez eu une proposition qui ne se refuse pas ?

J’ai eu la chance que le président de la Fédération, Manuel Nascimento Lopes « Manelinho », me fasse confiance. Il m’a confié les rênes de la sélection lors d’une phase très compliquée que ce soit au niveau politique ou sportif. Il y avait beaucoup de tensions dans le pays. Mais je n’y ai pas réfléchi à deux fois. Mon pays est au-dessus de tout, mon pays est à la première place, j’ai tout parié sur la sélection nationale, maintenant on est à la CAN, on va essayer de faire de notre mieux et surtout être digne de notre pays.

Au moment où vous reprenez les « Djurtus », la situation était quand même compliquée...

Quand j’ai pris les rênes de la sélection, elle occupait la dernière place du groupe avec un point, mais avec la volonté et la détermination de tous les Bissau-Guinéens, non pas seulement de l’entraîneur, mais de tous ceux qui directement ou indirectement ont soutenu l’équipe, nous avons réussi à atteindre notre objectif qui était d’aller à la CAN.

Justement, quels seront les objectifs de la Guinée-Bissau durant la phase finale au Gabon ?

Nous disposons d'une équipe jeune. Nous sommes un nouveau pays dans cette compétition, c’est la première fois qu’on va y participer et on va y rencontrer, entre guillemets, des « vautours » (rires) qui ont une large expérience de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce que l'on va essayer de faire, c’est de donner le meilleur de nous-mêmes, de travailler beaucoup pour atteindre notre objectif qui est de passer la phase de groupes. Ensuite, si nous réussissons, ce sera étape par étape.

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