Chan 2016 (photo): les Kinois en tenue d'apparat - Afrique foot - RFI

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Chan 2016 (photo): les Kinois en tenue d'apparat

media Deux jeunes supporters congolais, le 7 février 2016 à Kinshasa, à l'occasion de la finale du Chan 2016 remportée par la RDC face au Mali. Habibou Bangré

La République démocratique du Congo a conquis dimanche à Kigali son second titre de champion d'Afrique, en s'imposant en finale du Chan face au Mali (3-0). Un sacre suivi avec ferveur à Kinshasa, par des supporters des Léopards haut en couleur.

Beaucoup avaient parié sur un joli 2-0. « On est largement supérieurs. Le Chan, c’est pour nous », assurait Clément dans un bar avant que la République démocratique du Congo n’affronte le Mali en finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan), qui se jouait à Kigali, au Rwanda. Finalement, les Léopards ont battu les Aigles par 3 buts à 0, offrant à l’ancienne colonie belge son deuxième trophée dans la compétition, après son succès en 2009 en Côte d’Ivoire face au Ghana (2-0).

La victoire face au Mali en poche, des milliers de supporters aux couleurs bleu-jaune-rouge du drapeau congolais ont laissé éclater leur joie à Kinshasa et dans d’autres grandes villes. A Goma, capitale de la province instable du Nord-Kivu (Est), une foule compacte s’est notamment massée à la frontière avec le Rwanda, que des milliers d’habitants avaient traversée pour soutenir les Léopards.

« Traitement royal » pour Florent Ibenge

A Kinshasa, l’ambiance était cacophonique : cris, vuvuzelas, sifflets, klaxons… On chantait les louanges de Florent Ibenge, l’artisan du titre. « L’équipe nationale a été tout le temps humiliée, surnommée même " Lionparts " au lieu de " Léopards ". Ibenge mérite un traitement royal : il a remonté l’équipe nationale de la poussière jusqu’au championnat », commente Nina, fan de ballon rond.

Dans le nord de la ville, des gaz lacrymogènes ont été tirés par la police. Les forces de l’ordre expliquent qu’il s’agissait de mettre fin à des tentatives de pillages. D’autres sources affirment qu’il était question de stopper des chants hostiles au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne peut se représenter en novembre 2016, mais est accusé de comploter pour rester en poste.

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