Florent Ibenge : « Je n’ai pas de compte Twitter » - Afrique - RFI

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Florent Ibenge : « Je n’ai pas de compte Twitter »

media Le Congolais Florent Ibenge durant la CAN 2015. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Florent Ibenge est sur tous les fronts. Que ce soit avec son club l’AS Vita Club ou avec l’équipe nationale de RD Congo en éliminatoires de la CAN 2017 et du Mondial 2018. Le sélectionneur, qui dirige également les Léopards durant le Chan 2016, n’est pas présent, en revanche, sur les réseaux sociaux… Explications.

RFI : Florent Ibenge, avez-vous un compte Twitter ?

Florent Ibenge : Non, ni de compte Twitter, ni de compte Facebook… Il y a des usurpateurs qui utilisent mon nom. Je ne regarde pas tous ces comptes. Mais celui qui utilise mon nom sur Twitter est très vulgaire. C’est ma fille qui m’a dit que j’avais aussi  une fausse page Facebook. Cette page est pleine de fautes d’orthographes…

Vous êtes pourtant très populaire sur les réseaux sociaux. Les commentaires vous concernant sont toujours très élogieux. Ressentez-vous cette sympathie des Congolais à votre égard ?

Oui, surtout depuis le fameux quart de finale de la CAN 2015 face au Congo-Brazzaville (victoire 4-2, Ndlr). Il y a aussi eu notre parcours durant cette Coupe d’Afrique des nations. Les gens se sentent fiers à travers moi. Ils se disent : « Tiens, on est aussi capables de faire des bonnes choses ! » Cette sympathie dépasse mon nom et ma personne.

Vous enchaînez les compétitions, que ce soit avec l’AS Vita Club ou l'équipe nationale. N’êtes-vous jamais fatigué par votre travail d'entraîneur ?

Si, bien sûr. Je ne suis pas un robot. Mais j’ai la chance de m’être bien organisé et d'avoir l'aide de bons staffs, notamment au sein de l’ASV Club. Du coup, même lorsque je ne suis pas là, tout se passe bien. J’en profite pour rendre hommage à tous ceux qui travaillent avec moi. Là, je suis ici. Mais la compétition se poursuit à Kinshasa. L’ASV gagne pourtant sans moi, et c’est très bien.

C’est vrai que je travaille sur les trois taleaux  (l’ASV, l’équipe nationale A et l’équipe nationale des locaux, Ndlr). Mais entre l’équipe qui dispute le Chan et l’équipe nationale  A, il n’y a pas de si grosses différences. D’ailleurs, sur les seize sélectionneurs présents à ce Chan 2016, je ne pense pas être le seul entraîneur principal venu au Rwanda (1). Ce n’est pas antagoniste de gérer les locaux et les A. C’est même plutôt complémentaire.

Le Chan est une compétition très suivie et très populaire en RDC. Beaucoup plus que dans la plupart des autres pays participants. Cet engouement est-il une chance pour votre équipe ?

Les Congolais s’intéressent d’autant plus au Chan qu’on a gagné la première édition, en 2009. Le Congo est de toutes les façons un pays qui est fan de football. Du matin jusqu’au soir, le moindre espace y est utilisé pour disputer ne serait-ce qu’un petit match à un contre un ou deux contre deux.

Quel bilan tirez-vous après deux matches durant ce Chan 2016 ?

Pour le moment, je pense que ça va. Après avoir marqué 7 buts et en avoir encaissé 2, il serait malvenu de se plaindre. Mais on n’est pas champions du monde pour autant !

Votre équipe semble euphorique. Elle a inscrit 7 buts en deux matches. Mais elle en a aussi encaissé deux en jouant trop l’attaque. Vos joueurs comprennent-ils  qu’il faut parfois fermer le jeu ?

C’est ce que moi, j’ai appris. Mais ce n’est pas encore totalement notre conception, au pays. Au Congo, on aime l’attaque, l’attaque, l’attaque… On aime toujours aller de l’avant, au point d’oublier qu’on s’expose aux contre-attaques. Face à l’Angola, on a encaissé deux buts identiques. […] Il faut qu’on s’améliore dans ce domaine et c’est pour ça que je ne suis pas du tout euphorique. Beaucoup de gens nous voient un petit peu trop beau. Il faut qu’on garde les pieds sur terre.

On présentait la RDC comme un des favoris de ce Chan 2016, avant le début du tournoi. Et c’est encore plus le cas maintenant. Cela risque-t-il de perturber vos joueurs ?

On ne pense pas par exemple que notre dernier match de groupe, face au Cameroun, est déjà plié. Bien sûr, on est très contents parce que c’est la première fois depuis 1974 qu’on franchit le premier tour d'un grand tournoi, après deux matches. Ces dernières années, on s’était toujours qualifiés dans la douleur. […]

Maintenant qu’on est en quart de finale de ce Chan, notre objectif est d’aller en demi-finale. Parce qu’on s’était arrêté en quart, en 2014. Cette fois, on veut intégrer le dernier carré. Ce serait normal pour  une sélection dont les joueurs sont issus de clubs qui vont régulièrement en finale des coupes d’Afrique.

(1) Sur les seize qualifiés, huit peuvent compter sur la présence du sélectionneur de l’équipe nationale A.

CHAN 2016 : LE DOSSIER DE RFI

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