Sunday Oliseh: «Le Nigeria a le potentiel pour gagner un Mondial» - Afrique - RFI

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Sunday Oliseh: «Le Nigeria a le potentiel pour gagner un Mondial»

media Le Nigérian Sunday Oliseh. David Kalfa / RFI

Sunday Oliseh, le sélectionneur du Nigeria, est au Rwanda pour diriger l’équipe nationale locale lors du Chan 2016. L’ex-milieu de terrain, qui a connu l’âge d’or des Super Eagles, évoque le passé, le présent et l’avenir du football nigérian. Entretien.

RFI : Sunday Oliseh, lors de votre première conférence de presse au Chan 2016, vous avez dit que le Nigeria n’avait plus de joueurs dans des grands clubs, comme c’était le cas durant les années 1990. Cela veut-il dire que le Nigeria n’a plus de grands joueurs ?

Sunday Oliseh : Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. L’importance d’un grand club pour un joueur, c’est quoi ? C’est que ce club lui permet de disputer de très grandes compétitions : la Ligue des champions, la Ligue Europa, la Coupe du monde des clubs, etc. On prend donc l’habitude de jouer au haut niveau. Et grâce à cette expérience, le travail en équipe nationale est encore plus facile, y compris pour le sélectionneur.

Cela veut-il dire que seul le milieu de terrain de Chelsea (Angleterre), John Obi Mikel, évolue au très haut niveau ?

Oui. Mais les autres en ont le potentiel ! (catégorique)

Le meilleur gardien de but africain est nigérian. Il s’agit de Vincent Enyeama qui joue à Lille. En France, les gens ont été assez surpris de le voir arrêter sa carrière internationale. Comment expliquez-vous son choix, à 33 ans ?

Il faut lui poser la question… Tout ce que je peux dire, c’est que si quelqu’un veut arrêter, il arrête. Lorsque les joueurs des précédentes générations ont arrêté, l’équipe n’a pas coulé pour autant. En plus, je suis persuadé que lorsque le gardien de but est la star d’une équipe, c’est qu’il y a un problème.

Un mot sur la saison d’Odion Ighalo qui enchaîne les buts avec Watford, en Angleterre. Ses performances vous surprennent-elles ?

Non, car je l’ai sélectionné plusieurs fois. C’est un très bon joueur, avec une très bonne mentalité. Et il a une envie folle de réussir. En plus, il travaille dur physiquement.

Un mot aussi sur Victor Osihmen, meilleur buteur du Mondial des moins de 17 ans. Peut-il devenir la nouvelle star du football nigérian ?

C’est trop tôt pour le savoir. Je trouve que notre réussite dans les tournois de jeunes est géniale et Victor est un joueur quoi a énormément de potentiel. Mais il faut voir ce que ce sera lorsqu’il jouera chez les adultes.

Les résultats du Nigeria, ces derniers mois, ont été plutôt mitigés. Faut-il s’inquiéter ?

Rien n’est mitigé ! On n’a perdu qu’un des douze matches disputés (sous la direction de Sunday Oliseh, Ndlr). Je ne vois pas ce qu’il y a de mitigé dans sept victoires et quatre matches nuls. On n’a perdu qu’un match. C’est un bilan exceptionnel, non (rire) ?

L’entraîneur français Claude Le Roy répète souvent que le Nigeria devrait être la première équipe africaine à gagner la Coupe du monde. Qu’en pensez-vous ?

On a le potentiel pour. Je ne suis pas dans la tête de Claude Le Roy. Je pense qu’il dit ça par rapport à notre potentiel démographique. Il y a quand même 170 millions de Nigérians.

Certains observateurs considèrent que l’équipe nationale du Nigeria des années 1990 est la meilleure sélection africaine de tous les temps. Qu’en pensez-vous ?

Je leurs dis merci (rire) ! Ce n’est pas moi qui vais le dire. J’ai déjà entendu ça plusieurs fois. Il faut dire qu’on a quand même été 5es au Classement Fifa. C’est le plus haut rang atteint par une équipe africaine.

Ces Super Eagles n’ont remporté qu’une Coupe d’Afrique, en 1994. Cette équipe est-elle passée à côté d’un plus grand destin, parce qu’elle n’a pas participé aux CAN 1996 et 1998 pour des raisons politiques (1) ?

Non, on n’est passé à côté de rien (ferme). Il ne faut pas exagérer non plus ! Il ne faut pas avoir de regrets après tout ce qu’on a réussi et gagné. On a fait avec nos moyens. […]

En Coupe du monde (1994 et 1998), les adversaires qui nous ont battus étaient plus forts, tout simplement.

(1) Les Super Eagles avaient été suspendus quatre ans par la Confédération africaine de football, pour avoir refusé de participer à l’édition 1996, à cause de tensions politiques entre l’Afrique du Sud, pays hôte du tournoi, et le Nigeria.

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