Nigeria-Niger: des statuts et des objectifs opposés au Chan - Afrique foot - RFI

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Nigeria-Niger: des statuts et des objectifs opposés au Chan

media Le Nigérian Dumte Christian Pyagbara lors du Chan 2014. AFP PHOTO / ALEXANDER JOE

Le Nigeria et le Niger s’affrontent ce 18 janvier à Kigali, au premier tour du Championnat d’Afrique des nations au Rwanda (groupe C). Les deux pays voisins abordent ce Chan 2016 avec des objectifs différents. Explications.

De notre envoyé spécial à Kigali,

Niger et Nigeria : les deux pays sont aussi proches géographiquement qu’éloignés sur la carte du football africain. Mais le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) est la compétition continentale qui rebat les cartes par excellence. D’autant que les Nigérians et les Nigériens, qui s’affrontent ce 18 janvier à Kigali, sont venus au Rwanda avec des ambitions totalement différentes.

« Ce Chan est très important pour nous, explique Jean Susini, en charge de cette sélection nigérienne. On voudrait y réussir quelque chose. Jusqu’à présent, le Niger n’a jamais remporté de grand titre. On a tout mis en place pour réussir cette compétition et rendre le pays heureux ».

A son tableau de chasse, le Niger n’a que deux petites participations à la Coupe d’Afrique des nations (2012 et 2013) et une seule autre au Championnat d’Afrique des nations (2011). Cela fait théoriquement du Mena l’équipe la plus faible du groupe C (Guinée, Nigeria, Tunisie) durant ce Chan 2016. Mais ce n’est pas l’avis de Jean Susini : « Je pense que c’est un groupe homogène, tout le monde a sa chance. » Il ajoute : « On est fiers d’être ici. On vient jouer notre carte à fond, sans appréhension. Nous avons nos chances comme les quinze autres équipes qui sont là. »

« Pas obsédés par l’idée de gagner, gagner, gagner »

Sunday Oliseh, le sélectionneur nigérian, n’est pas loin de penser la même chose. « Personnellement, je ne crois pas qu’on soit favoris de ce groupe. Parce que ce sont les joueurs des championnats locaux qui jouent. Si on parlait de l’équipe nationale globale, je dirais que " oui ", on est favoris. […] Mais là, je suis même tenté de dire que le Niger est favori, puisque la plupart de ses joueurs présents au Chan évoluent aussi en équipe nationale A ».

De plus, l’ex-milieu de terrain vedette des Super Eagles a d’autres idées en tête. « Nous sommes venus avec une équipe très jeune. Notre but est de donner une expérience internationale à ces jeunes, explique-t-il. Je n’ai pas d’autre choix, vu ce qu’ils s’est passé récemment (non-qualification du Nigeria pour la CAN 2015, Ndlr). Je dois donner une nouvelle équipe à mon peuple. Je me penche donc sur les joueurs du championnat nigérian. » Il ajoute, avec un sourire : « C’est pour ça que nous ne sommes pas obsédés par l’idée de gagner, gagner, gagner, ici ! Même si je sais que je viens d’un pays où on ne connaît pas les matches amicaux. »

Le Nigeria, superpuissance du foot africain, vit une ère contrastée, alternant les bonnes périodes (victoire à la CAN 2013, 8e de finale au Mondial 2014) et les mauvaises (non-qualifications pour les CAN 2012 et 2015). « Pendant l’âge d’or du Nigeria (1994-1998), on avait beaucoup de joueurs qui étaient dans des grands clubs : la Juventus Turin, l’Ajax Amsterdam, l’Inter Milan, le Paris Saint-Germain, Arsenal… Parfois, on n’avait même pas besoin d’entraîneur. Mais on n’a plus ce type de joueurs-là. Pour renouer avec cette situation, il faut faire émerger de nouveaux talents dans notre pays. C’est ça l’idée », conclut Sunday Oliseh.

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