Gianni Infantino: «Je me sens comme le candidat de l’Afrique» - Afrique - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

Gianni Infantino: «Je me sens comme le candidat de l’Afrique»

media Le Secrétaire général de la Fifa et candidat à la présidence de la Fifa, Gianni Infantino. REUTERS/Ashraf Mohammad

Gianni Infantino a profité du Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) au Rwanda pour rencontrer une nouvelle fois les délégués africains qui voteront à l’élection du président de la Fifa. Le Secrétaire général de la confédération européenne (Uefa) a affiché sa sympathie pour le continent et lui a promis un rôle accru s’il est élu, le 26 février 2016.

RFI : Gianni Infantino, vous voilà pour la septième fois en Afrique en l’espace de quelques mois. Etes-vous en campagne à Kigali pour la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa) ?

Gianni Infantino : Oui, j’adore quand je peux être en campagne et, en même temps, assister à une compétition, à des matches de football. Parce que c’est ce qui me passionne. Je pense que ce Championnat d’Afrique est une belle compétition. Je profite évidemment de la présence des présidents de fédérations africaines pour les convaincre de mes projets pour le futur de la Fifa et pour celui de la CAF.

L’Afrique représentera 54 voix sur les 209 qui désigneront le futur président de la Fifa, le 26 février 2016 à Zurich. Faut-il chouchouter particulièrement la confédération qui compte le plus de délégués ?

Il faut chouchouter 209 pays ! L’Afrique, avec 54 membres, a évidemment un poids très important au sein de la Fifa. Un poids qui n’est peut-être pas exprimé avec tout son potentiel. Et on va tenter de le faire.

Pour avoir voyagé dans plusieurs pays africains, je me sens comme le candidat de l’Afrique. Je fais des propositions concrètes pour l’Afrique. Je pense qu’on peut faire quelque chose de très bien, ensemble.

Quelles sont ces propositions concrètes pour l’Afrique ?

La première, je l’ai déjà prônée en tant que membre de la commission des réformes de la Fifa. Cette proposition est passée et elle va être présentée au congrès (en février). Je prône une augmentation du nombre de membres au sein du Comité exécutif de la Fifa, qui deviendra le Conseil de la Fifa ; parce que je crois en la démocratie et en la représentation. Je pense que le continent africain doit être davantage représenté. Il était sous-représenté jusqu’à maintenant. Il faut qu’on passe de 4 ou 5 représentants à 7 membres africains (au futur Conseil). […]

La deuxième proposition, c’est l’augmentation des équipes pour la Coupe du monde. Je me base sur les expérimentations effectuées en Europe. Je prône une Coupe du monde à 40 équipes, avec un moins deux équipes africaines supplémentaires. On passerait ainsi de 5 à 7, voire 8 équipes africaines. La huitième se jouerait sur le mérite sportif.

Troisième proposition : augmenter les aides solidaires. Pas juste pour distribuer de l’argent mais pour l’investir dans des projets ciblés sur les besoins africains. Beaucoup a déjà été fait pour le développement du football en Afrique, avec les moyens de la Fifa. Je pense qu’on peut faire beaucoup plus. […]

Les rapports entre l’Europe et l’Afrique ont parfois été tendus ces dernières années, notamment entre Michel Platini, patron déchu de l’Uefa, et la CAF. Ces tensions constituent-elles un handicap pour vous, candidat de l’Europe ?

Non, parce que je n’ai jamais eu de tensions avec personne en Afrique. Au contraire. J’ai beaucoup d’amis ici. Vous avez vu comment on m’a accueilli ? Je les connais depuis des années et des années. La première compétition internationale à laquelle j’ai assisté en tant que spectateur, c’était la Coupe d’Afrique des nations 1998 au Burkina Faso. J’avais été invité par des amis de la Confédération africaine alors que je n’étais pas encore à l’Uefa. J’étais au Centre international d’étude du sport. On avait organisé un séminaire pour les dirigeants africains. On avait aussi organisé un match contre l’Uefa et j’étais dans l’équipe de l’Afrique. J’étais donc Africain avant d’être Européen !

Comment réagissez-vous au retrait de la candidature de Michel Platini, votre ex-patron à l’Uefa ?

Il a décidé de se concentrer sur sa bataille juridique et je respecte beaucoup sa décision. Je lui souhaite toute la chance du monde.

Tous propos recueillis par notre envoyé spécial à Kigali,

Sur le même sujet
Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.