Mondial 2022: Amnesty International dénonce encore le sort des migrants au Qatar - Sports - RFI

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Mondial 2022: Amnesty International dénonce encore le sort des migrants au Qatar

media Des travailleurs immigrés sur un site de construction à Doha, le 16 novembre 2015. AFP PHOTO/STR

Cinq années après l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar, Amnesty International dénonce encore les conditions de travail déplorables des migrants. L'absence de véritables réformes « déshonore » le Qatar et la Fifa, indique Amnesty dans une déclaration publiée ce mardi 1er décembre pour coïncider avec ce cinquième anniversaire.

Le 2 décembre 2010, les membres du comité exécutif de la Fifa, soit le gouvernement du football mondial, désignaient le Qatar pour organiser la Coupe du monde 2022. Depuis, plusieurs voix s’élèvent pour critiquer ce choix et plusieurs organisations non gouvernementales internationales dont Amnesty International critique le sort réservé aux ressortissants étrangers travaillant sur les chantiers de ce Mondial.

Des migrants toujours exploités

En dépit des pressions, le Qatar n'a « presque rien » fait pour mettre un terme aux abus liés aux conditions de travail de milliers de migrants, cinq ans après s'être vu confier l'organisation de la Coupe du monde en 2022, s’alarme une nouvelle fois Amnesty International. L'absence de véritables réformes « déshonore » le Qatar et la Fifa, a écrit Amnesty.

Selon des médias locaux, deux travailleurs asiatiques auraient récemment trouvé la mort dans un « accident » sur un site de construction dans le nord du pays, sans fournir de précisions. « En dépit de la divulgation massive des conditions épouvantables auxquelles font face la plupart des ouvriers de construction, les autorités qataries n'ont presque rien fait d'efficace pour mettre fin à l'exploitation chronique des migrants », estime l’ONG.

« Sauf si une action était entreprise rapidement, chaque supporteur de football qui visitera le Qatar en 2022 devra se demander s'il est certain qu'il ne tire pas profit du sang, de la sueur et des larmes des travailleurs migrants », commente Mustafa Qadri, chercheur d'Amnesty. L'ONG déplore que le Qatar n'ait opéré aucun changement dans des domaines-clés, notamment la possibilité pour les ouvriers de changer d'emploi, de quitter le pays ou d'adhérer à un syndicat. Selon l'organisation, seuls des « progrès limités » ont été accomplis dans deux domaines sur neuf : d'une part, le paiement des salaires, d'autre part, la santé et la sécurité.

Environ 1,8 million de travailleurs étrangers au Qatar

En octobre dernier, le Qatar a annoncé son intention de modifier le système controversé de parrainage dit de la « kafala » qui, actuellement, empêche un travailleur de quitter le pays ou de changer d'emploi sans l'accord de son employeur. Mais les autorités n'ont pas précisé quand ces changements seraient mis en œuvre. En novembre, le Qatar a introduit un système de protection pour le versement des salaires afin de s'assurer que les ouvriers migrants - originaires pour la plupart d'Asie du Sud - soient payés à temps. Fait rare, il y a quelques semaines, l'Organisation internationale du travail (OIT) a décidé d'envoyer une mission dans le pays pour enquêter sur les conditions des ouvriers qui construisent les stades du Mondial 2022.

Il y a environ 1,8 million de travailleurs étrangers au Qatar, dont de nombreux sont employés sur des projets d'infrastructure liés directement ou indirectement au Mondial 2022.

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