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Présidence de la Fifa: des électeurs africains redevenus décisifs

media Le prince Ali, candidat à la présidence de la Fifa, s'était rendu au Caire en avril 2015, pour une réunion de la CAF. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI

Michel Platini, qui était favori pour devenir président de la Fédération internationale de football (Fifa), pouvait se passer des électeurs africains le 26 février 2016. Mais la suspension du Français a replacé la Confédération africaine au centre des attentions des six autres candidats. Explications.

Les derniers scandales à la Fédération internationale de football (Fifa) propulsent décidément la Confédération africaine (CAF) et son président, Issa Hayatou, au cœur du jeu politique. Le Camerounais, désigné patron intérimaire de la Fifa suite à la suspension de Joseph Blatter, voit désormais défiler les candidats à l'élection présidentielle du 26 février 2016.

Hasard du calendrier, plusieurs réunions de la CAF étaient prévues au Caire du 21 au 28 octobre 2015. Le Secrétaire général de la confédération européenne (Uefa) Gianni Infantino, le Président de la Fédération jordanienne Ali et le cheikh Salman, patron du football asiatique (AFC) et vice-président de la Fifa, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, en ont profité pour venir séduire des délégués africains, ces derniers jours. Et pour cause : les 54 concernés représenteront plus d'un quart des 209 électeurs lors de la « Présidentielle »...

La déchéance de Michel Platini change tout

La suspension de Michel Platini, prononcée en même temps que celle de Blatter (pour une transaction suspecte de 1,8 million d'euros), a remis l'Afrique au centre des attentions. La Français, dont la candidature est actuellement « gelée », jouissait en effet du soutien de l'Europe, de l'Asie et des Amériques. Pour être élu, le patron de l'Uefa, parfois jugé européocentré et hautain à l'égard de l'Afrique, pouvait donc se passer d'une CAF avec laquelle ses rapports sont tendus, depuis deux ans.

Sept candidats sont désormais officiellement en lice. Le Bahreïni Salman, l'Italo-Suisse Infantino, voire le Sud-Africain Tokyo Sexwale, font figures de favoris. Mais aucun d'entre eux ne peut se prévaloir, pour le moment, du soutien de plusieurs confédérations. D'où le rôle déterminant de la CAF.

Qui l'Afrique va-t-elle soutenir ?

Celle-ci peut-elle donner des consignes de vote claires à ses 54 délégués, en faveur d'un candidat ? Lors des précédents scrutins, la CAF ne s'est fissurée qu'une seule fois : en 2002, lorsqu'Issa Hayatou s'est incliné face à Joseph Blatter. En 2007, 2011 et 2015, le Camerounais a apporté le soutien de son institution à son ancien rival. Le Suisse n'est plus là, mais le patron du foot africain aime que les délégués suivent des recommandations qui servent, selon lui, les intérêts de la CAF. Le Portugais Luis Figo, qui s'était opposé à Blatter pour le scrutin de 2015, avait d'ailleurs dénoncé une forme de mainmise sur l'Assemblée générale de la CAF.

Aucune chance donc que Musa Bility soit soutenu par sa « famille ». La CAF lui a d’ores et déjà souhaité « bonne chance » pour l’élection. En 2013, le Libérien a soutenu un recours de Jacques Anouma, l'ex-grand rival d'Issa Hayatou, auprès du Tribunal arbitral du sport. Le Camerounais et Bility ont certes apaisé leurs rapports depuis. Mais l’actuel chef de la Fifa n’aidera pas le Président de la fédération libérienne.

Consignes de vote en marge du Chan 2016 ?

Tokyo Sexwale et le cheikh Salman semblent, en revanche, en mesure de séduire l’Afrique. Le premier jouit d’un fort prestige en raison de son passé de militant anti-apartheid. Le second dirige une AFC qui entretient de bonnes relations avec la CAF, contrairement à l’Uefa. Reste le Français Jérôme Champagne, dont les chances de succès sont faibles, mais qui dispose d’un programme bien établi, et qui défend une vision universaliste du football.

Des consignes de vote pourraient être données en marge du prochain Championnat d’Afrique des nations (16 janvier-7 février 2016). La majeure partie des présidents de fédérations seront présents au Rwanda. En attendant, la CAF a décidé de prendre son temps : « Après des échanges avec [quatre candidats], le Comité Exécutif, à l’unanimité, a décidé de laisser les procédures administratives de validation des candidatures suivre leurs cours, tout en se donnant tout le temps nécessaire pour se prononcer, en tenant principalement compte des intérêts du continent. »

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