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Présidence de la Fifa: Tokyo Sexwale, le plus crédible des Africains?

media L'homme d'affaires et candidat à la présidence de la Fifa Tokyo Sexwale, le 27 octobre 2015 à Johannesburg, lors d'une conférence de presse au siège de la Fédération sud-africaine de football. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Ils sont sept candidats à convoiter le poste de président de la Fédération internationale de football. Parmi ces concurrents, deux Africains. Musa Bility, le patron du football libérien, et l’homme d’affaires sud-africain Tokyo Sexwale, un nouveau venu qui apparaît comme le plus sérieux des outsiders.

C’est sans doute l’une des élections les plus ouvertes de l’histoire de la Fifa. La succession de Joseph Blatter, président démissionnaire et controversé de l’entachée Fédération internationale de football, devrait se jouer, le 26 février prochain, entre sept candidats. Sur la ligne de départ, deux Africains dont un possède les atouts pour créer la surprise.

Tokyo Sexwale, compagnon de lutte de Nelson Mandela

Tokyo Sexwale est un richissime homme d’affaires sud-africain. Il a 62 ans et fut un compagnon de lutte de Nelson Mandela. Ensemble, ils ont partagé une cellule dans la prison de Robben Island. Avec la suspension pour 90 jours du patron de l’UEFA Michel Platini suite au versement suspect de 1,8 million d’euros par Joseph Blatter en 2011, deux favoris se sont démarqués. Le numéro deux de l’UEFA Gianni Infantino, plan B de l’instance européenne, et le Cheikh Salman, président de la Confédération asiatique. Calé en embuscade derrière ces deux poids lourds, Sexwale, qui dirige depuis 2015 le comité de surveillance de la Fifa pour Israël et la Palestine, semble le plus crédible des outsiders.

Avant tout connu pour son engagement politique, son principal point faible est aussi son plus gros atout. L’homme ne possède aucun réseau au sein de l’instance dirigeant du football mondial, il n’en connaît pas les arcanes, c’est un quasi-novice des joutes politico-stratégiques qui prolifèrent dans l’arrière boutique de la planète foot. Mais son statut de bizut le désigne également comme un homme neuf jamais souillé par les scandales, le monsieur intégrité de ce scrutin.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi 27 octobre à Soweto, où siège la Fédération sud-africaine de football, ce candidat hors du sérail a fait de la transparence financière son leitmotiv. « Ce qui est cassé à la Fifa, c'est sa capacité à retracer les mouvements d'argent. Il s'agit de bien gérer financièrement, de mettre en place des systèmes de contrôle », a-t-il martelé.

Musa Bility candidat orphelin

Celui qui fut membre du comité d'organisation de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010 balaye son manque d’expérience et s’amuse de son parcours atypique, rappelant qu'il avait été secrétaire de la fédération de football de la prison de Robben Island. « Nous avions nos pieds, mais pas de chaussures, c'était du vrai football (...) Parfois nous n'avions pas de ballon. Et s'il y en avait un, il était un peu dégonflé et on refusait de nous donner une pompe. On nous confisquait le sifflet d'arbitre, alors on criait (...) Et quand on n'avait pas de ballon, on prenait des chaussettes et on les bourrait de tissus », raconte-t-il avec un soupçon d'emphase.

Comme lui, Musa Bility, le second candidat africain à la succession de Blatter, n’est pas lié au système battu par les scandales et les soupçons de corruption. Mais le président de la Fédération libérienne doit surmonter un sacré handicap. Sans carrure internationale, il doit en plus faire sans l’appui de la Confédération africaine (CAF).

La faute à une bisbille avec le patron de la CAF Issa Hayatou. L’histoire remonte à 2013, le Libérien avait soutenu l’Ivoirien Jacques Anouma lorsque ce dernier avait déposé un recours auprès du Tribunal arbitral du Sport, concernant l’élection du président de la CAF. Un geste que n’a pas oublié Hayatou, aujourd’hui président intérimaire de la Fifa.

Au moment de l’annonce de sa candidature en juin dernier, Musa Bility revendiquait les faveurs d’une douzaine de fédérations du continent. « Si je pensais que l'Afrique ne me soutenait pas, je ne me présenterais pas », déclarait-t-il alors à la BBC.

Le soutien de Beckenbauer...

Quel que soit le champion que l’Afrique choisira, cette élection ne se fera pas sans elle. Si l’ancien ultra-favori Michel Platini pouvait se passer du continent noir, sa mise à l’écart a replacé les électeurs africains au centre du vote. Avec 54 représentants, ils sont le plus gros réservoir de voix.

Tokyo Sexwale ne l’ignore pas. Comme trois autres candidats, le cheikh Salman, le prince Ali et Gianni Infantino, il s’est rendu au siège de la CAF au Caire pour exposer son projet. « Le comité exécutif, à l'unanimité, a décidé de laisser les procédures administratives de validation des candidatures suivre leurs cours, a fait savoir mercredi la CAF dans un communiqué. Tout en se donnant tout le temps nécessaire pour se prononcer, en tenant principalement compte des intérêts du continent. »

Selon des sources proches de la Fifa citées par l’AFP, Issa Hayatou aurait affirmé ne pas être fan de l’homme d’affaires sud-africain. Tokyo Sexwale peut en tout cas déjà bénéficier du support de la fédération de son pays, ainsi que de l’appui de la légende Franz Beckenbauer. Mais l’icône allemande est écornée par des soupçons d'achats de voix autour de l’attribution du Mondial 2006. Il fait l'objet d'une enquête du comité d'éthique de la Fifa.

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