Mehdi Ballouchy, un Marocain parmi les stars de New York - Afrique foot - RFI

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Mehdi Ballouchy, un Marocain parmi les stars de New York

media Mehdi Ballouchy sous le maillot de New York City FC, le 8 mars 2015. Alex Menendez/Getty Images/AFP

Aux côtés de David Villa, Frank Lampard et maintenant Andrea Pirlo, un Marocain de 32 ans mène le jeu du New York City FC. Installé aux Etats-Unis depuis le début des années 2000, Mehdi Ballouchy s’est imposé comme l’un des joueurs majeurs du championnat nord-américain. Si son parcours l’a privé d’un rayonnement médiatique, le natif de Casablanca n’a aucun regret.

Dans le vestiaire réservé aux joueurs new-yorkais, Mehdi Ballouchy, torse nu, arbore un large sourire. Quelques minutes plus tôt, grâce à un doublé de l’ex-champion du monde et d’Europe, David Villa, que la nouvelle équipe de la Grosse Pomme s’imposait 2-1 sur la pelouse de l’Impact de Montréal. « On vient de remporter nos trois derniers matches à l’extérieur, finalement on s’en sort mieux qu’à domicile, se marre l’ancien international marocain des moins de 17 ans. Mais si on continue sur cette lancée, on ira en play-offs ».

La bonne humeur du Marocain, âgé aujourd’hui de 32 ans, ne date pas de cette soirée victorieuse au Québec. Deux mois et demi plus tôt, au Yankees Stadium face à Philadelphie, il inscrivait d’un splendide enroulé du pied gauche son premier but en MLS, le championnat nord-américain, depuis le 31 mars 2012. Le début de la renaissance pour celui qui venait de vivre près de trois années de galère et de blessures successives. « Je me sens bien, c’est vrai. Je suis à nouveau en pleine forme », se contente d’expliquer l’intéressé.

Aux Etats-Unis pour les études

Contrairement à de nombreux joueurs - européens notamment -, la carrière outre-Atlantique de Mehdi Ballouchy a démarré dès le début des années 2000. Alors prometteur espoir du Raja Casablanca, le milieu de terrain a été contraint de prendre une décision cruciale à seulement 17 ans. « Mes parents partaient vivre aux Etats-Unis. J’avais un choix à faire : rejoindre un centre de formation en Europe et arrêter mes études, ou les suivre et entrer dans une section "sport-études" », raconte-t-il. Mes parents voulaient que je poursuive l’école. C’est pour ça que je suis arrivé ici. J’ai privilégié la vie professionnelle et les études au football ».

Le « soccer », dénomination du football aux Etats-Unis, va pourtant rapidement le rattraper. Classé à deux reprises parmi les meilleurs joueurs universitaires du pays, Mehdi Ballouchy va quitter Santa Clara et la Californie pour rejoindre l’Utah et le Real Salt Lake dès 2006, club qui l’a drafté cette même année. Les belles saisons s’enchaînent. Nominé parmi les trois meilleurs jeunes joueurs de MLS pour sa première année professionnelle, le Marocain va ensuite rejoindre Colorado Rapids (2007-2010), avant de signer aux New York Red Bulls, en compagnie de Thierry Henry et du Mexicain Rafael Marquez. « J’ai eu de la chance de jouer avec de tels joueurs. C’est un honneur. C’est encore le cas à présent avec David (Villa), Pirlo et Lampard. Je ne sais même pas quoi dire. Ces joueurs, je les regardais quand j’étais petit. Si je ne jouais pas en MLS, je ne pourrais même pas les approcher. En Europe, ils ne jouent qu’à Barcelone ou Chelsea. Mais ici, tout est possible ».

« Il ne faut jamais regarder derrière soi »

Sélectionné dans l’équipe-type de la Conférence Ouest en 2010, Mehdi Ballouchy n’a pourtant jamais réussi à attirer les regards de la sélection marocaine. Un regret ? Même pas. « Bien sûr, je vais toujours y penser, avoue-t-il néanmoins. Depuis peu, on voit de plus en plus nos matches en Europe et en Afrique, mais avant, c’est vrai, c’était difficile. Mais être ici, c’est une chance. Il ne faut pas regarder derrière soi. Je regarde vers l’avant. Le Maroc, c’est mon pays, je l’aime. Mais j’aime aussi les Etats-Unis, ma deuxième patrie ».

Touché à deux reprises par deux longues blessures ligamentaires, puis par la perte de son père, ex-professionnel en deuxième division française, Mehdi Ballouchy a vécu des années « sombres », avant de revivre depuis le début de saison. De retour à New York, au sein d’une franchise créée en 2013 par les propriétaires de Manchester City, le milieu marocain a retrouvé les terrains, le haut-niveau et les succès. Dans le vestiaire, l’Espagnol David Villa s’approche, lui tape l’épaule et le félicite. Une nouvelle victoire.

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