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Fifa: l’Afrique du Sud défend son Mondial

media Le ministre sud-africain à la Présidence Jeff Radebe défend la probité du Mondial 2010 dont il a fait partie du comité d'organisation. AFP PHOTO / ALEXANDER JOE

Suite aux accusations de la justice américaine visant l’attribution du premier Mondial organisé sur le continent africain, le gouvernement sud-africain a démenti jeudi toute infraction.

L’Afrique du Sud ne laissera pas salir son historique Mondial sans réagir. Après les graves accusations portées par la justice américaine, mercredi, dénonçant des faits de corruption lors de l’attribution du Mondial 2010 en Afrique du Sud, le ministre sud-africain à la Présidence Jeff Radebe, a démenti jeudi toute infraction. « Ernst & Young est un cabinet d'audit renommé. Lorsque nous avons organisé la Coupe du monde de la Fifa en juin [2010] nous avons reçu un audit impeccable [...] Il n'a jamais été suggéré qu'une quelconque infraction ait eu lieu en Afrique du Sud », a-t-il fait valoir à l’issue d’un Conseil des ministres au Cap. Le ministre, qui était à l’époque membre du comité organisateur du Mondial sud-africain, n’a pas manqué de rappeler la note attribuée par le patron de la Fifa, Sepp Blatter. « Il nous avait mis une note de 8 ou 9/10. »

Pourtant les mots de la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch sont lourds : « Même pour cet événement historique, des dirigeants de la Fifa et d'autres ont corrompu le processus en utilisant des pots-de-vin pour influencer la décision d'attribution ». Selon l’acte d’accusation publié mercredi, il s’agirait d’une somme de dix millions de dollars versée par le gouvernement sud-africain et le comité de candidature du Mondial 2010 au Trinidadien Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (Concacaf), en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud.

Jack Warner a balayé ces attaques. « Je me suis battu sans relâche contre toutes les formes d'injustice et de corruption, a-t-il écrit mercredi sur son compte Facebook. Aucune procédure en bonne et due forme ne m'a été signifiée et je n'ai même pas été interrogé sur le sujet. Je répète que je suis innocent de toute accusation. »

10 000 dollars en liquide dans un hôtel parisien

L’acte d’accusation évoque aussi un mystérieux porteur de valise, haut responsable du comité de candidature sud-africain, identifié simplement comme le « complice n°15 ». Celui-ci aurait remis 10 000 dollars en liquide à un autre responsable sportif lors d'un rendez-vous organisé dans une chambre d'hôtel à Paris. « On tourne un film », s’est indigné jeudi le ministre sud-africain des Sports, Fikile Mbalula. « Nous ne sommes pas des petits poissons, on nous doit le respect, a-t-il tempêté. Protégeons nos intérêts nationaux, combattons la corruption mais ne permettons pas qu'on abuse de nous. »

Le procureur général américain Kelly Curry a confirmé mercredi qu’une enquête a été ouverte concernant un officiel sud-africain à l’époque membre du comité de candidature.

Les griefs à l’encontre du Mondial sud-africain ébranlent un symbole, la première Coupe du monde organisée en Afrique. Un événement historique alors parrainé par un personnage tout aussi symbolique, Nelson Mandela.

La justice américaine a lancé une vaste offensive anti-corruption qui a mené mercredi à l’arrestation à Zurich de sept responsables de la Fifa soupçonnés de corruption. Le parquet suisse a quant à lui procédé à des perquisitions au siège de l’instance dirigeante du football mondial concernant l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 en Russie et au Quatar. Ce scandale intervient alors que se tient le congrès de la Fifa et l’élection, vendredi, de son prochain président. Malgré la tempête, Sepp Blatter devrait être reconduit pour un cinquième mandat.

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