Brésil: un stade mis en vente sur fond d’affaire de corruption - Amériques - RFI

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Brésil: un stade mis en vente sur fond d’affaire de corruption

media Le stade de Brasilia a été le plus couteux du Mondial 2014 au Brésil, il est maintenant utilisé pour stationner des transports en commun, ici en juillet 2014. REUTERS/Ruben Sprich

La Coupe du monde de football 2014 au Brésil n’a pas fini de faire parler d’elle. Dernière polémique en date : la vente en urgence de l’un des stades de foot par une entreprise de construction au bord de la faillite.

Avec notre correspondant à Rio de Janeiro,

Le stade de Natal, au nord-est du Brésil, sera bientôt mis en vente. Et ce n’est pas le seul concerné. Le groupe de construction OAS cherche à céder ses participations dans plusieurs stades de football du pays. En plus du Natal, le conglomérat brésilien a aussi décidé de céder ses 50% de participation au stade de Salvador de Bahia et ses parts dans l'aéroport international de Sao Paulo. Des ventes qui ressemblent à une déroute financière.

L'entreprise OAS est impliquée dans le scandale de corruption Petrobras, le plus grave de l’histoire du Brésil. Dans ce scandale, on parle de 3 milliards d’euros détournés, de dizaines de parlementaires suspectés d’avoir touché des pots-de-vin et des dizaines de sous-traitants de Petrobras, comme OAS, accusés d’avoir financer le réseau de corruption. OAS doit aujourd’hui réduire ses activités, licencier en masse et se séparer des investissements non rentables, comme les stades de foot.

Des stades devenus des gouffres financiers

La construction du stade de Natal a par exemple coûté plus de 120 millions d’euros. Sauf que, depuis le Mondial de foot, il n’a jamais été utilisé au maximum de ses capacités. Et le stade le plus cher du Mondial, celui de Brasilia, dont la construction a coûté environ 500 millions d’euros, n’a rapporté qu’à peine 500 000 euros durant la première année d’exploitation. Un échec très coûteux. Désormais, le stade de Brasilia sert à stationner des bus.

Ces stades inutilisables suscitent bien des interrogations quant aux infrastructures en cours de construction pour les Jeux olympiques de 2016, qui auront lieu à Rio de Janeiro.

Une reconversion aux nouvelles infrastructures

Plus de 12 milliards d’euros vont être investis dans ces JO. Les autorités assurent que les infrastructures pourront être réutilisées. La mairie de Rio dit avoir trouvé la solution, notamment pour le village olympique, qui sera converti après les JO en résidence privée de très grand luxe : 3 600 appartements seront vendus, pour environ 800 000 euros chacun. Une stratégie lucrative, qui a, elle aussi provoqué la polémique. En effet, juste à côté du village olympique, en cours de construction, se trouve une petite favela, dont les habitants, très pauvres, vont être expulsés et relogés beaucoup plus loin de la future résidence de luxe.

Les Jeux olympique pourraient également souffrir du scandale Pétrobras, comme les stades de foot. Sept sociétés mises en examen sont engagées dans les principaux projets d’infrastructure comme le parc olympique, le village des athlètes et la nouvelle ligne du métro. L’une de ces sociétés a déjà mis près d’un milliers d’ouvrier au chômage, en raison de ses difficultés financières. Des retards en cascade ne sont pas à exclure, même si la mairie de Rio promet que tout sera prêt à temps.

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