Yaya Touré, la CAN 2015 et l'avenir - Sports - RFI

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Yaya Touré, la CAN 2015 et l'avenir

media Yaya Touré avec le maillot de Manchester City. Reuters / Carl Recine Livepic

Champion d’Afrique, Yaya Touré s’est confié au micro de RFI à Abidjan lors des matchs amicaux du mois de mars. Le joueur de Manchester City a toujours envie de continuer avec les Eléphants et espère que le sélectionneur Hervé Renard restera à la tête de la Côte d’Ivoire.

À propos de la CAN 2015 :

« C’est quelque chose d’exceptionnel. Il y a deux ans on avait une équipe forte et on se disait que l’on pouvait remporter la CAN. Là, on arrive avec une équipe jeune sans expérience dans cette compétition et on revient avec le trophée. On a tellement couru après que nous sommes désormais récompensés de nos efforts. Aujourd’hui, je sais qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire. Avant cette édition, à chaque match que l’on jouait, on était toujours les favoris. Du coup, les équipes étaient très concentrées et jouaient à 100%. Cette fois, les observateurs disaient que nous étions une équipe en déclin avec une génération dorée qui part sans rien. Mais la Côte d’Ivoire a toujours eu de bons joueurs avec du beau jeu. Sur cette CAN, on a eu énormément de rigueur et de détermination. De toutes les CAN que j’ai jouées, c’est l’édition en Guinée équatoriale qui aura été la plus difficile avec des équipes de haut niveau comme le Mali, la Guinée, le Cameroun, la RDC, l’Algérie et le Ghana. En aucun cas, contrairement à d’autres éditions, j’étais certain de gagner la CAN 2015. »

À propos de son frère Kolo Touré qui a pris sa retraite internationale :

« L’objectif de Kolo, c’était de gagner une CAN. Il voulait raccrocher les crampons avant l'édition 2015, mais je l’ai persuadé de continuer et de revenir. Pour moi, mon frère a été le meilleur joueur de la CAN. Il a fait des matchs parfaits avec de l’expérience et une très bonne lecture du jeu. Défensivement, on a été une des meilleures équipes même si on début c’était moyen. »

À propos du sélectionneur :

« On a eu un coach qui a su gérer la pression. Avoir un entraîneur comme lui, ça fait du bien. Il est très intelligent et connaît bien la jeunesse. Il sait où il veut aller avec son équipe. Il a toujours les mots justes pour transcender les jeunes, les motiver et leur donner confiance. Malgré tout ce que j’ai vu et tout ce que j’ai gagné, il me motive moi aussi. J’aime bien le voir parler et l’écouter. On sent dans les discours d’avant match que c’est un compétiteur. Il n’y a pas grand monde qui arrive à me convaincre avec tout ce que j’ai vu. J’espère que la Côte d’Ivoire va le garder assez longtemps et même pour toujours (rires). Je vais tout faire pour qu’il reste. Je sais qu’aujourd’hui c’est un entraîneur convoité. Ce qu’il a fait avec deux équipes différentes (la Zambie, NDLR), c’est exceptionnel. Avec la Côte d’Ivoire il a dû faire pas mal de changements et laisser des joueurs sur le banc et même à la maison. Et ce n’est pas facile de prendre des décisions importantes avec la pression et l’exigence de notre public. C’est l’entraîneur qu’il faut pour l’avenir du football ivoirien. »

À propos de son avenir :

« Je suis quelqu’un qui a toujours envie de gagner et d’aller de l’avant. Je raccrocherai le jour où je n’aurais plus cette envie. Je veux continuer à progresser et à jouer avec la Côte d’Ivoire et en club. Le foot m’a tant donné que j’ai envie de lui rendre le plus possible à travers ceux qui m’aiment. Je ne vis que pour le foot. »

Propos recueillis par Olivier Pron à Abidjan

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