CAN 2015 : les tops et les flops de l’organisation - Afrique foot - RFI

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CAN 2015 : les tops et les flops de l’organisation

media Le Ghanéen John Boye protégé par la police lors des incidents du match Ghana - Guinée équatoriale à Bata. EUTERS/Amr Abdallah Dalsh

La Coupe d’Afrique des nations 2015 s’est achevée ce 8 février. La Guinée équatoriale, désignée pays hôte deux mois avant le coup d’envoi, a globalement réussi l’organisation du tournoi, même si les autorités équato-guinéennes et la Confédération africaine de football ont connu quelques couacs.

LES TOPS

Une organisation globalement réussie

La Guinée équatoriale n’a eu que deux mois pour se préparer, mais l’accueil a été correct dans l’ensemble. Il y avait évidemment un gouffre entre les infrastructures (routes, hôtels, transports, etc.) de Malabo, la capitale, et celles de Mongomo et d’Ebibeyin. Mais même les sceptiques ont salué les progrès énormes effectués en quelques semaines dans les deux villes de l’est de la Guinée équatoriale. Et on avait connu bien pire lors de la Coupe d’Afrique des nations 2010 en Angola…

Des stades bien remplis

Les supporters du Nzalang équato-guinéen exultent à l'Estadio de Bata, le 25 janvier, après la qualification de leur équipe pour les quarts de finale de la CAN 2015. AFP PHOTO / CARL DE SOUZA

Fait rarissime lors d’une Coupe d’Afrique des nations, les stades étaient souvent pleins ou presque. Un taux de remplissage qui s’explique en partie par la petite taille des stades à Malabo (12.250 places), à Mongomo (15.000 places) et à Ebibeyin (8.000 places). Dans ces deux dernières villes, les billets étaient plus qu’accessibles : environ soixante-dix centimes d’euro pour le premier prix. Voilà qui devrait pousser la Confédération africaine de football (CAF) à changer son cahier des charges pour les prochaines éditions. Inutile en effet d’exiger la construction de grandes enceintes si elles sont vides et ne servent plus ou presque par la suite.

L’ambiance à Bata lors des matches du Nzalang

Lorsque la « Foudre » (le surnom de l’équipe nationale équato-guinéenne, Ndlr) jouait à Bata, l’ambiance était électrique, comme lors de la CAN 2012, coorganisée avec le Gabon. Il y a certes eu quelques débordements. Mais c’est préférable aux tribunes vides de spectateurs lors de belles affiches comme la demi-finale RD Congo – Côte d’Ivoire.

LES FLOPS

Les débordements lors de Ghana-Guinée équatoriale

Ça restera le gros flop de cette CAN 2015. La fête a été grandement gâchée par la rage des spectateurs lors de la demi-finale entre les équipes du Ghana et de la Guinée équatoriale, à Malabo. Il y avait bel et bien penalty en faveur des Black Stars. Mais de nombreux supporters du Nzalang en ont décidé autrement, bombardant la pelouse, l’arbitre gabonais, les joueurs ghanéens, leurs fans et la sécurité d’objets en tous genres. Les organisateurs et les forces de l’ordre ont tenté de calmer le jeu, mais ont fini par intervenir avec des gaz lacrymogènes et un hélicoptère… La capitale équato-guinéenne a par ailleurs été le théâtre de dégradations. Ces événements étaient-ils prévisibles ? Oui, si l'on se souvient que lors du match face à la Tunisie en quarts de finale à Bata, des supporteurs du Nzalang avaient déjà tenté de rentrer sur la pelouse.

La gestion du cas Rajindraparsad Seechurn

L'arbitre Rajindraparsad Seechurn protégé des joueurs tunisiens par les forces de l'ordre équato-guinéennes. REUTERS/Mike Hutchings

La qualification de la sélection équato-guinéenne pour les demi-finales de la CAN 2015, grâce à un penalty imaginaire face à la Tunisie (2-1 après prolongation) a généré une énorme polémique. Arbitrage favorable au pays hôte ? Jusqu’ici, le Nzalang n’avait pas particulièrement été favorisé et avait même été privé d’un but face au Congo. Rajindraparsad Seechurn, arbitre du quart de finale, a été au mieux mauvais et/ou effrayé par la pression du public durant le match. Pourtant, la CAF l’a suspendu pour les six prochains mois et l’a retiré de la liste des arbitres de catégorie A parce qu’il n’avait pas été à la hauteur. Une procédure curieuse et plutôt inhabituelle. Soit l’arbitre a été médiocre et une commission spéciale se charge de son cas. Soit M. Seechurn a été malhonnête et la CAF doit le révéler…

Le tirage au sort pour départager le Mali et la Guinée

Enfin, comment ne pas revenir sur la triste issue du mano a mano entre le Mali et la Guinée, dans le groupe A ? A égalité parfaite avec les Maliens, les Guinéens se sont qualifiés pour les quarts de finale à l’issue d’un tirage au sort, procédé rarissime à la CAN et particulièrement cruel. Ce n’est pas tant la relative improvisation dans laquelle le tirage s’est déroulé qui pose problème. C’est d’en être arrivé là, tout simplement. La CAF a changé le règlement de la compétition un mois et demi avant le coup d’envoi de la CAN 2015. Elle a supprimé le critère du fair-play pour départager deux équipes à égalité. La confédération souligne en effet que certains cartons reçus résultent d’erreurs d’arbitrage. Reste qu’il s’agit d’un processus sportif et pas d’un simple hasard. Et qu’il y a d’autres manières de départager deux équipes. Le Mali et la Guinée auraient pu régler cette histoire aux tirs au but, à Mongomo, ce que la plupart des joueurs préféraient ce jour-là. Il serait donc souhaitable que la CAF modifie le règlement pour la CAN 2017.

Retrouvez le calendrier des matches, tous les joueurs et les villes où ont lieu les rencontres de la CAN 2015 sur afriquefoot.rfi.fr.

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