CAN 2015: interrogations sur deux villes hôtes en Guinée équatoriale - Afrique foot - RFI

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CAN 2015: interrogations sur deux villes hôtes en Guinée équatoriale

media Le stade d'Ebebiyin, en août 2014. Bureau d’information et de presse de Guinée équatoriale

Y a-t-il matière à s’inquiéter au sujet de deux des quatre villes-hôtes de la Coupe d’Afrique des nations 2015 ? Stades, routes, hôtels… La Confédération africaine de football assure qu’Ebebiyin et Mongomo seront prêtes pour la CAN 2015, comme Bata et Malabo, deux autres sites qui ont accueilli des matches durant la CAN 2012.

De notre envoyé spécial à Sipopo,

A la veille du tirage au sort de la Coupe d’Afrique des nation 2015, on est sûr d’une chose : le match d’ouverture du tournoi, le 17 janvier, et la finale, le 8 février, auront lieu à Bata. La deuxième cité de Guinée équatoriale (après Malabo, la capitale) a déjà accueilli le match d’ouverture de l’édition 2012, co-organisée avec le Gabon.

Pour le reste, les questions vont bon train depuis que le petit Etat d'Afrique centrale a été désigné pour remplacer le Maroc comme pays hôte du tournoi. Elles concernent surtout Ebebiyin et Mongomo, deux des trois autres sites qui vont héberger des matches. Ces deux petites villes peu connues, situées près de la frontière gabonaise, seront-elles à la hauteur de l’événement ?

Certains représentants des équipes qualifiées pour le tournoi ne sont pas rassurés en ce qui concerne la qualité des hôtels et des stades notamment. « Mon vœu, pour ce tirage au sort, ce serait d’être logé sur un site dont on connaît la fiabilité, donc Bata ou Malabo, souligne l’entraîneur de la Guinée, Michel Dussuyer. Je suis très inquiet (au sujet d’Ebebiyin et de Mongomo) et je ne pense pas être le seul dans ce cas-là. L’organisation a été confiée très tardivement à la Guinée équatoriale. Bien sûr, il faut tirer un coup de chapeau à ce pays qui met tout en œuvre pour accueillir la Coupe d’Afrique. Mais on ne peut pas s’empêcher d’être inquiets ».

Pas de visite des deux sites pour le moment

Cette appréhension est renforcée par le fait qu’il n’y aura pas de visite à Ebebiyin et Mongomo pour les délégations, juste après le tirage au sort. C’est pourtant la tradition : dès que les équipes savent où elles vont jouer, elles effectuent un repérage sur place, pour choisir notamment leur futur hôtel. « La Confédération africaine (CAF) a annulé la visite d’inspection qui était prévue, affirme Michel Dussuyer. J’en déduis que ce n’est pas un signal très encourageant pour nous »…

Du côté de la CAF, on se veut rassurant. « Mongomo et Ebebiyin, on y travaille, assure Hicham El Amrani, le secrétaire général de la CAF. Les conditions ne sont pas catastrophiques contrairement à ce qu’on peut entendre. […] Je peux vous dire que ces deux sites seront prêts pour accueillir convenablement les équipes et les officiels ». Pour les médias et les potentiels supporters venus de la sous-région (Cameroun, Congo, RD Congo et Gabon), ce devrait être une autre histoire.

Par ailleurs, les stades des deux villes sont en pleine mise aux normes internationales, surtout celui de Mongomo. Du coup, Hicham El Amrani questionne : « A quoi ça sert d’emmener les entraîneurs dans des lieux où ils n’auront peut-être pas encore accès au stade et où ils ne pourront peut-être pas encore choisir un hôtel ? C’est juste une question de temps. D’habitude, nous avons six mois pour préparer tout ça. Là, nous avons seulement une dizaine de jours. C’est pour cette raison que nous avons décidé de reporter la visite à un peu plus tard en décembre. Il n’est pas question de l’annuler. »

Junior Binyam, le chargé de communication de la CAF, ajoute : « A Mongomo et à Ebebiyin, les équipes auront la chance de jouer sur des pelouses totalement neuves. Ça peut être un avantage par rapport à celles qui seront basées à Bata et à Malabo. Donc, n’allez pas penser que les équipes d’Ebebiyin et de Mongomo seront les parents pauvres de cette CAN. » Michel Dussuyer, lui, conclut : « Je sais que la CAF va travailler d’arrache-pieds pour que ça se passe dans les meilleures conditions. Aujourd’hui, la CAN est devenue un événement mondial. La qualité de l’organisation est aussi un test pour la CAF. »

Propos recueillis par Christophe Jousset et David Kalfa

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