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A la Une: finale du Mondial de football et victoire de l’Allemagne

media Les supporters argentins sur la Place de l'Obélisque à Buenos Aires après la finale du Mondial, le 13 juillet 2014. REUTERS/Martin Acosta

« L’Argentine quitte le Brésil sans la Coupe, mais avec son orgueil intact », titre El Día. Le pays « s’est battu d’égal à égal contre l’Allemagne en finale, et a défendu sa gloire bec et ongles pour couronner son jeu qui a fait la fierté de son pays », poursuit le journal, d’autant que Lionel Messi a remporté le trophée du meilleur joueur, précise La Nació

« Le rêve argentin a été frustré par un goal pendant les prolongations », s’exclame Clarín. Le quotidien estime que l’arbitre italien aurait dû octroyer un penalty contre l’Allemagne sur une sortie du gardien allemand.
Un retour sans gloire, mais avec la conscience tranquille, souligne La Nación. A Copacabana, les policiers ont utilisé des sprays poivrés pour disperser des heurts entre supporters argentins et brésiliens.
A Buenos Aires, des violences ont éclaté après que des milliers de supporters sont descendus autour de l’Obélisque pour fêter la prestation de l’équipe argentine. Une trentaine de personnes ont été interpellées, rapporte Clarín. La présidente Cristina Kirchner a félicité l’entraîneur Alejandro Sabella et doit recevoir l’équipe argentine dès son retour à l’aéroport d’Ezeiza à Buenos Aires.
 
La victoire de l’Allemagne, la défaite de l’Argentine, un titre largement repris dans la presse du continent
 
« L’Allemagne quatre fois championne du monde de foot », s’exclame El Tiempo. El Mercurio, au Chili, rappelle les quatre victoires allemandes aux Mondiaux de football, la Suisse en 1954, l’Allemagne en 1974, l’Italie en 1990, et enfin le Brésil en 2014. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a félicité l’Allemagne et l’Argentine sur son compte Twitter, rapporte El Nacional. C’est la première fois qu’une équipe européenne remporte le titre en Amérique latine, souligne le journal. Nicolas Maduro a invité la sélection vénézuélienne à se préparer pour participer au Mondial de 2018 qui se tiendra en Russie.
 
Au Brésil, l’heure des comptes a sonné après la Coupe du monde de football
 
Selon l’institut d’enquêtes économiques FIPE, la croissance brésilienne aurait été encore plus faible si le Brésil n’avait pas accueilli la Coupe du monde de Football, rapporte Folha de Sao Paolo, même on considère que son impact sur l’économie n’a pas été très important. L’événement sportif devrait avoir injecté quelque 30 milliards de reals, soit environ 10 milliards d’euros, et devrait contribuer à l’augmentation de 1% à 1,5% du PIB. Le pays a aussi gagné en visibilité, estime l’institution privée FGV, une visibilité qui pourrait lui rapporter des recettes à moyen et long terme. La présidente Dilma Rousseff devrait annoncer, dans les prochains jours, l’impact global de cette Coupe du monde sur l’économie.
 
Un bilan qui fait aussi grincer des dents
 
« Est-ce que ça valait le coup ? », se demande le Washington Post. Pour beaucoup, écrit le quotidien, le prix de 12 milliards de dollars pour accueillir le Mondial dans 12 villes du Brésil ne peut justifier les 5 semaines de distraction. Car il y a eu au moins 8 morts dans la construction des stades, des expulsions forcées, des dépassements budgétaires et des manifestations. Et pour bien plus de gens encore, ce qu’il restera surtout, c’est ce qui s’est passé sur le terrain de foot et les manquements de l’équipe brésilienne. Le Brésil se réveille ce lundi avec la gueule de bois, conclut l’éditorialiste.
Mais O Globo voit déjà à plus long terme : il ne manque que 754 jours pour ces premiers JO d’Amérique du Sud en 2016, pour lesquels des millions de dollars doivent encore être investis dans des infrastructures. Il reste encore beaucoup à faire, fait remarquer le journal de Rio, les travaux ont déjà du retard. Mais dans un entretien accordé à Folha de Sao Paolo, le président des JO 2016, Carlos Arthur Nuzman, assure que Rio sera prêt.
 
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon attendu en Haïti ce lundi
 
Ban Ki-moon se rend en Haïti pour demander l’accélération des efforts pour éliminer le choléra et pour soutenir le processus électoral, écrit le Miami Herald qui publie une interview exclusive avec le secrétaire général des Nations unies .
Même si le chef de l’ONU n’admet pas publiquement la responsabilité des Nations unies et ne présente pas ses excuses aux victimes, il déclare que l’organisation internationale a la responsabilité morale d’aider Haïti à juguler ce que les experts qualifient d’épidémie majeure de choléra dans le monde, déclenchée il y a quatre ans, rapporte le Miami Herald. Le rapporteur spécial de l’ONU pour Haïti, Gustavo Gallón, avait critiqué en février dernier le silence des Nations unies qui avait rejeté toute compensation auprès des victimes et invoqué l’immunité. Les donateurs étrangers ont promis 2,2 milliards de dollars pour lutter contre l’épidémie en décembre 2012, mais les dons n’arrivent que très lentement. Ban Ki-moon s’emploiera à les pousser à verser ces fonds lors de sa visite, des fonds qui doivent être destinés, selon lui, à améliorer les systèmes sanitaires pour lutter efficacement contre ce fléau. Autre message cette fois à la classe politique haïtienne : l’importance cruciale des élections législatives d’octobre. Enfin, une question se pose : après dix ans de présence et de retrait progressif des forces de la Minustah, le futur de la mission de stabilisation reste incertain.

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