Les Fennecs à jamais dans l'histoire du football - Afrique foot - RFI

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Les Fennecs à jamais dans l'histoire du football

media Le sélectionneur de l'Algérie Vahid Halilhodzic et ses joueurs, au moment de fêter la qualification historique des Fennecs pour les huitièmes de finale du Mondial brésilien, le 26 juin 2014. REUTERS/Damir Sagolj

Avant de prendre un avion pour Sorocaba, leur camp de base, les joueurs de la sélection algérienne se sont exprimés. Dans leur costume gris, ils ont largement commenté leur historique match nul (1-1) face aux Russes. Une soirée au goût de victoire, puisqu'elle leur ouvre, pour la toute première fois, les portes d'un tableau final de Coupe du monde. Lundi, les fennecs se frotteront à l'Allemagne, auteure, il y a 32 ans, du « match de la honte ».

De notre envoyé spécial à Curitiba,

Curitiba, Brésil, un 26 juin 2014. A Alger, Paris ou ailleurs, les Algériens du monde entier se souviendront de cette rencontre électrique face à la Russie. Une confrontation cruelle quoi qu'il dût arriver, puisque les deux équipes rêvaient de vivre le premier huitième de finale de Coupe du monde de leur histoire, et qu'il n'y avait qu'une seule place à prendre.

« On a les meilleurs supporters du monde »

Ce sont finalement les joueurs algériens qui ont décroché le gros lot. Sur la pelouse, en compagnie du sélectionneur « Vahid », ils sont restés un moment à saluer le public après leur exploit. Sofiane Feghouli s’est étendu dans l'herbe, la tête bandée suite à un choc. Il avait les larmes aux yeux. « On a les meilleurs supporters du monde et c’est aussi grâce à eux que l’on est passé ! » Son pays tient son grand fait d'armes.

Dans les gradins du stade de Curitiba, le public algérien a tremblé, crié, chanté et finalement hurlé sa joie. Une joie obtenue après trois participations au Mondial, dont une édition 2010 assez triste en Afrique du Sud. Ceux qui avaient mis toutes leurs économies pour se déplacer au Brésil ne doivent donc pas le regretter. Comme cette famille rencontrée dans la matinée avant le match dans les rues de Curitiba, et qui tentait de tuer les heures d’attente.

Madjid Bougherra, qui n’a pas joué face aux Russes, n’a pas non plus boudé son plaisir. « J’ai vécu une soirée magique. Pour l’équipe nationale, c’est une énorme fierté. J’étais sur le banc et c’était très stressant », raconte celui que l’on surnomme « Magic Madjid ». Il avait qualifié les Verts pour le Brésil face au Burkina Faso le 19 novembre dernier. « Faire partie de l’histoire, c’est juste extraordinaire », avoue-t-il.

Après dix années passées avec les Fennecs, le joueur de Lekhwiya (Qatar) va pouvoir, à l’issue de ce Mondial, prendre sa retraite internationale en toute quiétude. « Finir comme ça… »

Halilhodzic : « J’imagine très bien ce qui se passe en ce moment en Algérie »

Si Bougherra terminera, quoi qu'il arrive désormais, son parcours en beauté, d’autres, arrivés sur la pointe des pieds dans l'équipe, affichent un sourire malicieux. Comme Aïssa Mandi, 22 ans, troisième match avec les Fennecs et première Coupe du monde. « C’est notre exploit. On va savourer un peu avant de penser à la suite », confie le joueur de Reims.

Formé au FC Sochaux, Liassine Kadamuro a quant à lui vécu ses débuts en Vert en 2012. Il a choisi le pays de sa mère, son père étant né en Italie. Le défenseur de la Real Sociedad, qui n’a pas oublié de rappeler les critiques vécues après le match face à la Belgique, veut désormais saluer le peuple algérien. « On dédie cette victoire à tous ceux qui nous ont soutenus dans notre pays », lance-t-il avec son accent toulousain.

Une histoitre de rervenche

« C’est une joie inexplicable et immense. Comme entraîneur, je suis fier de ce que j’ai fait », lance ensuite Vahid Halilhodzic, qui continue : « J’imagine très bien ce qui peut se passer en ce moment en Algérie. » Après avoir eu des relations très tendues avec le président de la Fédération et la presse algérienne, « coach Vahid » est désormais, lui aussi, le héros des Verts. Un héros qui a toujours été soutenu par le public algérien. « Il faut maintenant se reposer. Ce soir, c’est ma revanche. J’ai gagné une bataille personnelle pour un pays qui attend cela depuis son indépendance. » Les trente dernières minutes ont dû lui paraître une éternité.

Désormais, les joueurs algériens ont eux aussi l'opportunité de prendre une revanche sur l'histoire. Trente-deux ans après le match gagné face aux Allemands de l'Ouest en Espagne, prouesse qui avait été suivie du « match de la honte » entre Allemands et Autrichiens - un pacte de non-agression voilé qui allait priver l'Algérie de qualification -, les Fennecs tenteront de remettre le couvert, lundi 30 juin, en plein Ramadan, contre l'Allemagne.

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