Côte d’Ivoire: départ sans émoi d’un Lamouchi au bilan mitigé - Afrique foot - RFI

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Côte d’Ivoire: départ sans émoi d’un Lamouchi au bilan mitigé

media Sabri Lamouchi tend une bouteille d'eau à Didier Drogba. REUTERS/Paul Hanna

Sabri Lamouchi a annoncé qu’il ne poursuivrait pas son travail de sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire, le 24 juin à Fortaleza, après l’élimination des « Eléphants » en Coupe du monde de football. Une décision attendue et qui n’a pas ému beaucoup de joueurs ivoiriens. Le bilan du Français est mitigé, après deux années d’exercice.

De notre envoyé spécial à Fortaleza,

Un peu surpris mais pas franchement émus… Voilà comment on pourrait résumer l’état d’esprit des footballeurs ivoiriens en apprenant que le sélectionneur Sabri Lamouchi n’allait pas prolonger son mandat à la tête des « Eléphants ». Le Français, dont le contrat de deux ans arrive à expiration, l’a annoncé en conférence de presse, après l’élimination de la Côte d’Ivoire face à la Grèce (1-2), en Coupe du monde, le 24 juin à Fortaleza. Les joueurs ont donc été mis devant un fait accompli mais prévisible.

« On devait être les premiers au courant »

« Vous me l’apprenez directement ici », répond ainsi le défenseur Serge Aurier aux journalistes. « Il a été critiqué depuis qu’il est en place. Ça n’a pas été facile pour lui. Je suis arrivé récemment dans ce groupe, mais je sais tout ce qui s’est dit sur lui. Il en a quand-même pris beaucoup (sic). A chaque fois qu’il a fait des choix, ils ont été discutés. Mais il les a assumés jusqu’ici. On aurait été contents de passer et de lui offrir cette qualification. Parce que je pense qu’il la méritait vraiment ».

Tous les joueurs ne sont pourtant pas aussi tendres que le jeune Aurier, qui a débuté en sélection sous les ordres de Sabri Lamouchi. L’attaquant Gervinho était peut-être le plus remonté contre l’entraîneur français : « Franchement, je pense qu’on devait être les premiers au courant. Je pense qu’il est très déçu et il faut le comprendre. Mais le problème n’est pas qu’il démissionne. Le problème, c’est que nous sommes encore là, nous. Les entraîneurs viennent, puis s’en vont. Nous, nous subissons les déceptions chaque année » Il ajoute : « L’entraîneur a démissionné, mais moi je suis encore là. Il faut encore défendre nos couleurs en septembre pour la qualification (à la CAN 2015). »

Des bonnes intentions mais des erreurs de « jeunesse »

La Fédération ivoirienne de football va en effet devoir solder très rapidement les années Lamouchi. Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2015 commencent le 5 ou le 6 septembre à Abidjan pour les « Eléphants ». L’Italien Giovanni Trapattoni, très expérimenté, serait pressenti pour prendre la succession.

L’expérience, c’est sans doute ce qui a le plus manqué à un Sabri Lamouchi qui débutait au poste d’entraîneur. Depuis sa nomination en mai 2012, l’ancien joueur a tenté de ne pas répéter certaines erreurs de ses prédécesseurs. Il a notamment poussé un Didier Drogba vieillissant sur le banc des remplaçants et donné plus de poids à Yaya Touré.

Mais l'ex-international français a parfois communiqué de manière approximative, au point de se mettre à dos la presse ivoirienne. Et il a également commis des erreurs de jeunesse. Il a ainsi rajouté un surcroît de pression inutile à ses joueurs en annonçant que les « Eléphants » allaient affronter la Grèce en pensant aux victimes d’inondations à Abidjan. C’était un très mauvais calcul envers une équipe à laquelle on demande de régler tous les problèmes socio-ethnico-politiques de la Côte d’Ivoire depuis dix ans.

En deux ans, Sabri Lamouchi aura dirigé la Côte d’Ivoire pendant 24 matches, avec 13 victoires à la clé, 6 défaites, 5 nuls, 51 buts marqués et 31 encaissés. Sous sa houlette, la sélection ivoirienne aura été éliminée en quarts de finale de la CAN 2013 et au premier tour de la Coupe du monde 2014. Un bilan donc moins bon que celui de son prédécesseur François Zahoui (16 victoires en 20 matches), finaliste de la CAN 2012.

 

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