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Dja Djédjé : «Montrer au sélectionneur que je veux être dans les 23»

media Le défenseur ivoirien Brice Dja Djédjé a signé à l'Olympique de Marseille en janvier 2014. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Après son transfert d'Evian à l'Olympique de Marseille au mercato d'hiver, Brice Dja Djédjé poursuit sa montée en puissance en étant présélectionné pour la Coupe du monde 2014 avec la Côte d'Ivoire. Il évoque avec RFI les défis qui l'attendent, en club et en sélection, à l'approche de cette fin de saison et du Mondial au Brésil, auquel il brûle de participer.

Comment avez-vous appris votre présélection pour la Coupe du monde 2014 avec la Côte d’Ivoire. Et comment avez-vous réagi ?

Brice Dja Djédjé : Je l’ai appris par un ami qui m’a appelé pour me dire que j’étais préselectionné pour le stage à Dallas. J’étais surpris, mais je me suis dit que c’était une bonne chose. Quelques semaines avant, j’avais eu le sélectionneur adjoint au téléphone, qui m’avait demandé comment je me sentais. C’est une très bonne nouvelle.

Une bonne nouvelle inattendue puisque vous n’aviez disputé qu’un seul match des éliminatoires pour la Coupe du monde. Ça fait d’autant plus plaisir ?

Je n’ai disputé qu’un match, contre le Maroc, après j’ai été appelé mais je n’ai pas eu la chance de jouer, c’est vrai. Malheureusement, pour ce qui devait être ma deuxième sélection, le match aller-retour contre le Sénégal, je m’étais blessé en championnat à Lille et je n’ai pas pu y participer.

Vous avez intégré cette équipe de Côte d’Ivoire il n’y a pas si longtemps, avec d’autres jeunes joueurs prometteurs du championnat de France. Est-ce que le fait d’avoir signé à Marseille a joué en votre faveur ?

Je pense que c’est plutôt mes performances. Quand j’étais à Evian, j’étais régulièrement appelé en sélection mais je ne jouais pas. Le fait d’avoir intégré l’Olympique de Marseille m’a permis de prendre encore plus d’ampleur dans cette sélection. Aujourd’hui je me retrouve à l’OM et c’est vrai que c’est tout à fait différent d’Evian. Et effectivement on se retrouve avec pas mal de jeunes joueurs dans cette équipe. Je pense que le plus important est d’y être, le reste viendra. Le sélectionneur fait ses choix, que ce soit moi ou Serge Aurier. Le plus important est que la Côte d’Ivoire ait des jeunes joueurs prometteurs. Je ne me prends pas la tête, l’important est d’y aller et de grappiller un maximum de temps de jeu, quels que soient les choix du sélectionneur.

Japon, Grèce, Colombie. Qu’est-ce que vous inspire ce premier tour de Coupe du monde ?

(Rire) Ca m’inspire beaucoup de choses. Ça va être très difficile parce que ce ne sont pas des équipes faciles. La Colombie a pas mal de très bons joueurs, le Japon aussi, et la Grèce est une équipe difficile à jouer.

Mais la Côte d’Ivoire a toutes ses chances ?

Bien sûr, comme les autres équipes d’ailleurs. Vous savez que dans le football tout est possible. Je ne pense pas qu’on soit les favoris du groupe, même si la Côte d’Ivoire a pas mal de joueurs d’expérience. Ça va être un groupe très intéressant.

Comment jugez-vous votre demi-saison à l’Olympique de Marseille ?

Elle est un petit peu particulière. Je suis arrivé à Marseille en janvier, le club était un peu en difficulté. Je suis arrivé sur la pointe des pieds mais j’ai réussi à faire mon trou en travaillant à l’entraînement et en montrant au staff que j’étais présent. Aujourd’hui je joue, je suis décisif, je fais des bonnes passes, mais je peux encore faire beaucoup mieux. J’espère que le fait d’avoir enchaîné ces matchs me permettra de bien préparer la saison prochaine, qui sera une belle saison, je l’espère, que ce soit pour moi ou pour les autres.

Comment avez-vous été accueilli par les joueurs et par le public, qui se souvient peut-être que vous avez été formé au Paris Saint-Germain ?

Avec le public, non, ce n’était pas difficile. J’ai été formé au PSG mais je n’y ai pas fait de saison en Ligue 1, donc j’étais un peu le petit jeune qui arrive dans l’équipe. Quand j’ai commencé à jouer, j’étais à Evian. En ce qui concerne les joueurs, il y en a dont j’étais déjà proche comme Saber Khlifa, avec qui j’ai joué à Evian. Tout ça a facilité l’intégration. Et le fait d’avoir déjà jouer en Ligue 1. Ce sont des adversaires qui sont devenus des partenaires.

Est-ce que la pression à Marseille a été difficile à supporter ?

Personnellement, je n’ai pas eu tellement de pression. Mais c’est sûr que Marseille est un club complètement différent, dont il y a des pressions sur les résultats, des supporters exigeants. C’est ce qui fait la beauté de Marseille. Et puis nous avons réussi à gagner pas mal de matches à domicile, ce qui a permis au public de vraiment nous soutenir. On a vraiment senti le public avec nous sur cette fin de saison et j’espère que sur le dernier match, samedi, ils seront nombreux au stade.

La saison de l’OM sera-t-elle ratée si le club ne se qualifie pas pour la Ligue Europa ?

Je ne sais pas si la saison sera ratée mais c’est vrai que les supporters s’attendaient à mieux. On a toujours ce petit espoir d’accrocher la cinquième place. On va essayer de donner le sourire aux supporters, même si ce sera difficile.

Que vous inspire l’arrivée de Marcelo Bielsa à Marseille ?

J’espère que le nouveau coach nous fera progresser, notamment nous les jeunes, et nous apportera son expérience. Ce qu’il a vécu dans les différents championnats, ou avec des sélections comme l’Argentine, le Chili. Mais pour l’instant je ne le connais pas, je ne peux pas en dire plus.

Cela vous confirme au moins que l’OM a de l’ambition.

Oui, le fait d’avoir pris un coach comme ça veut dire que Marseille se projette vers l’avenir. Notamment sur la saison prochaine où il va falloir travailler pour rivaliser avec les autres équipes du championnat.

Est-ce que vous parlez de la Coupe du monde avec vos coéquipiers ?

On se chambre souvent. On en parle un petit peu, mais pas tout le temps non plus. Je suis vraiment content, que ce soit pour Dédé (André Ayew, ndlr), Nico (Nicolas Nkoulou), Stève (Mandanda), Mathieu (Valbuena). Il y en a aussi pour lesquels je suis vraiment déçu parce que je pensais qu’ils y seraient, comme Dédé Gignac, Dimitri Payet.

Ils ont un peu accusé le coup ?

Non, mais je pense qu’il y a forcément de la déception lorsqu’on est joueur, qu’on est ambitieux.

Vous êtes pour le moment dans la liste des présélectionnés. Vous seriez déçu de ne finalement pas aller au Brésil ?

Je ne pense pas à ça. Quand on est présélectionné, le plus important est de se battre pour montrer au sélectionneur qu’on a vraiment envie d’être dans les 23. Pour l’instant je vais en préparation et il se passera ce qui se passera. Le tout est de n’avoir aucun regret. Si demain je vais à Dallas et que tout se passe bien, je serai au Brésil.

Propos recueillis par Eric Chaurin, avec David Kalfa

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