Le Ghanéen Majeed Waris, l’étoile noire du Nord - Afrique foot - RFI

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Le Ghanéen Majeed Waris, l’étoile noire du Nord

media Le Ghanéen Majeed Waris. AFP PHOTO FRANCOIS LO PRESTI

Auteur de 9 buts en 13 matches de championnat de France, Majeed Waris impressionne  depuis son arrivée à Valenciennes, en janvier. L’attaquant de 22 ans, prêté six mois par le Spartak Moscou, espère sauver le club nordiste de la relégation, puis participer à la Coupe du monde 2014 avec les «Black Stars» du Ghana. Portrait.

Une étoile noire brille dans le nord de la France depuis plus de trois mois. Elle illumine le championnat français de première division (Ligue 1). Il s’agit de Majeed Waris, attaquant de 22 ans. Le Ghanéen, prêté à Valenciennes pour six mois par le Spartak Moscou (Russie), impressionne, avec 9 buts inscrits en 13 matches de Ligue 1 (L1). Majeed Waris marque en moyenne toutes les 124 minutes. Ce qui le classe deuxième de L1 derrière le Suédois Zlatan Ibrahimovic (1 but toutes les 89 minutes), et juste devant trois attaquants célèbres : le Colombien Radamel Falcao, le Bulgare Dimitar Berbatov et l’Uruguayen Edinson Cavani.

Majeed Waris n’est pourtant pas surpris par cette réussite. « Je suis quelqu’un qui travaille toujours très dur, assure-t-il. Du coup, je sais que les buts vont venir. Et parfois, quand ça ne vient pas, je me dis qu’il faut travailler encore plus et se battre pour l’équipe. Je bosse sans arrêt la finition devant le but ».

Prêt à rester si Valenciennes se maintient

Ce goût du but, le Ghanéen l’avait un peu perdu après plusieurs mois difficiles passés au Spartak Moscou. « Quand je suis arrivé en Russie (en novembre 2012), j’ai eu de petites blessures, rappelle l’intéressé. Et quand j’ai été sur pieds, je ne jouais pas au bon poste. Je jouais sur les ailes. Et même lorsque je jouais à mon poste, ce n’était que quelques minutes. […] J’ai toujours préféré jouer près du but ».

Il n’a donc pas hésité très longtemps, l’hiver dernier, lorsque l’opportunité de se relancer en France s’est présentée. « C’est l'un des meilleurs championnats d’Europe et du monde. Je voulais travailler dur et voir ce que je pouvais y réussir », explique-t-il.

Trois mois et demi plus tard, le bilan est largement positif. Majeed Waris souhaite rester à Valenciennes (VAFC) si le club se maintient en Ligue 1. Ce qui n’est toutefois pas gagné. VAFC est avant-dernier au classement malgré les performances de son buteur. « Il est trop tôt pour commencer à parler de mon futur », esquive donc le joueur, peu  enthousiaste à l’idée de retourner en Russie.

Du nord du Ghana au nord de l’Europe

Majeed Waris est nettement plus disposé à évoquer son parcours qui a commencé à Tamale, dans le nord du Ghana, où il a grandi. Son histoire sportive démarre à l’âge de 13 ans, lorsqu’il intègre l’institut Right To Dream Academy qui allie solides études et sport. « Ça a été difficile, parce que j’étais jeune, raconte l’avant-centre. Ma famille pensait que c’était trop tôt pour que je quitte le Nord. Mais les gens de Right To Dream Academy ont promis de prendre soin de moi et de me fournir tout ce dont j’avais besoin. Mon père a donc dit "ok". Mais, au départ, il passait son temps à s’assurer que tout allait bien pour moi ».

A Accra, la capitale, l’adolescent murit. « Quand j’étais à Tamale, je n’aurais jamais pu penser qu’étudier pouvait être aussi important, glisse-t-il. Je ne voulais que jouer au football. Etudier et jouer en même temps m’a pourtant permis de devenir un joueur professionnel ». En 2008, Majeed Waris obtient en effet une bourse pour poursuivre sa scolarité au Hartpury College de Gloucester.

En Angleterre, il enfile les buts et parfait sa formation. Dans la foulée, il se rend en Suède avec son équipe pour y disputer la Gothia Cup 2009, un prestigieux tournoi pour jeunes âgés de 11 à 19 ans. Une compétition à laquelle ont notamment participé l’Anglais Alan Shearer, l’Italien Andrea Pirlo, l’Espagnol Xabi Alonso ou... Zlatan Ibrahimovic. L’équipe de Waris est éliminée en 16èmes de finale mais il séduit les recruteurs locaux. Le BK Hacken lui fait signer un contrat en octobre 2009.

La CAN 2008 au Ghana l’a marqué

En Suède, Majeed Waris devient une star. En 2012, son club finit vice-champion national et le Ghanéen termine meilleur buteur de la saison. Des performances qui lui permettent d’attirer l’attention de Kwesi Appiah, le sélectionneur de l’équipe nationale du Ghana. L’attaquant fait ainsi ses débuts avec les « Black Stars » lors d’un match face au Chili (1-1), le 29 février 2012.

« La passion et l’amour pour les Black Stars sont tellement forts », sourit celui qui a assisté en tant que supporter à la Coupe d’Afrique des nations 2008 organisée par son pays. Durant la CAN 2008, « j’étais à Accra et j’allais partout avec mon drapeau du Ghana », rit le Valenciennois.

Majeed Waris n’a pas encore disputé de grande compétition avec la sélection ghanéenne. Il n’a pas été retenu pour la CAN 2013. « J’étais déçu de ne pas être dans le groupe, soupire-t-il. Mais j’ai préféré travailler plus dur, en espérant que mon heure viendra ». En arrivant à Valenciennes, ce dernier avait évidemment la Coupe du monde 2014 en tête. Pour être sélectionné, Kwesi Appiah lui avait dit « que c’était très important de gagner du temps de jeu ». En l’espace de quelques mois, l’attaquant a surtout gagné une belle réputation et un surnom : « Magic » Waris.

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