Mondial 2014: l’Algérie retient son souffle - Afrique foot - RFI

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Mondial 2014: l’Algérie retient son souffle

media Hilal Soudani a déjà marqué 7 buts avec les Fennecs depuis 2011. AFP PHOTO/FAROUK BATICHE

Pour la quatrième fois de son histoire, l’Algérie va tenter de valider un billet pour la Coupe du monde. À Blida, face au Burkina Faso, les Fennecs vont devoir renverser le score du match aller, perdu 3 à 2. Les joueurs algériens, qui n’ont jamais perdu dans leur fief de Blida, se souviendront de la qualification de 2009 pour le Mondial en Afrique du Sud. À quelques heures de ce choc, c’est tout un pays qui est en effervescence.

Pour les Algériens, la victoire est impérative. Au pays du football, tout autre résultat n’est pas envisageable. Dans les rues d’Alger, d’Oran ou de Tizi Ouzou, personne n’imagine le contraire. L’Algérie compte 38 millions de sélectionneurs et Vahid Halilhodzic. Et mardi, au coup d’envoi de cette rencontre décisive entre les Fennecs et les Étalons, le pays tout entier aura les yeux rivés sur « sa » sélection nationale. « Toute cette mobilisation autour de l’équipe nationale nous motive », commente Halilhodzic. L'Algérie compte trois participations à la Coupe du Monde (1982, 1986 et 2010).

Refaire le coup de 2009

Aujourd’hui, les supporters attendent que les Fennecs rejouent le coup de 2009. Ils veulent revivre ce mois de novembre qui les avait vu valider leur billet pour le premier Mondial sur le sol africain, en Afrique du Sud. Les Fennecs avaient battu leurs ennemis de toujours : l’Égypte (1-0). Et à la 40e minute, ce 18 novembre, Antar Yahia était devenu un héros national. « L'Algérie c'est le pays des hommes. Cette qualification je la dédie aux 1 million et demi de martyrs », avait lancé le joueur de l’Espérance de Tunis.

Quatre années plus tard, pratiquement jour pour jour, les Algériens attendent son successeur. Si, aujourd’hui, Antar Yahia a mis un terme à sa carrière internationale -en mai 2012-, Islam Slimani et Sofiane Feghouli, qui figurent dans la liste des 25 nominés pour le trophée du meilleur joueur africain 2013, pourraient bien prendre la relève.

Surtout, Halilhodzic avoue que l’échec du match aller lui est resté en travers de la gorge. « Je n’ai pas encore pu digérer cette défaite ». Les Étalons avaient dominé la première mi-temps en ouvrant le score par le Rennais Jonathan Pitroipa (45ème+2), et fini par l’emporter 3 à 2. « La clé du match, c’est la rigueur défensive qu’on doit absolument avoir. On ne peut pas se permettre de refaire les mêmes erreurs qu’au match aller. Mes joueurs doivent s’appliquer en défense surtout, avant de penser à marquer », explique Halilhodzic. Mais le sélectionneur est plus déterminé que jamais : « J’ai la rage de vaincre. Je n’ai jamais travaillé comme cette fois-ci. Ma revanche, je vais la prendre ce mardi. »

Blida, l'endroit sacré de cette équipe

À Blida, il risque d’y avoir autant de monde à l’extérieur qu’à l’intérieur du stade Mustapha Tchaker. Samedi, la vente des billets avait vite tourné à l’émeute entre supporters. Plus de 50 personnes ont été blessées dans des bousculades alors que le public avait bravé la pluie et le froid. Le stade de Blida était l’unique point de vente.

Pour ce match sous haute tension, 5 000 policiers seront présents. Le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, a appelé les supporteurs algériens au « fair play ». « Au retour, on les bouffera », avait promis le quotidien sportif algérien Le Buteur.

Blida est devenu le fief de l’équipe nationale, elle en a fait son stade fétiche. L'Algérie y a joué dix-neuf matches, gagné seize rencontres, fait trois nuls et ne compte aucune défaite. Le meilleur bilan est à mettre au profit de la « génération Vahid » qui a remporté huit victoires et fait un seul match nul, contre la Guinée (2-2). En juin dernier, les Fennecs avaient battu les Étalons 2 à 0.

« En cas de qualification, j’aurais une première pensée pour les supporters, qui ont tout le temps été aux côtés de l’équipe, notamment dans les moments les plus pénibles », promet Vahid Halilhodzic, qui fait référence au parcours décevant des Fennecs lors de la Coupe d'Afrique des nations 2013. La confiance lui a été renouvelée, et c'est désormais une question de devoir.

Pour beaucoup d’Algériens, l’équipe nationale est une raison de vivre, une bouffée d’oxygène dans une vie parfois faite de tourments. Et voir les Fennecs se qualifier pour une Coupe du monde au Brésil sera certainement le plus beau jour de l’année pour toute cette population.

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