Issa Cissokho: «Je pense à la Coupe du monde tous les jours» - Afrique foot - RFI

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Issa Cissokho: «Je pense à la Coupe du monde tous les jours»

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Août 2013 est un mois exceptionnel pour Issa Cissokho. A 28 ans, le latéral droit va enfin découvrir la première division du Championnat de France, avec le FC Nantes. Le frère aîné d’Aly Cissokho va aussi honorer sa première convocation avec l’équipe du Sénégal, le 14 août face à la Zambie. Le défenseur, qui a connu bien des difficultés, espère réussir une grande saison avec, pourquoi pas, une participation à la Coupe du monde 2014 à la clé.

RFI : Issa Cissokho, le FC Nantes vient de passer les quatre dernières saisons en deuxième division. Est-ce que la pression est forte pour le retour du FC Nantes en Ligue 1 ?
Issa Cissokho : Il y a beaucoup d’attentes. Nantes, c’est quand même huit titres de champion de France. C’est un grand club français, très très prestigieux. Forcément, les supporters nantais sont assez difficiles avec nous. Malgré tout, il va falloir être prêts pour ce championnat. Ce championnat va être assez homogène. Quatre ou cinq équipes vont se démarquer : le PSG, Monaco, Lyon, voire Marseille. Il va falloir faire un bon début de saison et prendre le maximum de points.

A 28 ans, vous allez découvrir la Ligue 1. Est-ce que vous considérez ça comme un aboutissement ?
Oui, parce que j’ai connu pas mal d’échecs depuis que j’ai commencé ma carrière de footballeur. C’est déjà une consécration d’être arrivé en Ligue 1 avec un club comme le FC Nantes. Je suis vraiment content.
Maintenant, j’ai des ambitions aussi. Il va falloir être costaud dès l’ouverture du championnat, face à Bastia. Mon objectif est d’enchaîner les matches et de confirmer ce que j’ai montré la saison passée.

Issa Cissokho va découvrir la Ligue 1 à 28 ans. Le frère aîné d’Aly Cissokho a connu une trajectoire hasardeuse. Passé par le centre de formation de Louhans-Cuiseaux, le Sénégalais n’est pas parvenu ensuite à s’imposer à Guingamp (2003-2006). Le latéral droit navigue alors dans les clubs modestes, de l’US Orléans (2006-2007) au Blois Foot (2007-2008), puis à l’USJA Carquefou (2008-2010) où le FC Nantes finit par le repérer. En juin 2010, en plein Mondial sud-africain, Issa Cissokho signe un contrat avec le FCN. Quatre ans plus tard, le voilà en ligue 1 avec le club nantais et en équipe du Sénégal, avec la perspective de disputer le Mondial 2014 au Brésil.

Vous avez connu pas mal de difficultés lors de vos débuts professionnels. Est-ce que c’est aussi une revanche pour vous, quelque part ?
Oui, c’est une revanche. A une certaine époque, on n’a pas eu confiance en moi. On m’a mis pas mal de bâtons dans les roues. J’ai eu l’impression d’être passé à côté de pas mal de choses. A chaque fois qu’il y avait un essai faire, c’était un échec. Quand j’arrivais dans un club, c’était difficile de s’imposer ; j’étais souvent relégué au second plan.
Je reviens donc de loin. J’ai quand même joué en DH (division d’honneur, sixième division), en CFA2 (Championnat de France amateur 2, 5e division), en CFA (Championnat de France amateur, 4e division), en National (3e division), en Ligue 2 (deuxième division). Et aujourd’hui, j’arrive en Ligue 1. Ce n’est que du bonheur. Je vais vraiment en profiter au maximum.

Les choses se passent un peu comme pour votre petit frère, Aly Cissokho, défenseur au Valence CF, qui a aussi eu un parcours pas toujours rectiligne, avant de se révéler. En parlez-vous tous les deux ?
Oui, bien sûr. On a tous les deux des parcours assez atypiques. Aly a connu pas mal de galères aussi. Il est passé par Gueugnon (France) puis Setubal (Portugal) avant d’exploser au FC Porto et à l’Olympique lyonnais. Aujourd’hui, il est très content d’en être arrivé là. Il est très content pour moi, également. […] D’autant qu’il y a eu cette première convocation avec les Lions de la Téranga. Ce sont des événements assez rares : avoir deux joueurs professionnels dans une même famille, avec l'un qui joue en équipe de France et l’autre en équipe du Sénégal. On est tous ravis.

Si Aly Cissokho a choisi l’équipe de France, vous vous allez jouer pour le Sénégal, le pays d’origine de vos parents. Comment avez-vous réagi en apprenant votre convocation pour disputer un match de préparation face à la Zambie, le 14 août ?
C’était une grande joie pour moi. Je vous dis la vérité, je ne m’attendais pas du tout à cette convocation. Je suis très content et très fier de jouer pour le Sénégal. Je me rappelle des matches de la Coupe du monde 2002, dont celui face à la France, avec des joueurs comme Khalilou Fadiga ou El Hadji Diouf. C’était un rêve de jouer pour le Sénégal. C’est devenu réalité. Maintenant, je dois prouver que j’ai le niveau pour jouer avec cette équipe. Je sais qu’il y a de très bons joueurs. A moi de gagner ma place et de convaincre le sélectionneur de m’appeler encore et encore…

Comment avez-vous été sollicité pour jouer avec les Lions de la Téranga ?
J’ai eu un contact direct avec le coach, Alain Giresse. Je l’ai rencontré lors d’un match amical avec Guingamp. C’était une première rencontre. Mais les premières rencontres ne sont pas toujours une finalité...

Jouer pour le Sénégal, vous y pensiez depuis longtemps ?
Oui, depuis très longtemps. Mes parents sont nés au Sénégal. J’ai grandi avec la mentalité sénégalaise aussi, parce que nos parents nous ont élevé comme ça. On a appris à être solidaires. Même si on est nés français, on a toujours gardé nos racines sénégalaises. C’était important pour nous. Je suis vraiment content de pouvoir jouer pour le pays de mes parents.

Il y a une une Coupe du monde dans moins d’un an. Vous y pensez un peu à ce Mondial 2014 au Brésil ?
(Il rit) Bien sûr que j’y pense ! J’y pense même tous les jours. Déjà, on est bien partis en éliminatoires. On est classés premiers (du groupe J). Il faut finir devant. Puis, il y aura des barrages qui vont être compliqués. Mais le Sénégal est à trois matches de la Coupe du monde. Forcément, on y pense. A 28 ans, c’est une très belle opportunité pour moi. J’aimerais vraiment y participer. Lors de la prochaine Coupe du monde, j’aurai 32 ou 33 ans. Donc, participer à ce Mondial 2013 avec le Sénégal, ce serait un pur bonheur !

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