Modou Sougou : «Je ne pense pas à la sélection» - Afrique foot - RFI

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Modou Sougou : «Je ne pense pas à la sélection»

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Transféré en janvier dernier, Modou Sougou trouve progressivement ses marques à l’Olympique de Marseille. L’attaquant de 28 ans est heureux d’avoir enfin trouvé un club majeur. En attendant une éventuelle convocation en équipe nationale, le Sénégalais préfère donc penser à l’OM plutôt qu’aux Lions de la Téranga.

RFI : Modou Sougou, il parait que le football n’était pas trop la tasse de thé de votre famille et de votre père en particulier. Est-ce vrai ?
Modou Sougou : Oui, mon père est enseignant au lycée. Pour lui, l’éducation est à la base de tout. Il nous a éduqués avec l’école. Il voulait qu’on se concentre sur notre scolarité. Pour lui, le football est un loisir. Quand on sortait de l’école, il fallait continuer à réviser nos cours. C’était difficile d’avoir un peu de temps pour jouer au football avec les copains dans la rue. Heureusement, j’ai eu une invitation pour jouer au Portugal, à Leiria. J’ai fait un essai là-bas et ils m’ont gardé. C’est à ce moment-là que je suis devenu professionnel.

Qu’en pense votre père maintenant que vous jouez à l’OM ?
(Il rit) Maintenant, il me regarde d’une autre manière. Je sens qu’il est fier de moi. Jouer à l’OM, c’est une réussite.

Avez-vous l'impression d'avoir trouvé le grand club que vous attendiez ?
Oui, Marseille, c’est le grand club que je voulais. C’est un club historique et un des meilleurs, sinon le meilleur, en France. C’est la seule équipe française qui a gagné la Ligue des champions. Ce club est présent sur le plan des résultats puisqu’il a remporté le championnat et d’autres trophées.
 
La pression est parfois énorme à l'OM. Avoir disputé la Ligue des champions vous aide-il à supporter cette pression ?
Quand on est footballeur, il faut savoir faire la part des choses. Parfois, il faut savoir évacuer cette pression pour être performant sur le terrain. Avec la Ligue des champions, j’ai appris beaucoup de choses. Surtout sur cet aspect psychologique. Marseille est un grand club où il y a beaucoup de pression et d’attentes. Les supporters montrent parfois leur impatience. A moi de bien me préparer dans ma tête pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Est-ce que Marseille est très différent ce que vous avez connu pendant une saison et demi à Cluj, en Roumanie ?
Oui, c’est différent. Déjà, la Roumanie est un pays très différent de la France. Mais j’étais dans un grand club, le meilleur club roumain. Un club qui a gagné le championnat et fait un bon parcours en Ligue des champions cette année. Pourtant, on était dans un groupe difficile avec Manchester United, Braga et Galatasaray. Malgré cela, on a réussi à prendre 10 points (Cluj a fini 3e de sa poule, à égalité de points avec Galatasaray, Ndlr). Cette expérience en Roumanie a été bénéfique. Ça m’a permis de progresser sur tous les plans.
 
Parlons de l’équipe du Sénégal : si je vous dis Issiar Dia, Demba Ba, Papiss Cissé, Moussa Sow, Dame Ndoye, Mame Biram Diouf, Ibrahima Traoré, est-ce qu'il y a de la place pour Modou Sougou en sélection nationale ?
La sélection sénégalaise a toujours eu de grands joueurs, surtout en attaque. Actuellement, il y a de grands joueurs qui font du bon boulot en club. Pour jouer en sélection sénégalaise, il faut le mériter, il faut être au top de sa forme.
Le plus important pour moi, c’est de me concentrer sur mon objectif : m’affirmer à Marseille. Après, ce qui viendra ne sera qu’un bonus. Le plus important pour moi, c’est de me concentrer sur Marseille.

Est-ce qu'on a le temps de penser à l'équipe nationale quand on vient de débarquer dans un club comme l'OM ?
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Dans ma tête, je ne pense pas à la sélection. Je ne me dis pas que je vais avoir le droit de revenir en sélection juste parce que je joue à Marseille. […] Personnellement, je ne vais pas faire une fixation sur la sélection. La sélection, ça se mérite. Le plus important pour moi, c’est de me concentrer sur mon club. Si je fais du bon boulot, le reste viendra.

Irez-vous en sélection si vous êtes convoqué pour le Sénégal-Angola du 23 mars, en éliminatoires du Mondial 2014 ?
Je ne sais pas… J’ai passé presque deux mois sans jouer, après le 5 décembre. Quand je suis arrivé à Marseille, j’étais court physiquement. Je suis en train d’effectuer un travail progressif pour revenir à cent pour cent. Je commence à me sentir mieux. Pour le moment, je n’ai pas encore débuté un match avec l’OM. Je fais des bouts de match. Le sélectionneur du Sénégal doit être au courant de ma situation.
Une sélection, ça ne se refuse jamais. Mais je ne me considère pas comme un sélectionnable car je ne suis pas encore prêt avec mon club. Un joueur doit être sincère envers lui-même et envers son peuple. Si on n’est pas à cent pour cent, je pense que ce n’est pas bon pour le joueur et pour le pays de prétendre à une place en sélection.
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