L’année de la confirmation pour Adrien Regattin - Afrique foot - RFI

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L’année de la confirmation pour Adrien Regattin

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A 21 ans, Adrien Regattin a franchi un nouveau palier. Le milieu de terrain offensif s’impose cette saison en championnat de France au sein d’un Toulouse FC ambitieux. Il a également joué son premier match avec l’équipe nationale du Maroc, à deux mois d'une CAN 2013 en Afrique du Sud qu'il rêve de disputer.

« C’était vraiment une immense fierté. J’avais vraiment des frissons partout en rentrant sur le terrain, en voyant tous les drapeaux marocains. » Adrien Regattin, milieu de terrain offensif du Toulouse FC, raconte ses grands débuts avec l’équipe nationale du Maroc, le 14 novembre à Casablanca face au Togo (0-1). Sa voix juvénile étonne avec son physique de puncher. Elle trahit pourtant une vive émotion. « Les supporters marocains m’ont très bien accueilli, poursuit l’intéressé. A la fin du match, ils criaient mon nom. Et ça, pfff… J’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel. Je n’oublierai jamais cette première sélection, ça restera gravé dans ma mémoire ».

Cette convocation avec les Lions de l’Atlas, le Toulousain l’attendait depuis longtemps. Il avait opté pour le Maroc deux ans plus tôt. Mais des soucis administratifs l’ont empêché notamment d’être sélectionné pour les Jeux olympiques 2012, un de ses regrets. Le joueur a en effet eu du mal à retrouver des documents concernant sa grand-mère marocaine, originaire d’Erfoud. Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre.

L’année de la confirmation

Et cette saison, tout semble tourner rond côté terrain pour Adrien Regattin. Le petit milieu de terrain (166cm) s’impose au Téfécé après trois premières années de rodage. « Je pense avoir franchi un palier la saison passée durant laquelle j’ai beaucoup joué, explique-t-il. Les deux années d’avant, j’étais encore stagiaire pro, en formation. Je m’entrainais avec les pros mais je jouais beaucoup plus avec la réserve. Je pense que la saison passée m’a fait beaucoup de bien. Et là, c’est plutôt l’année de la confirmation ».

En Ligue 1, Adrien Regattin enchaîne désormais les prestations convaincantes avec une équipe de Toulouse efficace. « J’ai progressé dans mon jeu, dans le fait de choisir les moments où il faut dribbler, jouer simple, ajoute-t-il. Après, je dois encore beaucoup travailler sur ces aspects-là. J’en suis conscient. Je peux encore progresser dans tous les domaines parce que je travaille beaucoup ».

« A Montpellier, ils avaient été assez méchants avec moi »

Adrien Regattin baigne depuis toujours dans le football grâce notamment à un père ex-joueur amateur de bon niveau. « Depuis tout petit, j’ai un ballon entre les pieds, confirme-t-il. J’ai fait un autre sport, du karaté, mais le football, c’était ma vie. Ma mère l’a vu d’entrée. J’ai donc continué et je n’ai pas lâché ».

Le joueur aurait pu pourtant passer à côté d’une carrière professionnelle. « J’ai commencé le football à l’âge de 8 ans en région parisienne, à Champigny-sur-Marne, raconte-t-il. Mes parents ont malheureusement divorcé. J’ai suivi ma mère dans le sud de la France, à Montpellier, où j’ai été formé jusqu’à l’âge de 14 ans. Ils ne m’ont pas gardé. J’ai ensuite passé trois années au FC Sète où ça s’est très bien passé. Ils m’ont redonné confiance en moi. Toulouse est enfin venu me récupérer. C’était il y a presque quatre ans ».

Depuis, Adrien Regattin a mis de côté le couac montpelliérain mais il n’oublie pas : « Quand je me suis fait virer de Montpellier à l’âge de 14 ans, ça m’a fait mal. Mais je n’avais qu’une envie : leur prouver que je pouvais réussir. Parce qu’ils avaient été assez méchants avec moi. Quand je suis parti au FC Sète, j’ai beaucoup travaillé. Je suis tombé sur de très bons entraîneurs. Ils m’ont rendu confiance. Ça m’a fait beaucoup de bien. J’ai réussi et je remercie tous les gens qui m’ont aidé. »

Objectif CAN 2013

Adrien Regattin rêve désormais de disputer la CAN 2013 (19 janvier-10 février 2013) avec le Maroc. « J’y pense souvent, confie ce fan de Marouane Chamakh. Je vais tout faire avec mon club pour prouver que je peux être sélectionné. Mais si le sélectionneur (Rachid Taoussi) ne fait pas appel à moi, je serai le premier supporter du Maroc ».

Le natif de Champigny le sait: avec une toute petite cape au compteur et la vive concurrence des Assaïdi, Boussoufa, Taarabt, Barrada ou Belhanda, il aura du mal à faire son trou parmi les 23. Mais il préfère positiver, comme souvent : « Il y a vraiment de très très grands joueurs en équipe du Maroc. C’est pour ça que j’ai choisi cette sélection. Parce qu’on peut faire quelque chose. Le peuple marocain attend un trophée depuis longtemps. […] Pourquoi pas cette année ? On a les qualités pour », conclut-il.

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