Younes Belhanda: Eric Gerets est «un mec charismatique» - Afrique foot - RFI

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Younes Belhanda: Eric Gerets est «un mec charismatique»

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Meilleur joueur africain du championnat de France, meilleur espoir de Ligue 1, Younes Belhanda a collectionné les honneurs avec son club, le Montpellier HSC. Le milieu de terrain espère maintenant avoir la même réussite avec l’équipe nationale du Maroc. Deuxième partie d’un entretien avec le Prix RFI / France 24 Marc-Vivien Foé.

RFI : Comment vous est venue l'envie de jouer pour le Maroc ?
Younes Belhanda : J’ai suivi le Maroc lors de la Coupe du monde 1998 en France. Et bien avant aussi. Mais le Mondial 1998 m’a donné cet amour pour le Maroc. Je voyais les Mustapha Hadji, les Salaheddine Bassir, Youssef Chippo, Saïd Chiba. Je me disais qu’un jour, je remplacerai (Youssef) Safri. Quand je me vois dans cette équipe du Maroc, je me dis que j’ai réussi.

RFI : Avez-vous évacué la déception d’avoir été éliminé avec le Maroc au premier tour de la CAN 2012 ?
Younes Belhanda : Pas totalement. On doit se racheter auprès de tous les Marocains. Les supporters sont à fond derrière nous. On se doit aussi une revanche. On est sur le terrain et on est donc les premiers déçus. Les gens doivent le savoir. Une équipe a été mise en place par le sélectionneur et il faut lui laisser le temps de travailler.

RFI : Comment cela se passe-t-il avec Eric Gerets, le sélectionneur de l’équipe du Maroc ?
Younes Belhanda : Ça se passe super bien, c’est un super coach. On s’entend très bien. C’est un mec charismatique. On sait comment il est. C’est un honneur d’être sous ses ordres.

RFI : Eric Gerets a mal vécu l’élimination du Maroc dès le premier tour de la CAN 2012.

Younes Belhanda : Il nous encourage parce qu’on est encore jeunes. La moitié du groupe n’avait jamais participé à une Coupe d’Afrique. On est là pour travailler tous ensemble. Il faut nous laisser murir sur la scène africaine. Pour nous, tout ça, c’est nouveau. Rentrer directement dans le bain, ça a été difficile. Pour le coach également parce que c’était sa première expérience en Afrique. Laissez-nous le temps de grandir !

RFI : Pensez-vous déjà à la CAN 2013 (19 janvier-10 février) en Afrique du Sud ?
Younes Belhanda : Je garde un œil sur cette CAN 2013. Pour se qualifier, on sait que ça se joue avec un barrage sous forme de match aller et retour. On se dit que sur un match, on peut décrocher notre qualification pour la Coupe d’Afrique.

RFI : Le Maroc est qualifié pour le Tournoi olympique de football des JO 2012. Souhaitez-vous y participer cet été ?
Younes Belhanda : Oui. Tous les grands joueurs ont participé aux Jeux Olympiques. Je ne sais pas si je vais pouvoir les faire. Mais participer aux JO, c’est quelque chose dont j’ai envie.

RFI : En juin, le Maroc va disputer deux matches d’éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 : en Gambie (2 juin) et face à la Côte d’Ivoire (9 juin). Pensez-vous déjà à ce choc face aux Eléphants de Didier Drogba ?
Younes Belhanda : On pense d’abord au premier match. Ça va être difficile de jouer en Gambie. On sait qu’en Afrique, c’est difficile de jouer à l’extérieur. Après, il y aura la Côte d’Ivoire, un match très attendu. Ce sera un bon test pour nous parce que c’est une grande nation du football. Les affronter chez nous, en premier, c’est avantageux. Si on fait des résultats en Gambie et à Marrakech face à la Côte d’Ivoire, ce sera de bon augure pour la suite des qualifications.

RFI : Affronter la Côté d’Ivoire de Didier Drogba vous excite-t-il particulièrement ?
Younes Belhanda : On fait du football pour affronter des grands joueurs et de grandes équipes. La Côte d’Ivoire est une grande nation de football avec des joueurs comme Yaya Touré, Cheik Tioté, Didier Drogba. Ce serait un honneur de jouer contre eux. Et même si ce sont nos aînés, on ne va pas se gêner pour leur marcher dessus. Il le faut : on joue à domicile et on doit se racheter de notre Coupe d’Afrique.

Propos recueillis par Alejandro Valente et D. Kalfa lors de la remise du Prix Marc-Vivien Foé

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