CAN 2012 : un bilan décevant en Guinée équatoriale - Afrique foot - RFI

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CAN 2012 : un bilan décevant en Guinée équatoriale

media Une femme observe une affiche à la gloire du Nzalang nacional et du président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

La Coupe d’Afrique des nations s’est achevée, pour la Guinée équatoriale, le 11 février 2012 à Malabo avec la victoire du Mali face au Ghana (2-0). Ce match pour la 3e place a paradoxalement été une des plus belles rencontres alors que l’organisation et le spectacle ont laissé à désirer sur le sol équato-guinéen. Bilan de notre envoyé spécial.

Une organisation à revoir

La Guinée équatoriale, tout comme le Gabon, disposait de deux sites où étaient organisées les rencontres : le Nouveau Stade de Malabo et le Stade de Bata. Si ce dernier correspondait au standing que requiert une telle compétition, le Nouveau Stade de Malabo, quant à lui, était trop petit (15 200 places). Avec des tribunes de presse mal conçues et surtout, un dispositif de sécurité trop important qui a certainement découragé la venue de supporters en masse, alors que les tribunes étaient le plus souvent accessibles gratuitement, ce stade ne laissera pas de bons souvenirs aux spectateurs.

Les stades ont parfois sonné creux à Bata et Malabo. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Le prix des billets était également problématique dans un pays où le revenu moyen est de 95 000 francs CFA par mois. Des prix variant de 15 000 à 45 000 CFA. Et, de peur de voir les tribunes vides, le Cocan (comité d'organisation) équato-guinéen a très régulièrement pris la décision de donner accès gratuitement aux gradins, passé un certain délai.

Des sélections inaccessibles ou alors mal loties

L’accès aux sélections est également à revoir, bien que cet aspect dépende des fédérations auxquelles sont rattachées ces équipes. L’exemple de la Côte d’Ivoire, totalement recluse dans son hôtel et donc inaccessible, tranche singulièrement avec l’accessibilité, par exemple, du Burkina Faso. D’ailleurs, la différence entre les deux finalistes était flagrante. Les Chipolopolo, un groupe ouvert avec un sélectionneur disponible pour la presse, étaient là encore en totale opposition avec les Eléphants.

Et puis, il ne faut pas omettre de parler des conditions de logement des sélections. Pour certaines, les hôtels correspondaient au standing. Mais pour d’autres comme le Burkina Faso, le Soudan ou la Zambie, les hôtels fournis par la CAF et le Cocan étaient une honte. Les Etalons se sont par exemple retrouvés dans un restaurant-bar transformé en hôtel spécialement pour l'occasion.

Des matches médiocres dans le groupe A

Comment ne pas évoquer la qualité des matches organisés en Guinée équatoriale ? Le groupe A, qui évoluait à Bata, a vu le Sénégal, élevé au rang des favoris avant le début de la compétition, repartir après 3 défaites en 3 matches. La Guinée équatoriale, 150e nation au classement FIFA, s’est qualifiée facilement pour les quarts de finale, preuve du faible niveau de jeu dans cette poule. Seule la Zambie a semblé surnager.

Surnager, c’est ce qu’ont dû faire la Libye et la Zambie à Bata. Une rencontre maintenue (avec plus d’une heure de retard) malgré un stade rendu impraticable à cause d’un orage redoutable à 25 minutes du coup d’envoi (220mm d’eau en 25 minutes). Le Cocan équato-guinéen et la CAF sont là encore responsables du pauvre spectacle auquel ont assisté les quelques centaines de spectateurs (pour un stade d’une capacité de 40 000 places).

Rebelote pour le groupe B

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Enfin, le groupe B peut également être logé à la même enseigne. Les Eléphants, grand favoris avec le Ghana, n’ont mérité aucune louange en phase de poules, sauf lorsque l’équipe des coiffeurs à battu l’Angola (2-0). Les Etalons du Burkina Faso, tout comme le Sénégal, rentrent bredouilles alors qu’on les présentait comme l’un des outsiders pour le titre. Finalement, c’est le Soudan qui a accompagné les Eléphants en quarts de finale avec la deuxième place du groupe. Une surprise pour une équipe qui ne semblait pas armée pour atteindre ce tour. D’ailleurs, la défaite 3 à 0 en quart de finale face à la Zambie prouve à quel point la différence de niveau était grande.

La meilleur rencontre organisée en Guinée équatoriale a donc été la « petite finale ». Lors de la victoire du Mali 2 à 0 face au Ghana, on a enfin assisté à une rencontre de haut niveau. Il était temps !

De notre envoyé spécial à Malabo

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