CHAN 2011 : Un bilan mitigé malgré la Tunisie - Afrique foot - RFI

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CHAN 2011 : Un bilan mitigé malgré la Tunisie

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Le Championnat d’Afrique des nations au Soudan (CHAN 2011) s’est achevé ce 25 février avec la victoire 3-0 de la Tunisie face à l’Angola. Une finale qui rehausse le bilan d’un CHAN 2011 plutôt décevant dans l’ensemble.

 

Heureusement qu’il y avait la Tunisie : voici comment on pourrait résumer le(s) point(s) positif(s) du deuxième Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN 2011) qui s’est déroulé du 4 au 25 février au Souan. Un CHAN 2011 remporté par les Aigles de Carthage mais au bilan pour le moins contrasté.

Une formule à seize équipes trop longue

Rares sont ceux qui remettent encore en cause le principe (ambivalent) du Championnat d’Afrique des nations : offrir aux joueurs africains restés dans leurs pays l’opportunité de disputer une grande compétition et de se mettre en valeur aux yeux de recruteurs étrangers. Le premier CHAN s’était néanmoins déroulé avec huit équipes. Le passage à seize équipes a certes permis à toutes les régions et sous-régions d’Afrique d’être représentées au Soudan. Mais le format de la compétition, similaire à celui d’une Coupe d’Afrique des nations avec 32 matches, s’est révélé trop long par rapport à la qualité du spectacle offert.

Peu de buts et de spectacle

Avec 59 buts, le public soudanais n’a pas été gâté. La moyenne de 1,84 but par match lors du CHAN 2011 est même plus faible qu’au CHAN 2009 (1,87 avec 30 réalisations en 16 rencontres). La faute, entre autre, à un manque de qualité technique – conséquence normale de l’expatriation des joueurs les plus talentueux – et à un jeu basé sur le physique. Au moins, le dénouement des rencontres a-t-il été à suspense avec plus d’un quart des buts inscrits dans le dernier quart d’heure et les arrêts de jeu/prolongations.

Des conditions de jeu inadaptées

A la décharge des joueurs, la qualité des terrains n’a pas été à la hauteur de l’événement. A Madani, la pelouse ne ressemblait à rien et la plupart des stades étaient pourvus de synthétiques anciennes générations. Des revêtements qui brulent la peau, sont douloureux pour les appuis et qui conservent la chaleur. A noter aussi le trop grand nombre de rencontres disputées à 17 heures et moins. Sous un soleil ardent, même les joueurs les plus talentueux peinent à exprimer leur football.

Des stades dégarnies et sans ambiance

CAF/Orange
Le contexte des matches n’était pas non plus propice à du beau football avec des enceintes souvent dégarnies et vétustes. Actuellement, seul le Stade d’Al Merreikh est digne d’un CHAN, voire d’une CAN. Il a d’ailleurs accueilli la finale, l’un des rares moments où le public s’est déplacé. De manière générale, les Soudanais n’ont assisté qu’aux sorties des Faucons du désert ou de l’Algérie et de la Tunisie, des pays frères. Les autres parties n’ont pas attiré les foules malgré la gratuité des places et l’ambiance n’était pas au rendez-vous. Au Soudan, on s’enflamme surtout pour les clubs Al Merreikh et Al Hilal.

Une organisation défaillante

De manière générale, la plupart des délégations se sont plaintes des conditions de déroulement du tournoi. Les Soudanais se sont plus signalés par leur extrême gentillesse et disponibilité que par leur sens de l’organisation. Ce qui est normal pour un pays en pleine scission et qui n’a plus accueilli d’événement sportif majeur depuis la CAN 1970. Comment expliquer autrement que joueurs, journalistes, officiels et supporters se soient parfois retrouvés mélangés dans un joyeux chaos ?

La Tunisie sauve l’honneur

Le bilan général de ce CHAN 2011 serait donc négatif si la Tunisie n’avait pas apporté un supplément d’âme à cette compétition grâce à la qualité de son jeu et à la force qui l’animait. Les Aigles de Carthage sont venus au Soudan pour donner une bonne image de leur pays, en crise politique. Grâce à un championnat professionnel et des clubs de qualités, ils ont su développer un football inspiré un cohérent. Leur victoire fait figure de modèle à suivre pour que les compétitions nationales et, par extension, le CHAN, prennent une autre dimension.

De notre envoyé spécial à Khartoum

 

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